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The Rules Of Attraction

J’ai renié la gravité le jour où mon premier black out a battu l’apesanteur par KO.

Si match retour il y a, il se déroulera après l’arrivée aux urgences et avant le lavement.

Entre le sol et le ciel, j’appuie sur retour rapide pour faire avancer le film de ma vie, essayer de trouver un sens à ce qui n’en a pas.

Alors, si tout est une question d’éloge funèbre je me proclame immortel, de mon ennui le plus profond à l’hystérie la plus collective.

Plus on est de fous, plus on fuit.

Puisque qu’il n’y a plus de deadline pourquoi observer la timeline, pourquoi continuer à employer des mots d’anglais au lieu du chinois ?

Hum ? Quoi ? Je répondrai à cette délicate interrogation existentialiste, sûrement sur le trône lorsque je me serai totalement extirpé de mon coma habituel ainsi que de mon vomi personnel, enfin, je n’en suis pas sûr.

Autour de moi, tournoyant sans s’arrêter, une collection de poster encadrés et poussiéreux prouvant que la pop culture est plus une religion qu’un business, contre mon front une paire de sneakers édition limitée gluantes qui ne m’appartiennent pas, comme le reste de la chambre d’ ailleurs.

« Où je suis ? » c’est un meilleur échappatoire que « qui je suis ? ».

Un dernier sourire sur l’inconnue que je ne veux pas connaître, la frontière de la porte péniblement franchie, j’arpente chancelant, au petit matin de midi, ce couloir que je connais décidément par cœur, par cul…

J’aperçois finalement la lumière au bout du tunnel, ébloui par le monde, j’accèderai peut-être à la rédemption ou un café, une fois que mes yeux cachés derrière la fine couche de crasse de mes lunettes de soleil, décorant un automne sous assistance respiratoire en attendant l’hiver, auront trouvé asile entre mes paupières et mes cernes.

Certains ont une double vie, quand je doute encore que la mienne m’appartienne en constatant d’un rictus nerveux comment je peux la détruire avec trois doigts et une seringue, juste comme ça.

Quand il n’y a pas de stigmates, il n’y a pas de plaisir, demandez à Jésus !

Sociabilise-toi, on m’a dit petit, je suis un élève appliqué en faisant dans l’humanitaire entre toxicomanes en manque de problème et dealers qui veulent en avoir à tout prix.

Parfois les négociations tournent à l’explication lorsque le service après vente n’existe pas et que le distributeur veut son retour sur investissement, donc les gémissements font les coupables et les retards construisent les exemples.

Les fractures ou les fractions, je ne sais pas, mais on ne guérit pas de ce que l’on a perdu, alors la plupart se bercent d’hypothèses plutôt que de vivre face à leurs échecs chaque matin en se brossant machinalement les dents pour entretenir la vitrine de la machine à créer du vent.

Je ne crois ni aux signes des astrologues ni au destin des marionnettistes, mais une lettre anonyme au parfum de futur, pourquoi pas ! On s’accorde avec le déni qui nous rassure le plus.

Devenir accro à un bonheur hypothéqué, quoi de mieux pour un vendeur de rêve à la demande ?

Dans le creux des reins de la nuit on change, on se mélange, on voit rouge, on déroge, on s’érige, on s’arrange, on enrage, on se fige, on se mélange, on change, puis on se venge et les deux aspirines qui se désagrègent en pétillant militairement au fond du verre nous interrogent.

Quand on vit de prétextes plus ou moins douteux, on a toujours une excuse valable pour ne pas assumer.

Il faut dire que le sexe a plus d’ avenir que l’amour, à nous regarder, nous, le peuple des relations bucco-génitales qui ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir, même pour faire silence.

Mon pays c’est mes névroses, je peux partir en guerre pour un câlin, un regard de travers, mais principalement parce que mon cœur n’a jamais eu les couilles de mon ego et je préfère le lit d’autrui à la solitude du mien.

Les moments de vérité j’ai toujours su les rater avec un professionnalisme certain, il ne me reste qu’une voie de garage ou un cul de sac, mais comptez sur moi pour préméditer un carambolage à la sortie de la boîte des enfants avec un permis de mourir.

La prévention construit une clientèle plus qu’elle ne la dissuade !

Avant de m’enterrer dans la concession voisine de celle de mon revendeur agréé de poudre aux yeux, il me faut combler mon prêt étudiant et les espoirs parentaux dans une salle de classe remplie à la hâte d’une mosaïque qui mériterait un bon lifting et fournie avec le prélat érudit, enfin plus que ces fidèles, faisant autant cours qu’un speed dating.

M’instruire ? Pourquoi faire ? Je ne vais pas apprendre l’existence dans un bouquin, j’opte pour un aquaplaning dans un verre d’eau, de redbull, de rhum ou une chirurgie à cœur ouvert par mail interposé.

Pourquoi les pécheurs parlent toujours de morale comme de la liste des courses du samedi après-midi ?

Chacun comble son enfance dans la désintoxication possible et la luxure plausible, certains pleurent secrètement leurs fantômes parce c’est encore plus dur de grandir à plusieurs plutôt que seul et les derniers montent une arnaque à l’assurance avec leurs démons le vendredi, samedi et dimanche, selon leur boutique.

Je ne termine jamais ce que j’ai commencé, comme l’autre soir dans tes bras, dans tes draps, je ne termine jamais ce que j’ai commencé comme la vie en général, je ne termine jamais ce que j’ai commencé comme cette

La certitude du doute…

rer A

Je n’arrive pas à choisir entre les limites d’une loi et une journée de gala
(Service minimum 0 – Mur de Berlin 1)
humpty dumpty

observatoire des sociétes mourantes

Cette semaine, au programme de  l’observatoire des sociétés mourantes :

Mardi 10 : Teaser en série (14) The Rules of Attraction

Jeudi 12 : Me, myself & I : Jamais sans mon IPOD !

Samedi 15 :  Nouveauté

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

SS

La certitude du doute…

old school

Je n’arrive pas à choisir entre la old school et le calibre qu’il te faut
(L’Allemagne de l’Est 0 – Pierre Sarkozy 1)
pierre sarkozy

La certitude du doute…

 

parasite

Je n’arrive pas à choisir entre un centre d’inertie et le cercle vertueux
(Les parasites 0 – L’entourage 1)
entourage

La certitude du doute…

mosquée de marseille

Je n’arrive pas à choisir entre l’islam DE France et l’indépendantisme imaginaire
(Mosquée 0 – Maldon 1)
ZOUK machine

La certitude du doute…

MIDEAST PALESTINIANS

Je n’arrive pas à choisir entre un essai non renouvelable et un pléonasme
(Mahmoud Abbas 0 – fusillade sur une base militaire 1)
texas

Southland Tales

J’observe la fin du monde du fond de mon hamac, un verre à la main et l’autre sur tes reins.

À vouloir toujours et encore changer les choses, j’en ai oublié les gens, ces mêmes gens qui font de moi un puzzle ou une pièce unique.

Par habitude, on apprend à vivre dans un musée et l’on se croise les uns les autres un peu gêné, alors on regarde ses pieds, mais plus ses objectifs !

Trop de pieds, de pas, d’histoires, de chemins pour je puisse suivre quoi que ce soit, mais je comprends et peut-être j’apprends ce que je suis en voyant qui je fuis.

Depuis je préfère les miroirs à la psychanalyse !

Les hommes de plomb tremblent, les murs frémissent, la terre défaille et c’est à mon tour de jouir.

Aujourd’hui, c’est la fête du chaos, les instincts débridés des uns construisent en toute hâte la peur du néant des autres, alors disparaissons ensemble !

Pour une fois, pour cette fois, donnons-nous la main – pas pour une cause perdante ou un jeu d’enfant – mais pour se rappeler à quoi cette dernière servait, avant que nous perdions tout notre temps à nous applaudir les uns les autres.

Dites merci à cette peur animale qui vous traverse et aimez vous…

J’ai vu mourir le World Trade Center, l’A.S. St Étienne et la télé hertzienne, qui nous pleura donc ?

Personne, ou peut-être notre créateur et vendeur en nous lisant sur sa pile de publicités démodées dans ses toilettes capitonnées.

Mais sous ses pieds, la ville court à sa perte comme chaque jour sans penser un instant que celui-ci serait le dernier !

Le dernier meurtre de masse au nom de la démocratie côtoie les derniers adultères d’un excès de monogamie dans la plus pure des logiques, puisque tout est lié, acceptons nos liens !

Les chantages d’une nuit se conjuguent aux complots d’une vie.

Et après cela, le monde bascule d’une folie ordinaire à une résignation exceptionnelle sous le joug d’une foule ivre de se regarder dans le blanc des yeux sans avoir aucune raison de se parler.

Une minute de silence pour tout ceux qui ne le connaissent pas !

Je me fabrique des idylles copiant celles de nos idoles pour nos vies sans idéal.

J’ai perdu pied le jour où je me suis senti pousser des elles, gangrené par un bonheur sur mesure.

Nuit après nuit, lit après lit, je me réveille avec un arrière-goût de progrès dans la bouche, puis j’effrite le reste de la matinée entre la chambre et la douche, en évitant soigneusement de penser, le visage concentré en fixant la poignée de la porte.

À force de courage ou de fainéantise, je tire des plans sur la comète, du canapé au téléviseur, moralité je crois en ce que je dois, rien d’autre.

On m’a dit d’aimer, de procréer, de ne pas tuer et tout le reste, pour être sûr que nous savons obéir !

On voudrait me faire croire que j’ai le choix, que mon avis compte et surtout que quelqu’un se souviendra de tout ça, sans savoir pourquoi.

Les pertes de mémoires valent bien ces vérités de toujours.

Alors, je voudrais m’envoyer en l’air jusqu’au 7ème ciel, tutoyer le nirvana, mais le plafond m’en empêche, si vous saviez, d’aussi bas que vous êtes, en attendant pieusement que ce même ciel ne vous tombe sur un coin de la tête, parce que c’est comme ça, parce que c’est écrit.

J’aimerais être vaguement humain le temps de la Fin et arrêter à ce moment de prier la technologie. Moi, le moyen de la chaîne alimentaire, je réalise que je ne suis qu’un animal de compagnie, plus domestiqué que civilisé.

Rien ne se perd tout se revend, je ferai de l’apocalypse le dernier hit sur ton téléphone portable où se reflètent ton teint artificiel, ton sourire en image de synthèse et ta dentition de carnassier végétarien.

L’homme moderne sait qu’il sera le dernier, mais il préfère railler le passé et prendre le peu d’oxygène qu’il reste du globe en otage.

La ville, elle, elle sait, elle le sent, elle se décompose peu à peu, au fur et à mesure que l’heure sonne et qu’elle oublie les morceaux de vie qui l’anime.

A vrai dire, je me suis souvent demandé en disparaissant progressivement dans la foule désorientée des grands jours de consommation, ce qui distinguait un kamikaze d’un suicide collectif ?

C’est peut-être que l’un des deux se pose encore des questions, alors que l’autre a arrêté pour aménager son emploi du temps !

Quand il n’y a pas plus de cris que de bruit, on peut s’attendre à ce qu’il y ait plus d’absences que de silence.

La certitude du doute…

canal +

Je n’arrive pas à choisir entre l’âge de raison et l’ouverture de la chasse à l’homme
(Canal + 0 – Barack Obama 1)
Barack obama

La certitude du doute…

WARCRIMES-KARADZIC/

Je n’arrive pas à choisir entre la bête pensante et le penseur sauvage
(Radovan Karadzic 0 – Claude Lévi-Strauss 1)
Claude Lévi-Strauss

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