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Posts Tagged ‘A.N.P.E.’

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« J’étais en retard, mais pas suffisamment pour être absent »

Rejoindre mon lieu de villégiature à pied n’est que pure folie vu la manière dont le soleil s’écrase lentement sur la cuvette lyonnaise au bord de l’asphyxie. Il me faut donc utiliser mon ennemi juré, le métro, plus précisément la ligne A. Celle-ci fait le grand écart entre le sang bleu et le droit du sol.

Étrange ligne de métro logeant en son sein les femmes de ménage et les Hommes ménagés. Mais attention, toujours dans des sens opposés, d’une rame à l’autre, d’une fin de journée prolétaire et à un début de soirée dorée, bref du grand Lyon. Heureusement que l’alcool unit tous ces gens là, le temps d’un rapport bucco-génital une fois le Beaujolais Nouveau venu. Bacchus réussit là où la Vᵉ République échouera toujours !

Mais retournons à mes extorqueurs de mobilité favoris, les TCL, comment dirais-je, les Transports en Communs Lyonnais… Je n’aime plus frauder —les couloirs sont plus longs à moins que ce ne soit moi qui coure moins vite— mais je rechigne encore plus à subir une levrette à 1,60€ même au nom de l’intérêt général. De plus nous avons un certain nombre de contentieux en suspens, je ne les compte plus, d’ailleurs les courriers pour amendes impayées finissent directement dans le vide-ordures. Payer un ticket ou une amende ? Tout dépendra si ce quinquennat fait dans l’amnistie !

Pour moi, les transports en commun ressemblent autant à un mitard qu’à une backroom. Le silence monacal côtoie les envies de métissage de certaines. Le temps séparant Charpennes d’Hôtel de Ville est déjà écoulé, alors l’ascétisme et la bagatelle devront attendre le chemin du retour, enfin… cela dépendra de mon taux d’alcoolémie et des envies de comédie des éternelles racailles en manque d’amour. Pour l’heure, j’ai un anniversaire à honorer puisque celui-ci refuse de me laisser le choix des armes.

À l’air libre, en captivité au centre ville, les badauds s’agglutinent devant l’opéra, et ce malgré l’heure apéritive. Toujours le même spectacle, une armée de gymnastes —plus occupés par la mode que par la technique— s’acharnent à tourner sur la tête pour en faire perdre quelques autres et obtenir une ovation de la part du banc d’otaries en faction devant les marches. Avec les années, j’aurais cru qu’ils finiraient par faire leur trou ou creuser leur propre tombe. Mais non, ni l’un ni l’autre. Foutus sportifs avec une étiquette culturelle! Et putain d’opéra ouvert à tous, pourvu qu’ils singent correctement les us et coutumes du lieu. De quoi pouvons-nous nous plaindre, la politique culturelle veut notre bien, et ce même contre notre avis. Hum… Peu importe, pour ce soir, mon champ de vision bascule de ma latérale droite à mi-hauteur vers plusieurs toits tutoyant l’horizon en défiant mon amour pour la symétrie. Décidément la Croix-Rousse, c’est aussi haut que loin.

Tout en ralliant mon point de chute, je m’interroge sur le choix de cette destination et à bien y réfléchir, il y a peu d’autres options. Vu le nombre de spécimens attendus aux réjouissances, vu le profil de ces derniers, vu la mentalité des tenanciers du centre ville, vu que le progressisme est plus un mot qu’une réalité, les festivités extérieures sont le meilleur choix tactique. Merci Gerard Collomb, j’en regretterais presque Michel Noir !

Oui, même les moments de simple allégresse font l’objet de calculs s’équilibrant entre la mentalité locale et les sondages de fin de mandat. L’art et la manière de construire de petits murs de Berlin sans que personne ne trouve rien à redire. Mais j’ai beau vociférer dans ma tête, la Croix-Rousse arrive à grands pas et l’altitude se faisant, le manque d’oxygène et la mauvaise foi me tiennent à la gorge. Plus je touche au but, plus je croise des artistes, des vrais, des pieds à la tête, en passant par une impression qui le stipule sur leur t-shirt. Apparemment « Artiste », c’est une maladie qui s’attrape par la mère et la Croix Rousse est un haut lieu de contagion.

Consciemment ou pas, j’ai oublié le bout de papier avec le nom de la place. Je navigue donc à vue, le radar en berne, le vent profitant des trous dans mes vêtements pour me donner un premier frisson. En plein coït thermique, je reçois une pomme sur le côté gauche de mon épaisse chevelure en même temps qu’une saillie commanditée par le besogneux :

« – Hé Fléau ! [ Ndlr : c’est mon doux petit nom ] On est tous là, au cas où tu essayerais de ne pas nous voir !

– Heu, non, mais assis en rond une bière à la main sur une pelouse, je vous ai pris pour des Croix-Roussiens ou pire des étudiants en histoire de l’art, my beg !

– Sérieux, t’as pas fini d’enfiler tes conneries les unes à la suite des autres, on est pas à la radio. T’es pas devant ton micro, débranche…

– Wow, je suis époustouflé. Et sinon ton charabia, il fonctionne à chacune de tes visites de la salle de l’ANPE ? 1 à 0 !

– Putain, s’il y avait un roi des cons, je voterais pour toi !

– Je dis ça, je dis rien, mais le concept du roi, c’est qu’on ne vote pas pour lui, non ? 2 à 0 !

– Vous allez arrêter tous les deux ! Gardez-en pour le reste de la nuit. »

Le besogneux et moi sommes interrompus par «l’authentique école», le mec de l’Education Nationale, notre caution morale de poche. Le reste de l’assemblée en a suffisamment dans la bouche pour ne pas prendre part ni partie à la joute en cours.

«L’authentique école» est accompagné de son sparring partner, l’éphèbe filiforme, qui évacue joyeusement par les narines les stupéfiants qu’il a savamment collectés dans sa salle de bain.

En balayant les membres de ma famille recomposée, j’aperçois en vrac, le white trash jouant avec son couteau serbe, le Libanais sponsorisé par Brice finissant toutes ses phrases par pélo, il y a aussi le gay de service qui parle de son album qu’il parachèvera demain, toujours et encore, le Britannique d’occasion observant plus qu’il ne parle, le cannibale gentleman tiré à 4 épingles, le verbe haut et la syntaxe musicale, la Sarah Bernard récitant des poèmes byzantins sans qu’elle y ait été invitée, sans oublier la liane à la voix rauque tout juste échappée de sa maison de disque, Casper le Stéphanois refaisant les dialogues d’une journée particulière d’Ettore Scola pour lui seul et enfin, le Juif qui nous rejoindra plus tard, car il doit programmer un groupe d’antisémites pour un festival subventionné.

 

[ Et puis il y a également les personnages secondaires qui devront m’excuser et ceux qui ne m’adressent aujourd’hui plus la parole craignant à juste titre que je ne leur réponde plus. Quant aux parasites et autres pique-assiettes… Ah, le temps, la distance, l’orgueil et leurs bons offices ! ]

Les souvenirs sont toujours meilleurs que l’avenir. Mais avant de tout oublier la tête dans un caniveau entre le balai des filles de joie albanaises et les simagrées de la BAC, je lève mon verre, enfin ma bouteille, à ceux faisant de moi un juste reflet.

Un speech, un seul, car l’alcool et moi nous avons cette passion commune pour le recueillement qui désagrège la glotte et embrase les entrailles. À la mienne! Le jour de gloire est arrivé et mon champ de vision commence à vaciller dès que mes yeux vitreux et mon large sourire Nicholsonien parlent mieux que mes chaleureux sarcasmes. Ce soir je fabrique un peu de mon histoire sans regret ni après. Les bouteilles se vident aussi vite que les packs, nous délestons l’épicier de sa réserve jusqu’à ne plus pouvoir articuler, si ce n’est pour rire bêtement en fixant son voisin tout en étant absent. Que du bonheur !

J’ai la gorge sèche et la face d’un ahuri. Je crois que c’est ce que nous faisons de mieux en vérité. Le reste pourra attendre demain et même plus tard, la tête dans la cuvette des toilettes. Poésie quand tu nous tiens.

23h30. Il est déjà l’heure des premières désertions, entre la domestication des monogames endurcis, les fous furieux travaillant avant que soleil ne se lève dans leurs usines, les amoureux des infusions accompagnées de théologie, les affabulateurs qui n’ont pas le foie de leur égo et les pauvres ayant le mauvais goût d’habiter en banlieue. Et moi et moi et moi… et quelques-uns prêts à défier jusqu’au bout de la nuit la physiologie la plus élémentaire. L’insouciance est un meilleur motif que le courage afin de repousser les limites du corps humain.

Quelques poignées de main, quelques checks chorégraphiés, quelques accolades, mais pas de bises, je ne suis pas un homme à bises. Bref un moment juste, des effusions authentiques qui s’extirpent des automatismes que les gens civilisés érigent en bienséance. Faire semblant est une religion, alors Happy Birthday To Me.

La loi du dernier métro ne fait pas de prisonniers. L’armée se disperse et l’alcool se tarit, puis les cadavres de verre réapparaissent émergeant de l’herbe à l’occasion des crises d’épilepsie des réverbères. Je n’ai rien pour l’écologie, mais refuse de laisser des preuves,  c’est une question de principe. Alors le roi d’un soir se mue en éboueur du matin. N’y voyez aucun paradoxe, appelons cela le rapport de force entre le révélateur et l’inhibiteur. La nuit et le jour.

Une fois l’espace public rangé comme il doit l’être, nous, les quelques rescapés, entamons notre baroud d’honneur, cul sec, sans vergogne, à la limite de la déglutition, pour le meilleur et pour le rire. Mais le rituel de la bêtise occidentale en pleine session d’autodestruction légale est interrompu par les inévitables forces de l’ordre. Celles-ci nous encerclent comme il est de rigueur en démocratie, avant de nous interroger sur nos motivations à nous situer à l’endroit où sommes présentement assis. D’une logique à une absurdité, il n’y a qu’un pas et une matraque.

Après un moment de réflexion —sur mon comptoir imaginaire— l’alcool redescend aussi vite qu’il est monté et oubliant que j’avais perdu ma carte d’identité quelques mois plutôt, je pars en pilote automatique dans une diatribe radiophonique qui angoisse sérieusement mes convives.

Bref, parmi les trois groupes de personnes en cercle sur la dite pelouse, pourquoi le courroux sécuritaire s’abat-il sur nous ? Est-ce par manque de dreadlocks blondes, du petit Chomsky illustré et de Djembé ou parce que nous ne crions pas en cœur en chantant du Tryo dans une béatitude suspecte comme les nymphomanes d’à côté? Nymphomanes ayant, soit dit en passant, offert leur service plus ou moins subtilement à diverses occasions durant la soirée. Si ces demoiselles veulent de l’adrénaline, je leur conseille d’aller dans un camp de Roumains du côté de Gerland. Ceci étant je ne les soupçonne pas d’être des professionnelles, mais des amatrices criant au viol au petit matin certainement.

Pas de réponses de la part des forces de l’ordre et plus de questions. L’anomalie que j’incarne doit suffisamment les déranger pour ne pas en savoir plus. Une invitation à quitter les lieux est formulée à notre encontre, nous obtempérons. Et puis selon moi, martyr ou fait divers ce n’est pas un choix de carrière qui offre des perspectives. Bref, grâce à Vigipirate et au 11 septembre les cons assermentés ont bonne presse et la tolérance sélective. Ces chers messieurs ont des quotas à remplir, mais ils ne peuvent se résoudre à avoir un emmerdeur public sur les bras. J’en prends bonne note.

En plein exode, poussés à l’exil avec une envie d’absinthe et d’asile, ils nous faut une oasis pour perpétuer quelques mirages. Les 12 coups de minuit viennent de retentir, pour le dernier métro il est trop tard et la meilleure des choses à la Croix-Rousse, c’est la descente. Alors pourquoi ne pas attendre le premier métro en investissant les dépits de boisson pour combler le temps et la cirrhose?

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  • Mardi 20 : 31/08/2005, Part 3 : La cigarette d’après

Inside my nombril (5) : 31/08/2005 – Part 1 : Les Préliminaires

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Je n’arrive pas à choisir entre l’hégémonie pour tous et 20.000 chômeurs de plus
(3G 0 – Loterie Nationale 1)

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« Mon périple dans le ghetto de Nougaro »


Un léger rappel concernant mon séjour à Toulouse, celui-ci va éclairer ma posture à la montée dans le train, ou plus précisément un T.E.R.

Durant mon périple dans le ghetto de Nougaro, j’ai redécouvert le racisme banal et culturel. J’étais habitué depuis quelques années à des joutes plus idéologiques ou qui flirtaient avec le situationnisme, ce genre de débat où l’on parle de ségrégation dans une ambiance feutrée autour d’une tasse de thé et quelques Shortbread.

Mais là quelle ne fut pas ma déception. Certes venir accompagné d’une personne ressemblant plus à un arabe qu’à un gascon, mais aussi d’avoir emporté un représentant d’une obédience élue, ce n’était déjà pas la plus belle des entrées en matière dans la France plurielle post coupe du monde 1998 à l’universalisme de supermarché et aux Zidanneries d’usages. J’avoue que votre serviteur s’est présenté en costume de noir, enfin de nègre, pas le modèle Obama, le vrai, celui qui ne gagne pas les élections et qui pointe à L’A.N.P.E.

restaurannt-lentre-cote « Dans chaque restaurant une place au fond nous était spécialement réservée »

Un petit florilège, pardon, nous sommes sur un blog;
Alors voici un petit best of du calvaire, dans chaque restaurant une place au fond nous était spécialement réservée alors que les places vers les fenêtres et que des tables désertées attendaient preneurs à la vue de tous. On se serait cru revenir au bon temps des colonies (j’attends que quelqu’un fasse une reprise de ce titre à l’assemblé nationale ou à l’office du tourisme), des silences maladroits, des regards de base faits de peur ou de haine de l’autre, rien que les fondamentaux des coutumes locales. Avec 28 ans d’expérience on les reconnaît. Je peux comprendre, ceci étant chacun ses lubies. Moi, par exemple je n’aime pas les gens. Enfin bref, le service sur place s’est déroulé ainsi, ni bonjour, ni au revoir, ni merde.

Mais c’est peut-être de ma faute, j’avais troqué mes chemises en soie, ma veste Agnès b et mes chaussures en cuire Brésiliens contre un jeans fripé, une paire de Nastas et un t-shirt logotype un peu trop large, tout ceci dans le but vain d’être à l’aise.

Paranoïa ? Malheureusement non, j’ai lutté deux jours entiers avant d’admettre la vérité : qu’est ce qu’on est bien à Paris avec son hypocrisie institutionnelle, son pathétique humanisme gauchiste, son paternalismes intemporel pour ne pas dire autre chose et surtout ce trop de cultures de niche qui crée de la proximité factice entre tous avec cette certitude de vivre dans une backroom à ciel ouvert.

racaille-musik-pochette-cd « Un niveau d’insécurité digne du droit de savoir »


C’est d’un air décidé, avec une banane antillaise bien sûr dans la main droite, une demi douzaine de femmes non consentantes au bras gauche, un album de rap dogmatique des Finkielkraut du 9.3. dans le casque, mon sexe correspondant à la norme des fantasmes en vigueur en mode expédition punitive, un bras de missionnaire du XVIIIe siècle ou une main d’un commerçant toulousain dans la bouche, des onomatopées primitives et des bribes de dialectes étrangers (lyonnais ou lillois) dans la bouche et un niveau d’insécurité digne du droit de savoir durant une période électorale dans le regard que je rentre dans le train avec la démarche de Grand Corps Malade.

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« Nous sommes dans cette arche de Noé trop honorée pour jouer à la vierge effarouchée »


L’attente dans le train :

Près de trente minutes avant le départ, me voilà avec mes comparses en criminalité lounge selon la vindicte locale. Nous sommes dans cette arche de Noé trop honorée pour jouer à la vierge effarouchée, rouillée par un dérèglement climatique intempestif, souillée par des séants trop gras dépourvus de packaging de créateurs en vogue, des chaussures ingrates qui utilisent les transports en commun contaminant le couloir d’évacuation enfin, si je puis dire…

1H05 de retard et un trajet rallongé de 2H30, avec l’occasion unique de faire un tour de la France dite profonde, où l’on perpétue les joies bien légitimes de la ratonnade.

Une voix putassière entre la téléphonie rose et l’astrologie à 0,34 ct d’euro la minute nous indique sans ménagement aucun, qu’au cas échant si nous n’avions pas de réservation sur ce train, nous devions quitter les lieux avant l’intervention de Brice Hortefeux, pardon avant l’intervention d’Eric Besson. Après 3 jours de diplomatie et de négociation ardue avec ma testostérone, il était hors de question rester deux heures de plus dans la capitale internationale des punks à chiens.

Plus les minutes défilèrent, plus les contrôleurs s’amoncelèrent tels des mouches autour d’une merde ou du gagnant de la semaine concernant le jeu concours sur le nombre d’amendes distribuées. Bref, tant de perspicacité bovine, d’esprit d’initiative corporatiste et de déontologie en roue libre car, sans heures supplémentaires payées, ça force le respect… ou pas.

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« Ce refuge imaginaire où l’on peut s’épancher sur ce triste monde »

Les toilettes, ce refuge imaginaire où l’on peut s’épancher sur ce triste monde tout en donnant sa contribution au fumier de la pire espèce, ha, je me suis dirigé vers elles naïvement, le cul léger avant le départ du train, et que ne fut pas ma surprise une armée de Chocobon flottaient péniblement recouverts d’un drap blanc comme certaines œuvres présentées à la FIAC, le tout baignant dans une future épreuve d’une émission de téléréalité.

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« Les usagers »

Les usagers, je reviendrai demain sur eux dans la troisième et dernière partie. Mais je ne peux résister à une présentation succincte de quelques catégories : premièrement, les sans avis mixtes par nature, frustrés par fonction qui attendent d’être deux pour ouvrir l’usine à banalité qui leur sert de bouche, secondo, les énervés près à en découdre avec qui touchera leur siège, près à sacrifier femme, enfants et téléphone portable au nom de leur orgueil tout juste retrouvé à ce moment où ils sont à fleur de peau, dans le rôle du dernier maillon de la chienne alimentaire redevenant un gibier entre les mains de Gaïa la bipolaire, tertio, les pires, les cyniques qui scrutent la moindre étincelle afin de trouver de la matière pour leur blog au mieux ou pour un échange inutile dans un ascenseur au pire.

Ghost Post : Une Toulousaine qui a promis l’enfer aux non chrétiens, nous l’avons suivie.

La fragilité de la folie a donnée un peu d’humanité à la ville

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