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Archive for janvier 2009

le-fait-du-prince

je n’arrive pas à choisir entre le fait du prince et les frais bancaires
(Le préfet 0 – Le profit 1) 

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Les flashbacks du rétroviseur : souvenir des élections municipales 2008, Villeurbanne cherche maire et électeurs…

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je fus expulsé manu militari du TGV

Mardi 26 Février 2008 – 10 h 54 – Gare de la Part- Dieu


iut1étudiants de l’IUT Feyssine


État des lieux et trajectoires parallèles :

J’étais encore en plein sommeil paradoxal, mais je fus expulsé manu militari du TGV par le flow et le flux de la race des commerciaux aux kits mains libres greffés à même l’acouphène et l’attaché case en guise d’appendice de reproduction.
En pilotage automatique, au ralenti, sur le quai je continue mes tractations dans la langue de l’administration avec la préfecture afin d’obtenir la liste des candidats aux municipales de Villeurbanne, avant le second tour, si possible, en français, s’il vous plaît…

Le temps d’un trajet de tramway et d’une marche à pied forcée par une invasion d’étudiants de l’IUT Feyssine montés sur mégaphone.
Mon aversion pour le bruit me faisant fuir mon moyen de transport à la place Charpennes, me revoilà en terre Villeurbannaise où la fièvre des municipales ne semble pas avoir gagné grand monde, si ce n’est trois sexagénaires qui attendent le temps et les deux pigeons qui les écoutent.

chabert_henry_villeurbanne2

Henry Chabert


Les faits divers et revue des troupes :

Le tumulte électoral a été botté en touche par les mots d’Henry Chabert qui, la veille, d’après les bouches usées, voulait couper les subventions à la fierté sportive locale, l’ASVEL, alors les retraités reparlent de la coupe d’Europe de basket-ball.
Point d’évocation de programmes à l’horizon, seuls les acteurs du triolisme sont plus ou moins connus, Jean-Paul Bret dans le rôle de Jabba The Hunt, Henri Chabert joue Lando Calrissian et Richard Morales le Jedi local du MoDem.

Les seconds couteaux devront attendre patiemment leur heure de gloire dans les pages banlieue du Progrès du lendemain.
La chasse aux candidats est ouverte : sit-in devant les locaux de campagne s’ils existent, leçon de standardisme par téléphonie mobile, nerderie et spaming par mail, surveillance et mise sur écoute de boîtes postales, usage de la télépathie, réunions publiques pour V.I.P…

les-buers1aux Buers


Les électeurs potentiels et téléspectateurs en puissance :

De sporadiques rendez-vous plus tard et quelques doléances laissées nonchalamment place Charles Hernu, je me dirige vers le quartier anciennement sensible, nouvellement populaire des Buers, où Ségolène Royal est passée en speed-dating médiatique après avoir flirté avec Vaux-en-Velin.

Sur place l’accueil est mitigé dans la hiérarchie des médias aux Buers, celui qui vient dépourvu d’une camera n’est pas journaliste. De plus, où est l’équipe censée occuper l’espace ?
Ne demandant pas quelles étaient leurs souffrances ou leurs espoirs, mais plus leurs ambitions pour la ville, la mission n’est pas un franc succès et le micro reste bien seul, à la question « Qui est le maire ? ».

jean-paul-bret1Jean Paul Bret


Question pour un champion et déserteurs avérés :

Qui sont les candidats et qu’est ce qu’un maire ?
Les réponses évasives d’il y a quelques années ont laissé place à la culture savante des journaux gratuits.
Jean Paul Bret, réponse correcte.
Description du maire : entité mi-omnipotente, mi-mythologique, toujours invisible. Les électeurs de 2007 ne seront apparemment pas ceux de 2008, car à Villeurbanne, il semblerait que l’on vote contre et que l’on s’abstienne pour.

second-life2un investissement pour Second Life


Les candidats annexes et futur dépassé :

Les quelques candidats capturés connaissent le Grand Lyon, mais ne doivent pas souvent lui parler. Plus qu’une élection locale, c’est la fragmentation imaginaire des territoires qui occupe le terrain. Nous sommes dans l’ère des niches. Les chenils doivent être à l’abandon à en croire les Villeurbannais, la ville est une vue de l’esprit, au mieux un investissement pour Second Life.

La vallée technologie et l’éco quartier appartiennent à Steve Jobs et au Grenelle de l’environnement, ça n’est pas réel, c’est idéal et dans la banlieue assoupie de Villeurbanne, on vit dans, pour et par la moyenne.

Jeudi 28 Février 2008 – 18 H 00 – La brasserie du théâtre

foreman-aliquotas d’invectives feutrées


L’heure de la pesée et l’art de la paralysie :

Ceux qui cohabitent au quotidien avec les 2 grammes d’alcool dans le sang avant le déjeuner vont côtoyer ceux qui tutoient les 25 % d’intention de vote.

La pièce commence, les Je du cirque, la partition est suivie à la note près, quotas d’invectives feutrées, chiffres parlant mieux que leurs commanditaires, montées éphémères de testostérone. Les sourires font les façades, seuls les abstentionnistes professionnels ponctuent l’émission de boutades de comptoir.

Les citoyens actifs sont aux abonnés absents et les belligérants ont massé leur troupe dans l’espace fermenté.

Tous pour ne pas répondre aux questions, les morts, l’histoire et les paternités inopinées sont invoquées pour meubler la joute, entre la junte des uns et la rébellion des autres se trouvent les mêmes données évoquant le conditionnel, l’impératif tout en omettant le présent.

guignolpoliceGuignol et Gnafron ont réjoui leur auditoire


Spectacle vivant et agent dormant :

Fin du spectacle, il continuera sa tournée dans une autre ville dès lundi, Guignol et Gnafron ont réjoui leur auditoire, peut être les auditeurs.

La diversité diplômée et communicante a conclu l’émission avec l’éloquence des plus éminents des bègue. C’est l’heure du rappel, les handicapés manquaient au casting de la différence.

Les camps opposés diamétralement identiques s’évaporent à chaque poignée de main, tout en laissant le décor ivre à ces piliers.

http://franceculture-blogs.com/travauxpublics/2008/04/05/les-flashbacks-du-retroviseur-villeurbanne-cherche-maire-et-electeurs…/

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Je n’arrive pas à choisir entre l’inutile et le nécessaire
(Vendée Globe 0 – Centrale Nucléaire EPR 1) 

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greve-29-janvier-2009

 

Je n’arrive pas à choisir entre le tour social et la tour de contrôle
(comique de répétition 0 – le tourni à répercussion 1)

 

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À la frontière de la ville rose Pimkie


Un léger rappel concernant mon séjour à Toulouse, celui-ci va éclairer ma posture durant mon trajet en train ou plus précisément en T.E.R.

Outre la vitrine légale et moribonde que propose Toulouse, dans ces faubourgs, le mot banlieue et un peu trop connoté à mon goût.

À la frontière de la ville rose Pimkie ou Jennyfer, on trouve une étrange peuplade de personnes que les bien-pensants (qui ne sont plus seulement à droite) pourraient qualifier de marginaux, de non forces vives de la nation, d’apatrides en devenir ou encore simplement de fous.

fou1simplement de fous


Dès lors, on peut mesurer la maladie dans un pays au vu du rejet de la folie de certains, celle-ci n’est qu’une réaction naturelle face à la vie. Mais on peut aussi quantifier la difficulté à l’acceptation tacite de la souffrance comme monnaie de singe pour un confort matériel imposé.
La douce folie, celle qui nous maintient en vie

La société est devenue tellement normative avec son besoin maladif de stérilité affective, avec la raison du plus carnivore comme règle de vie en troupeau.
Sans doute est-ce un lieu commun, mais le cloisonnement à outrance du libre arbitraire et la multiplication endémique des sous genres ont rendu l’Homme à la fois psycho-rigide et ultra malléable.

militantprojets socioculturels


Activistes, Militants, Bénévoles…

Les mots cités ci dessus me font en général assez peur ayant une expérience forte concernant la médiocrité du tissu associatif et sa fonction implicite de contrôle social. Je me méfie par habitude des projets socioculturels ou de la véracité de la bonne volonté à faire de la pédagogie ou de l’action sociale.

Mais, comme souvent, lorsque l’on sort de l’espace des mots et que l’on revient à l’humain, au terrain, les idéologies épousent une réalité de l’instant aussi simple qu’irrévocable, elle se nomme l’urgence sans compassionnel, ni charité.

C’est tout ce que j’ai pu apercevoir depuis mon rocher durant 4 jours dans ce microcosme satellitaire de Toulouse, j’ai vu l’urgence effacer le pragmatisme le temps d’un instant.

«Je reviendrai ultérieurement sur cette association qui a tout perdu le temps d’un week-end, le temps d’un coup de vent, et je ne pense pas que France Télévision fasse un appel au don pour cette France pas suffisamment normative et cohérente par rapport au casting républicain ».

liberationtout participatif


Et, au même titre, la dictature du tout participatif bat son plein, les versions numériques de vos quotidiens font dans le voyeurisme manifeste « envoyez nous vos photographies de la tempête ». Des piges en moins, de la bonne conscience en plus, tout le monde est gagnant.

sncf-tgv-532-luxembourg-25032004-2217 h 05, le train

Dans le train :

17 h 05, le train part avec un nombre certain de clandestins avec papier mais sans le sésame de la réservation. Chacun y est allé de sa petite ironie d’apéritif dînatoire ou sa mythomanie anté-isoloir concernant les différentes postures et répliques qu’ils ou elles pourraient catapulter à la face des contrôleurs vinassés au moment précis où ceux-ci passent innocemment pour aller s’avachir dans l’espace restauration. Silence radio.

botoxla secrétaire botoxée


Où sont passés les braillements criards de la secrétaire botoxée et U.V.isée, les gémissements gentiment protestataires et encore en pleine mue du fan de la dernière heure de Tryo ayant plus compris le packaging que le message au vu de ces longues dread locks jaune passé, et les commentaires de haute volée mi prolo, mi commerciaux du cadre de base parlant à son téléphone portable comme s’il s’adressait à tous dans cette boîte de conserve de luxe ?

dsc00696les distributeurs automatiques m’ont charmé


La loi du marché en temps de crise :

Il y a des fois où l’on devrait lâchement laisser ses instincts consuméristes prendre le dessus sur notre moralité ou plutôt notre culpabilité. Durant mon attente à la gare de Toulouse, les distributeurs automatiques m’ont charmé, envoûté, mais au moment de passer à l’acte, j’étais tiraillé entre le standard ventre plat présenté comme un modèle d’avenir par G.Q. ou ce vieil adage du groupe Puzzle « un vrai sportif a besoin de sa Heineken pour la musculation intensive de son abdomen ».

heinekenle standard ventre plat


N’ayant pas un cul assez large pour autant de chaises, j’ai donc décidé – après la consultation de mon portefeuille et le calcul du ratio fainéantise/faim – de partir un dimanche, en centre ville, dans la quatrième ville de France à la recherche d’une épicerie. Tout cela en vain et pour rien.

J’ai perdu quelques calories, la belle affaire ! Entre le racket légal « v’zauriez pas 1 euro siouplé » et la non assistance à personne en danger « vous n’auriez pas une cigarette siouplé », j’en étais à espérer un « vous n’auriez pas un rein siouplé ? ».

Et ce qui devait arriver arriva. La Sncf allait me faire payer au prix fort du pain rassis, une tranche de vaches folles, de l’eau tièdement pétillante et une chose vaguement noire qui portait le nom de brownie, c’était ça ou du suçotage de carotide du voisin en bonne et due forme

musicienvoire même musiciens

Le trio des intermittents de la débâcle :

Cahors, Brive la Gaillarde, Limoges, Tours et j’en passe… A chaque gare glauque qui sentait le Trenxène 500, le flingue fumant et une carte d’SOS Suicide aplatie au sol, à chacune de ces étapes, nous perdions ou récupérions des pensionnaires de la comédie humaine plus proche de celle de Dany Boon que celle d’Ettore Scola.

À Tours, une étude sociologique sur patte ou un mauvais épisode de Clara Sheller s’est présenté à mes oreilles, puis à mes yeux « L’hétéro, le gay et le bi » : un triumvirat en devenir et un triolisme qui s’ignore, pour en rajouter une couche ces messieurs étaient artistes, voire même musiciens.

J’avais l’impression de vivre une partie de Qui est ce® en direct, avec l’hétéro plutôt métro sexuel, le gay tendance Bear et le bi affublé d’une chemise de bucheron et un pantalon slim. Après quelques minutes de « moi je, moi je », nous rentrâmes dans le fond du sujet : qui allait dormir chez qui ?

gaybearbunny« moi je, moi je »


Tous étaient d’accord sur le principe d’indépendance et de mobilité. Second point, seul quelqu’un étant dans les arts pouvait les comprendre et justement chacun en avait deux en face de lui. La proximité devenait des plus touchantes.

Puis ce fut l’arrivée du chapitre « qu’est ce qu’elles sont chiantes ces bonnes femmes », la messe était dite. Ils se PACSeront à l’arrivée du train Gare d’Austerlitz et moi j’investirai toutes mes économies dans des sociétés qui fabriquent des utérus externes parce que l’adoption ou la mère porteuse ce n’est plus Top tendance selon Têtu.

macbookdivx toujours en VOST


Seul parmi les autres derrière son ordinateur portable (le macbook est mieux vu) :

J’éprouve une défiance particulière au sujet des gens trop silencieux. Ils se divisent en deux catégories : les vicieux, qui attendent le moment propice pour tacler à la gorge les plus braillards dans une foule quelconque et les autres, plutôt introvertis, plutôt étudiants, plutôt qui reviennent d’un week-end chez maman, plutôt Marc Dutroux next gen par procuration.

Ils regardent ses divx toujours en VOST ( Lars Von Trier, Wim Wenders, Woody Allen etc, on est en société il faut faire semblant) sinon ce n’est pas chic. Ils prétendront avoir piraté eux-mêmes l’objet du délit si l’humeur se fait sentir, en supputant qu’ils sont des hackeurs hors pair.

woody-allenWoody Allen


Ils tapent très peu sur leur clavier car ils tremblotent à l’idée que leur voisin ou voisine ne les observent. Ils avalent leur salive discrètement dans un bruit stressant et respirent le plus lentement possible comme un nonagénaire sous assistance respiratoire. Quand leurs yeux se font fatigue, ils préfèrent regarder par delà la vitre au mieux ou donner raison à leur reflet au pire.

Stop. Terminus, tout le monde attend :

Le voyage se termine comme il a commencé, la cohue où chacun doté de bagages ou d’enfants tente désespérément de forcer des passages qui ne peuvent l’être. Nervosité, envie obsessionnelle d’uriner ou les lèvres de l’amour de sa vie ou de l’amant de la semaine, peu importe chacun à une bonne raison, elles sont comme toutes les opinions aussi acceptables que dispensables.

terminusstlazare5cvLe voyage se termine comme il a commencé

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julien-courbet

 

Je n’arrive pas à choisir entre Le service maximum et Le service minimum
(Julien Courbet 0 – 29 janvier 1)

 

greve-29-janvier

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nougaro

« Mon périple dans le ghetto de Nougaro »


Un léger rappel concernant mon séjour à Toulouse, celui-ci va éclairer ma posture à la montée dans le train, ou plus précisément un T.E.R.

Durant mon périple dans le ghetto de Nougaro, j’ai redécouvert le racisme banal et culturel. J’étais habitué depuis quelques années à des joutes plus idéologiques ou qui flirtaient avec le situationnisme, ce genre de débat où l’on parle de ségrégation dans une ambiance feutrée autour d’une tasse de thé et quelques Shortbread.

Mais là quelle ne fut pas ma déception. Certes venir accompagné d’une personne ressemblant plus à un arabe qu’à un gascon, mais aussi d’avoir emporté un représentant d’une obédience élue, ce n’était déjà pas la plus belle des entrées en matière dans la France plurielle post coupe du monde 1998 à l’universalisme de supermarché et aux Zidanneries d’usages. J’avoue que votre serviteur s’est présenté en costume de noir, enfin de nègre, pas le modèle Obama, le vrai, celui qui ne gagne pas les élections et qui pointe à L’A.N.P.E.

restaurannt-lentre-cote « Dans chaque restaurant une place au fond nous était spécialement réservée »

Un petit florilège, pardon, nous sommes sur un blog;
Alors voici un petit best of du calvaire, dans chaque restaurant une place au fond nous était spécialement réservée alors que les places vers les fenêtres et que des tables désertées attendaient preneurs à la vue de tous. On se serait cru revenir au bon temps des colonies (j’attends que quelqu’un fasse une reprise de ce titre à l’assemblé nationale ou à l’office du tourisme), des silences maladroits, des regards de base faits de peur ou de haine de l’autre, rien que les fondamentaux des coutumes locales. Avec 28 ans d’expérience on les reconnaît. Je peux comprendre, ceci étant chacun ses lubies. Moi, par exemple je n’aime pas les gens. Enfin bref, le service sur place s’est déroulé ainsi, ni bonjour, ni au revoir, ni merde.

Mais c’est peut-être de ma faute, j’avais troqué mes chemises en soie, ma veste Agnès b et mes chaussures en cuire Brésiliens contre un jeans fripé, une paire de Nastas et un t-shirt logotype un peu trop large, tout ceci dans le but vain d’être à l’aise.

Paranoïa ? Malheureusement non, j’ai lutté deux jours entiers avant d’admettre la vérité : qu’est ce qu’on est bien à Paris avec son hypocrisie institutionnelle, son pathétique humanisme gauchiste, son paternalismes intemporel pour ne pas dire autre chose et surtout ce trop de cultures de niche qui crée de la proximité factice entre tous avec cette certitude de vivre dans une backroom à ciel ouvert.

racaille-musik-pochette-cd « Un niveau d’insécurité digne du droit de savoir »


C’est d’un air décidé, avec une banane antillaise bien sûr dans la main droite, une demi douzaine de femmes non consentantes au bras gauche, un album de rap dogmatique des Finkielkraut du 9.3. dans le casque, mon sexe correspondant à la norme des fantasmes en vigueur en mode expédition punitive, un bras de missionnaire du XVIIIe siècle ou une main d’un commerçant toulousain dans la bouche, des onomatopées primitives et des bribes de dialectes étrangers (lyonnais ou lillois) dans la bouche et un niveau d’insécurité digne du droit de savoir durant une période électorale dans le regard que je rentre dans le train avec la démarche de Grand Corps Malade.

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« Nous sommes dans cette arche de Noé trop honorée pour jouer à la vierge effarouchée »


L’attente dans le train :

Près de trente minutes avant le départ, me voilà avec mes comparses en criminalité lounge selon la vindicte locale. Nous sommes dans cette arche de Noé trop honorée pour jouer à la vierge effarouchée, rouillée par un dérèglement climatique intempestif, souillée par des séants trop gras dépourvus de packaging de créateurs en vogue, des chaussures ingrates qui utilisent les transports en commun contaminant le couloir d’évacuation enfin, si je puis dire…

1H05 de retard et un trajet rallongé de 2H30, avec l’occasion unique de faire un tour de la France dite profonde, où l’on perpétue les joies bien légitimes de la ratonnade.

Une voix putassière entre la téléphonie rose et l’astrologie à 0,34 ct d’euro la minute nous indique sans ménagement aucun, qu’au cas échant si nous n’avions pas de réservation sur ce train, nous devions quitter les lieux avant l’intervention de Brice Hortefeux, pardon avant l’intervention d’Eric Besson. Après 3 jours de diplomatie et de négociation ardue avec ma testostérone, il était hors de question rester deux heures de plus dans la capitale internationale des punks à chiens.

Plus les minutes défilèrent, plus les contrôleurs s’amoncelèrent tels des mouches autour d’une merde ou du gagnant de la semaine concernant le jeu concours sur le nombre d’amendes distribuées. Bref, tant de perspicacité bovine, d’esprit d’initiative corporatiste et de déontologie en roue libre car, sans heures supplémentaires payées, ça force le respect… ou pas.

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« Ce refuge imaginaire où l’on peut s’épancher sur ce triste monde »

Les toilettes, ce refuge imaginaire où l’on peut s’épancher sur ce triste monde tout en donnant sa contribution au fumier de la pire espèce, ha, je me suis dirigé vers elles naïvement, le cul léger avant le départ du train, et que ne fut pas ma surprise une armée de Chocobon flottaient péniblement recouverts d’un drap blanc comme certaines œuvres présentées à la FIAC, le tout baignant dans une future épreuve d’une émission de téléréalité.

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« Les usagers »

Les usagers, je reviendrai demain sur eux dans la troisième et dernière partie. Mais je ne peux résister à une présentation succincte de quelques catégories : premièrement, les sans avis mixtes par nature, frustrés par fonction qui attendent d’être deux pour ouvrir l’usine à banalité qui leur sert de bouche, secondo, les énervés près à en découdre avec qui touchera leur siège, près à sacrifier femme, enfants et téléphone portable au nom de leur orgueil tout juste retrouvé à ce moment où ils sont à fleur de peau, dans le rôle du dernier maillon de la chienne alimentaire redevenant un gibier entre les mains de Gaïa la bipolaire, tertio, les pires, les cyniques qui scrutent la moindre étincelle afin de trouver de la matière pour leur blog au mieux ou pour un échange inutile dans un ascenseur au pire.

Ghost Post : Une Toulousaine qui a promis l’enfer aux non chrétiens, nous l’avons suivie.

La fragilité de la folie a donnée un peu d’humanité à la ville

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