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Samuel Petit a écrit l’histoire de John Deadle, une histoire parlant de choix, de vérités provisoires et de cheminement.
Un récit et un héros résidant dans votre boite de dialogue! Pour ma part j’accompagne l’histoire de John Deadle en image et en musique.
Vous pouvez lire, jouer et expérimenter LostBot directement dans facebook messenger m.me/LostBot Bonne lecture

 

 

 

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Il y a des soirs comme celui-ci où j’espère presque un délit de faciès et une violation rugueuse mais assermentée de mon intimité. Pour cette fois, je veux bien me sacrifier au nom de la paix sociale, de l’esprit républicain et je promets de ne pas en faire un best-seller pour négrophiles endurcis et repentants sur le retour. Mais ce soir là, je dois aller voir un ami, un vrai !

Pas n’importe lequel. Pas l’un de ceux avec qui les préliminaires ce sont faits en quelques clics, et encore moins l’un de ceux à qui l’on sourit poliment pris en otage par le passé. Non, le Friend en question, lorsque que je parle de lui, c’est encore au futur et le spécimen en sait plus sur moi que la Cnil ou les RG.

Comme le disait si brillamment Biz Markie : «You, you got what I need, you say, he’s just a friend» Mon dilemme actuel est que mes amis se comptent sur les doigts du moignon et que mon hôte du soir est un artiste…

Le destin populaire ou le scénariste en chef ont plus un humour de comptoir que de sursaut narratif. Et pour ce rendez-vous décisif sans Sergio Leone, je me retrouve loin dans ma mémoire en foulant la porte d’un de mes pires concerts où les responsabilités étaient partagées. Formule classique et à volonté, ingénieur du son déficient, public aux abonnés absents et musiciens débutants, sans oublier étouffe-chrétien et sponsoring de Coca-Cola à hauteur d’une bouteille pour 12 personnes, public inclus. Mais, 12 ans plus tard et 500 personnes supplémentaires, je me surprends à croire que même le temps peut changer.

La salle se remplit à la vitesse d’un bouchon sur l’autoroute du soleil, la sécurité artificielle laisse place à la claustrophobie naturelle, puis les portables récalcitrants commencent à avoir honte, la gêne renâcle de la gorge et le silence reprend enfin ses droits.

À la place du mort, comme mes 499 covoituriers, j’ouvre ma paire de steadycam, déconnecte ma boîte à image, délaisse l’écoute pour l’entente et prend le kidnapping en présence pour un voyage d’agrément. Et l’ombre du dandy décadent tangue d’un côté puis de l’autre au milieu de la fumée sans jamais toucher le sol. 1h14 et un rappel plus tard les applaudissements pavloviens envahissent le décor pour mieux l’abandonner. J’ai toujours mon ami et lui une nouvelle entrée payante.

PS : Non critique

Je vous dispense de la partie critique musicale aussi subjective que vaine, ne pas avoir d’avis, c’est ce que je fais de mieux dans la vie. Mais je vous livre tout de même ces quelques interrogations sur Lee Harvey Asphalte, avant que le seul intérêt de cet article, la vidéo, ne s’impose à vos yeux.

À notre époque du grand tout et de la culture de niche, la plupart des gens vivent en laisse avec une étiquette. Et on en…euh, j’en reviens à la question de l’identité, l’environnement, l’histoire et la culture. Détermine-t-elle des individus, des courants jusqu’à les condamner à la tradition ?

Ce soir là dans la salle, certains ont vu avec une certitude punitive de la nouvelle chanson hybride, du slam musical, du théâtre rythmé, du rap conscient, un meeting en rime, voir même un arabe avec une cravate.

Et moi, j’ai vu en tout et pour tout un concert, qui vivait au présent et aimait au conditionnel. Mais les gens, les impalpables, les insondables, ont besoin de donner des noms pour posséder les choses, les autres afin de se dispenser de les comprendre.

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DR : http://www.wordle.net/

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Salif

Entre présomption de délinquance et légitime défonce, il y a l’enfance.

Bienvenu(e) dans la criminalité culturelle le jour, génétique la nuit et l’inflation des polices d’assurance, choisissez vos stéréotypes les plus fantasques, sans effets spéciaux, n’oubliez pas les bavures scolaires d’usage, voire prémonitoires.

Les plus pragmatiques des échantillons d’émeutiers possèdent le permis de l’excuse automatique et les autres, les patriotes qui s’ignorent, eux, ils aiment un bout de rue, un morceau de département, plus que la tension de la mère sur laquelle ils jurent à longueur de mensonge.

Tu aimes comme tu baises, par habitude, pour faire comme tout le monde.

À si souvent invoquer la rue et son cannibalisme économique, il se peut qu’elle vienne réclamer son dû, en nature, devant ta porte, cher client, sûrement voyeur, peut-être voyou, un jour.

Depuis que la misère est devenue un business, il n’y a plus de combat, enfin si, un jour il a existé, ailleurs que dans les regrets manifestes de nos géniteurs ayant confondu un charnier à ciel ouvert avec un eldorado en perte de vitesse sur le bas côté.

Je ne te demande pas de comprendre, mais seulement de te préparer.

Par une de ces nuits officiellement à but non lucratif, tu trônes le regard vitreux dans le vide sur un banc en décomposition depuis toujours et qui ne tiendrait vraisemblablement plus debout sans toi.

Les légendes urbaines ont la vie dure, la part belle, paraît-il, en espérant que le paradis en option et la postérité bling-brille ne soient pas des publicités républicaines.

Beaucoup confondent la nostalgie et la religion.

La confiance universelle, c’est comme le respect pour les faibles, cela ne se demande pas diplomatiquement, elle s’arrache en courant, les muscles crispés, la peur dans la glotte, le souffle court, les dents et le cul serrés.

Ceux qui longent les murs plus que leurs propres ombres n’ont jamais rien perdu en sang, ni gagné un centime, mais ils ont tout vu, alors ne t’étonne pas qu’ils parlent en droits d’auteur à ta place.

Entre un ami imaginaire et la folie ordinaire, il y a l’enfance.

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Portraits Robots et Poupée de Chair

Le temps de quelques pages, j’ai déposé ma mémoire au pied de l’autre, le temps d’une lecture.

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Les trains ne respectent pas les délais de leurs slogans dans une époque passagère.

Entre la conscience, les épaules et l’estomac, l’obésité salue l’inconscience du peuple sans freins.

Mais entre l’eau et les ponts, qui jugera ce qui sépare une sépulture d’une épave.

Le siècle du carburant pour tous et des preuves accablantes prépare son parachute doré.

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Mes démons enracinés vers le ciel

En courant de scènes en scènes, j’ai finis par ne plus apprendre mes textes et un jour, j’ai cessé de les écrire, donc acte.

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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