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Je n’arrive pas à choisir entre un puzzle de mots et un cadavre exquis
(Un moratoire 0 – Une histoire 0)

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Je n’arrive pas à choisir entre un passé composé et un futur conditionné
(Puzzle 0 – cadavre exquis 1)

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Allez savoir pourquoi, mais l’on obtient tout avec un sourire : la main de l’être aimé, un prêt à taux variable et même la Maison Blanche. De nos jours, l’animal social a les commissures des lèvres agrafées à ses lobes d’oreille, il a le regard du corbeau et parle le renard. Changeant de religion comme de chemise, il est à la fois caméléon et fervent pratiquant de l’ubiquité. Entre un savoir-vivre en kit et un blanchiment dentaire, l’animal social est de toutes les soirées et de tous les boniments !

Et lorsqu’il vient enfin à moi en quémandant un peu de nicotine ou de mon temps à perdre, je lui rends la monnaie sa pièce en rengainant ma bienséance et en sortant mon calibre rhétorique…

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Ma vie préfabriquée, grise, lente, raillée est intégralement cernée par une émission de télévision qui s’intitulerait les Maçons du cul où nul ne pourrait échapper au devis de l’entrepreneur. Comme cela va de soi, l’argent forcement sale et la violence notamment criminogène en sont ses dépendances. Avec un compte en banque dépressif et une masse musculaire à même les os, voilà mes options. Un programme de haute tenue oscillant entre la philanthropie hypothétique et la proctologie expiatrice, et vous êtes priés de dire merci en sortant. À force de voir en boucle l’industrie monde comme une immense succession de collusions, de collisions, de chair en fusion, désabusée et hypnotisée, je ne vois plus de gens, plus de genres, tout est mixte, puis asexué ! Rideau. Encastré dans mon lit une fois la nuit effondrée, je pourrais prendre mon pied mais je lui préfère ma tête, sans la garantie que cela serve vraiment à quelque chose ou à quelqu’un d’autre…

Dans mes jours sans coma, ni cauchemars, j’arrive à respirer sans m’étouffer à la vue des barbelés encerclant mon jardin d’enfant et lorsque pris d’un espoir panique je ne fonce pas contre les murs, ce sont eux qui me percutent de toutes mes tentatives avortées. Totalement sonné et quelque peu résigné, je retourne sur mes pas – qui m’attendaient sagement – trouver une occupation moins dangereuse que ma propre soif de liberté. Pour passer le temps, les honnêtes gens gesticulent en aboyant au reste de la création le bilan comptable de leur générosité – exonéré d’impôt ou de purgatoire – moi je préfère ma culpabilité où je trouve mes motifs plus justes, ceux-ci passeront les caprices des modes humanitaires. Arf… Certes ce n’est pas grand chose, mais je n’ai pas dans le sang le courage de la vengeance et à force passer mon chemin pour oui pour non, j’en ai perdu le goût de la marche et le sens de l’orientation.

Mais le plus naturellement du monde, le cul vissé à ma chaise, je ne peux guère que tourner sur moi-même pour trouver la bonne direction et prendre la bonne décision. Mon panorama journalier composé au minimum de téléphonie aliénante et de micro-informatique décorative complète à merveille un cortège de pin-up sur fond de tapisserie agonisante, elle-même asphyxiée par ce subtil mélange de renfermé et de nicotine où la lumière du jour s’aventure accidentellement par quelques fissures, uniquement les jours de canicule, pour indiquer au ventilateur qu’il est en panne. Cette oeuvre d’art ressemble à s’y méprendre au design de ma boîte crânienne et au démantèlement urbain en perpétuelle reconstruction. Alors, pour me plaindre et gagner du temps sur mon acte de décès, je pourrais le plus tranquillement du monde parler de prison. Soit, mais j’aime à penser que je vis des vacances pas comme les autres et que la vie est une chienne ou une main droite.

Une fois que j’en ai fini avec la minute obligatoire de plaisir personnel, le corps à l’abandon et l’esprit en suspens, presque lucide, j’arrive durant très peu de temps à me voir comme je suis, sans mon costume d’enfant trop petit pour la douleur d’un homme qui ne veut pas en être un. Que les choses soient claires, je possède plus de flashs de paumes de main s’abattant sur moi que de photographies de goûter d’anniversaire artificiel. Je fais avec, et vous ? En redescendant sur terre, je suis blafard, blême, voilà le visage qui me va le mieux, mon masque attitré sans fanatisme ni faux semblants. Soyons francs, je ne sais pas qui joue le mieux au poker menteur entre ma mémoire et moi.

Je perds souvent d’ailleurs, et dans ces occasions – privilégiées sans canapés – en reconstituant la scène du crime et la partie de puzzle, il m’arrive sur un malentendu d’inventer des univers parallèles qui dissocieraient les méthodes de la morale. Dans un autre montage de mon histoire passée, j’aurais même le pouvoir de pouvoir. Mais cet endroit intime entre mon imagination et ma mémoire ne vend que des échantillons et aucun mode d’emploi. Dans cette pièce secrète quelque part dans ma tête je côtoie des images trop parfaites pour être vraies, des issues finales qui ne m’amènent qu’à d’autres poignées de portes cachant une autre pièce et je subis malgré moi des sentiments étrangers, refoulés, oubliés. Je ne sais pas qui ils sont, peut-être des rêves, mais je réclame une trêve ou un réveil matin. J’ai peur de toutes les fins, alors je ne termine jamais rien.

Peu importe ce que me demandent, me suggèrent ou m’intiment ces voix qui veulent mon aide, prétendent à mon bonheur ou m’ordonnent comment aimer, travailler, uriner. Je n’écoute plus rien, je n’entends plus rien. On a tellement pensé à ma place que je suis pas sûr de vouloir savoir qui je suis. Et l’image que l’on a de moi finit peu à peu par me satisfaire. Elle ne veut rien et cela me va car nul ne survit à son enfance et encore moins à ses démons.

Dans ce cas qu’y puis-je du poids de mon héritage paternel ? Accepter que les autres le voient à travers moi ? Jouer le jeu en l’imitant jusqu’à l’aimer ? Le tuer une fois pour toute afin de lui échapper ? Ce ne sont pas des options, mais des culs-de-sac !

Parfois lorsque je sème provisoirement mes flashbacks, j’ai la confuse impression – incarcérée dans mon train-train quotidien – que je ne suis que de l’ADN en perdition avec un patronyme pour toute explication et consolation. Heureux que je devrais être d’avoir eu une famille, même en décomposition, et un toit miséreux avec une porte qui se refermait à l’usage sur la loi. Ne pas savoir, c’est souvent mieux que penser comprendre.

Ce qu’il y a de pire dans tout cela, c’est de ne jamais avoir connu la défaite car personne à combattre ! Alors, pour occuper mon temps libre et occulter mon tourment, je trouve des missions de sauvetage à ma mesure, des plans parfaits – enfin à peu près – qui ne réussiront jamais – à coup sûr – et ce n’est pas grave au fond, personne n’est au courant. Avec du temps et un peu d’argent, je finirais au moins par sauver la face dans ce no man’s land où chacun fait profil bas, plus bas que terre. J’aurais enfin mon but, à moi, mon signe extérieur de détresse. Secrètement je me persuade que les parois étriquées du monde qui somnolent toujours et encore, termineront leur course à mes pieds, alors enfin j’aurais gagné, par abandon, par arrêt de l’arbitre, par patience…

Et là quand il n’y aura plus de décor pour me maintenir debout, aurais-je de quoi souhaiter ma libération ? Plus de démons, plus de sauvetages, plus d’attaches, juste la vie devant moi, c’est plus effrayant que palpitant, j’en crèverais presque ! Comme tout fantasme, le meilleur moment est encore le laps de temps où on l’espère sans trop y croire et lorsqu’il arrive on est forcément déçu, il était plus beau dans ma tête, plus beau sur internet ! Ce sont les choses qui n’existent pas qui nous font avancer, ce que l’on peut saisir, on l’a déjà oublié. J’en suis précisément à un moment, dépourvu de questions et débarrassé des réponses, où je me sens renaître en laissant derrière moi les statistiques et la fatalité.

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Southland Tales

J’observe la fin du monde du fond depuis mon hamac, un verre à la main et l’autre sur tes reins.

À vouloir toujours et encore changer les choses, j’en ai oublié les gens, ces mêmes gens qui font de moi un puzzle ou une pièce unique.

Par habitude, on apprend à vivre dans un musée et l’on se croise les uns les autres un peu gêné, alors on regarde ses pieds, mais plus ses objectifs !

Trop de pieds, de pas, d’histoires, de chemins pour je puisse suivre quoi que ce soit, mais je comprends et peut-être j’apprends ce que je suis en voyant qui je fuis.

Depuis je préfère les miroirs à la psychanalyse !

Les hommes de plomb tremblent, les murs frémissent, la terre défaille et c’est à mon tour de jouir.

Aujourd’hui, c’est la fête du chaos, les instincts débridés des uns construisent en toute hâte la peur du néant des autres, alors disparaissons ensemble !

Pour une fois, pour cette fois, donnons-nous la main – pas pour une cause perdante ou un jeu d’enfant – mais pour se rappeler à quoi cette dernière servait, avant que nous perdions tout notre temps à nous applaudir les uns les autres.

Dites merci à cette peur animale qui vous traverse et aimez vous…

J’ai vu mourir le World Trade Center, l’A.S. St Étienne et la télé hertzienne, qui nous pleura donc ?

Personne, ou peut-être notre créateur et vendeur en nous lisant sur sa pile de publicités démodées dans ses toilettes capitonnées.

Mais sous ses pieds, la ville court à sa perte comme chaque jour sans penser un instant que celui-ci serait le dernier !

Le dernier meurtre de masse au nom de la démocratie côtoie les derniers adultères d’un excès de monogamie dans la plus pure des logiques, puisque tout est lié, acceptons nos liens !

Les chantages d’une nuit se conjuguent aux complots d’une vie.

Et après cela, le monde bascule d’une folie ordinaire à une résignation exceptionnelle sous le joug d’une foule ivre de se regarder dans le blanc des yeux sans avoir aucune raison de se parler.

Une minute de silence pour tout ceux qui ne le connaissent pas !

Je me fabrique des idylles copiant celles de nos idoles pour nos vies sans idéal.

J’ai perdu pied le jour où je me suis senti pousser des elles, gangrené par un bonheur sur mesure.

Nuit après nuit, lit après lit, je me réveille avec un arrière-goût de progrès dans la bouche, puis j’effrite le reste de la matinée entre la chambre et la douche, en évitant soigneusement de penser, le visage concentré en fixant la poignée de la porte.

À force de courage ou de fainéantise, je tire des plans sur la comète, du canapé au téléviseur, moralité je crois en ce que je dois, rien d’autre.

On m’a dit d’aimer, de procréer, de ne pas tuer et tout le reste, pour être sûr que nous savons obéir !

On voudrait me faire croire que j’ai le choix, que mon avis compte et surtout que quelqu’un se souviendra de tout ça, sans savoir pourquoi.

Les pertes de mémoires valent bien ces vérités de toujours.

Alors, je voudrais m’envoyer en l’air jusqu’au 7ème ciel, tutoyer le nirvana, mais le plafond m’en empêche, si vous saviez, d’aussi bas que vous êtes, en attendant pieusement que ce même ciel ne vous tombe sur un coin de la tête, parce que c’est comme ça, parce que c’est écrit.

J’aimerais être vaguement humain le temps de la Fin et arrêter à ce moment de prier la technologie. Moi, le moyen de la chaîne alimentaire, je réalise que je ne suis qu’un animal de compagnie, plus domestiqué que civilisé.

Rien ne se perd tout se revend, je ferai de l’apocalypse le dernier hit sur ton téléphone portable où se reflètent ton teint artificiel, ton sourire en image de synthèse et ta dentition de carnassier végétarien.

L’homme moderne sait qu’il sera le dernier, mais il préfère railler le passé et prendre le peu d’oxygène qu’il reste du globe en otage.

La ville, elle, elle sait, elle le sent, elle se décompose peu à peu, au fur et à mesure que l’heure sonne et qu’elle oublie les morceaux de vie qui l’anime.

A vrai dire, je me suis souvent demandé en disparaissant progressivement dans la foule désorientée des grands jours de consommation, ce qui distinguait un kamikaze d’un suicide collectif ?

C’est peut-être que l’un des deux se pose encore des questions, alors que l’autre a arrêté pour aménager son emploi du temps !

Quand il n’y a pas plus de cris que de bruit, on peut s’attendre à ce qu’il y ait plus d’absences que de silence.

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À la frontière de la ville rose Pimkie


Un léger rappel concernant mon séjour à Toulouse, celui-ci va éclairer ma posture durant mon trajet en train ou plus précisément en T.E.R.

Outre la vitrine légale et moribonde que propose Toulouse, dans ces faubourgs, le mot banlieue et un peu trop connoté à mon goût.

À la frontière de la ville rose Pimkie ou Jennyfer, on trouve une étrange peuplade de personnes que les bien-pensants (qui ne sont plus seulement à droite) pourraient qualifier de marginaux, de non forces vives de la nation, d’apatrides en devenir ou encore simplement de fous.

fou1simplement de fous


Dès lors, on peut mesurer la maladie dans un pays au vu du rejet de la folie de certains, celle-ci n’est qu’une réaction naturelle face à la vie. Mais on peut aussi quantifier la difficulté à l’acceptation tacite de la souffrance comme monnaie de singe pour un confort matériel imposé.
La douce folie, celle qui nous maintient en vie

La société est devenue tellement normative avec son besoin maladif de stérilité affective, avec la raison du plus carnivore comme règle de vie en troupeau.
Sans doute est-ce un lieu commun, mais le cloisonnement à outrance du libre arbitraire et la multiplication endémique des sous genres ont rendu l’Homme à la fois psycho-rigide et ultra malléable.

militantprojets socioculturels


Activistes, Militants, Bénévoles…

Les mots cités ci dessus me font en général assez peur ayant une expérience forte concernant la médiocrité du tissu associatif et sa fonction implicite de contrôle social. Je me méfie par habitude des projets socioculturels ou de la véracité de la bonne volonté à faire de la pédagogie ou de l’action sociale.

Mais, comme souvent, lorsque l’on sort de l’espace des mots et que l’on revient à l’humain, au terrain, les idéologies épousent une réalité de l’instant aussi simple qu’irrévocable, elle se nomme l’urgence sans compassionnel, ni charité.

C’est tout ce que j’ai pu apercevoir depuis mon rocher durant 4 jours dans ce microcosme satellitaire de Toulouse, j’ai vu l’urgence effacer le pragmatisme le temps d’un instant.

«Je reviendrai ultérieurement sur cette association qui a tout perdu le temps d’un week-end, le temps d’un coup de vent, et je ne pense pas que France Télévision fasse un appel au don pour cette France pas suffisamment normative et cohérente par rapport au casting républicain ».

liberationtout participatif


Et, au même titre, la dictature du tout participatif bat son plein, les versions numériques de vos quotidiens font dans le voyeurisme manifeste « envoyez nous vos photographies de la tempête ». Des piges en moins, de la bonne conscience en plus, tout le monde est gagnant.

sncf-tgv-532-luxembourg-25032004-2217 h 05, le train

Dans le train :

17 h 05, le train part avec un nombre certain de clandestins avec papier mais sans le sésame de la réservation. Chacun y est allé de sa petite ironie d’apéritif dînatoire ou sa mythomanie anté-isoloir concernant les différentes postures et répliques qu’ils ou elles pourraient catapulter à la face des contrôleurs vinassés au moment précis où ceux-ci passent innocemment pour aller s’avachir dans l’espace restauration. Silence radio.

botoxla secrétaire botoxée


Où sont passés les braillements criards de la secrétaire botoxée et U.V.isée, les gémissements gentiment protestataires et encore en pleine mue du fan de la dernière heure de Tryo ayant plus compris le packaging que le message au vu de ces longues dread locks jaune passé, et les commentaires de haute volée mi prolo, mi commerciaux du cadre de base parlant à son téléphone portable comme s’il s’adressait à tous dans cette boîte de conserve de luxe ?

dsc00696les distributeurs automatiques m’ont charmé


La loi du marché en temps de crise :

Il y a des fois où l’on devrait lâchement laisser ses instincts consuméristes prendre le dessus sur notre moralité ou plutôt notre culpabilité. Durant mon attente à la gare de Toulouse, les distributeurs automatiques m’ont charmé, envoûté, mais au moment de passer à l’acte, j’étais tiraillé entre le standard ventre plat présenté comme un modèle d’avenir par G.Q. ou ce vieil adage du groupe Puzzle « un vrai sportif a besoin de sa Heineken pour la musculation intensive de son abdomen ».

heinekenle standard ventre plat


N’ayant pas un cul assez large pour autant de chaises, j’ai donc décidé – après la consultation de mon portefeuille et le calcul du ratio fainéantise/faim – de partir un dimanche, en centre ville, dans la quatrième ville de France à la recherche d’une épicerie. Tout cela en vain et pour rien.

J’ai perdu quelques calories, la belle affaire ! Entre le racket légal « v’zauriez pas 1 euro siouplé » et la non assistance à personne en danger « vous n’auriez pas une cigarette siouplé », j’en étais à espérer un « vous n’auriez pas un rein siouplé ? ».

Et ce qui devait arriver arriva. La Sncf allait me faire payer au prix fort du pain rassis, une tranche de vaches folles, de l’eau tièdement pétillante et une chose vaguement noire qui portait le nom de brownie, c’était ça ou du suçotage de carotide du voisin en bonne et due forme

musicienvoire même musiciens

Le trio des intermittents de la débâcle :

Cahors, Brive la Gaillarde, Limoges, Tours et j’en passe… A chaque gare glauque qui sentait le Trenxène 500, le flingue fumant et une carte d’SOS Suicide aplatie au sol, à chacune de ces étapes, nous perdions ou récupérions des pensionnaires de la comédie humaine plus proche de celle de Dany Boon que celle d’Ettore Scola.

À Tours, une étude sociologique sur patte ou un mauvais épisode de Clara Sheller s’est présenté à mes oreilles, puis à mes yeux « L’hétéro, le gay et le bi » : un triumvirat en devenir et un triolisme qui s’ignore, pour en rajouter une couche ces messieurs étaient artistes, voire même musiciens.

J’avais l’impression de vivre une partie de Qui est ce® en direct, avec l’hétéro plutôt métro sexuel, le gay tendance Bear et le bi affublé d’une chemise de bucheron et un pantalon slim. Après quelques minutes de « moi je, moi je », nous rentrâmes dans le fond du sujet : qui allait dormir chez qui ?

gaybearbunny« moi je, moi je »


Tous étaient d’accord sur le principe d’indépendance et de mobilité. Second point, seul quelqu’un étant dans les arts pouvait les comprendre et justement chacun en avait deux en face de lui. La proximité devenait des plus touchantes.

Puis ce fut l’arrivée du chapitre « qu’est ce qu’elles sont chiantes ces bonnes femmes », la messe était dite. Ils se PACSeront à l’arrivée du train Gare d’Austerlitz et moi j’investirai toutes mes économies dans des sociétés qui fabriquent des utérus externes parce que l’adoption ou la mère porteuse ce n’est plus Top tendance selon Têtu.

macbookdivx toujours en VOST


Seul parmi les autres derrière son ordinateur portable (le macbook est mieux vu) :

J’éprouve une défiance particulière au sujet des gens trop silencieux. Ils se divisent en deux catégories : les vicieux, qui attendent le moment propice pour tacler à la gorge les plus braillards dans une foule quelconque et les autres, plutôt introvertis, plutôt étudiants, plutôt qui reviennent d’un week-end chez maman, plutôt Marc Dutroux next gen par procuration.

Ils regardent ses divx toujours en VOST ( Lars Von Trier, Wim Wenders, Woody Allen etc, on est en société il faut faire semblant) sinon ce n’est pas chic. Ils prétendront avoir piraté eux-mêmes l’objet du délit si l’humeur se fait sentir, en supputant qu’ils sont des hackeurs hors pair.

woody-allenWoody Allen


Ils tapent très peu sur leur clavier car ils tremblotent à l’idée que leur voisin ou voisine ne les observent. Ils avalent leur salive discrètement dans un bruit stressant et respirent le plus lentement possible comme un nonagénaire sous assistance respiratoire. Quand leurs yeux se font fatigue, ils préfèrent regarder par delà la vitre au mieux ou donner raison à leur reflet au pire.

Stop. Terminus, tout le monde attend :

Le voyage se termine comme il a commencé, la cohue où chacun doté de bagages ou d’enfants tente désespérément de forcer des passages qui ne peuvent l’être. Nervosité, envie obsessionnelle d’uriner ou les lèvres de l’amour de sa vie ou de l’amant de la semaine, peu importe chacun à une bonne raison, elles sont comme toutes les opinions aussi acceptables que dispensables.

terminusstlazare5cvLe voyage se termine comme il a commencé

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