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fullsizerender 7

dresser une liste non exhaustive des cons à libérer

 

L’expérience me l’a appris, mais je fais la sourde oreille…

Pour avancer dans la vie – au sens parental et industriel du terme – mieux vaut avoir la bouche close ou généreuse et la langue aussi diplomatique que simulatrice, à moins que cela ne soit la même chose.

Dans un monde régi par le bien contribuant au business fleurissant du terrorisme pour tous et de la résistance universelle, par le beau poussant à l’anorexie collective ainsi qu’à la pédophilie marquetée et précoce et par le bon prouvant que la laïcité n’est qu’un produit dérivé des religions majeures, mais aussi un épouvantail à la mesure de l’immobilité de la démocratie du pauvre, il me fallait agir.

Quand on est un con, comme moi, à la base, on pense naturellement que ce sont les autres qui le sont. A juste titre. Une fois sur deux c’est le cas. Et quoi qu’il en soit, j’ai ma mauvaise foi pour moi.

Une fois ce fait établi, il nous reste uniquement à dresser une liste non exhaustive des cons à libérer de leur triste sort…

 

 

 

 

 

l’éventualité du partage entre adultes de MST ou de Booty call

 

Mon premier cas d’école sera à la fois un classique de l’homo-sapiens soumis par son horloge biologique cherchant un peu de jouvence auprès des échecs de ses anciens concurrents et un symptôme de notre époque, aussi chaotique que virtuelle, gouvernée par la nostalgie discount et l’affect à tout prix.

 

Imaginons que je sois inscrit sur un quelconque réseau social à résonnance mondiale dans le but philanthropique de répandre un amour rédempteur autour de moi.

Etant donné que les gens font preuve, par hasard, d’un certain professionnalisme dans l’impersonnalité, il est assez simple de badger puis d’étudier l’internaute en quête de viol platonique et consenti.

Sur ces plates-formes de discussions stériles, d’abus sexuels passifs, d’autopromotion pour génies incompris et de fanatiques du passé composé concurrençant le chantage tacite des agences matrimoniales, le proxénétisme ancestral et les adultères durant les réunions d’anciens élèves, il y a, ici, un commerce du « c’était mieux avant ».

 

Par un matin anonyme et sans originalité, un ou une dénommé(e) X demande mon amitié inconditionnelle, comme ça, sans crier gare.
Par humanisme opportuniste, j’accepte, en attendant de le(a) supprimer.

Après quelques préliminaires d’usage sur la fréquence des relations sexuelles et le nombre de partenaires indicateurs d’une monogamie subie ou désirée, ceci cadrant la nature du dialogue, passons à l’étape CV.

Une fois éludée la boîte à fantasme de son acné si révisionniste et l’éventualité du partage entre adultes de MST ou de Booty call, le nerf de la guerre reprend le dessus sur la guerre des nerfs. La flatterie demeure à jamais l’outil le plus amical pour un interrogatoire confidentiel.

 

Une poignée d’anecdotes communes et complices en guise d’euphorisant, un rapide best of du soap opéra de la misère sentimentale ou du bonheur parfait de chacun, un léger détour par la case espoir éternel et plan de fin de vie, une petite pause de clouage au pilori du reste des protagonistes des photographies de classe et nous voilà arrivés au niveau des tractations des actifs relationnels et l’évaluation du pouvoir d’achat optionnel.

Que vaut un directeur d’une PME face à un chef projet d’une multinationale ?
Evidemment les fondamentalistes de l’idéal en toute circonstance et les amoureux de l’amour en manque d’orgie ont leur place dans un dîner de con, mais pas dans un carnet d’adresse pour tête à chasser.

 

Le speed-dating touchant à sa fin, plusieurs optiques s’offrent à votre pragmatisme compassionnel. Soit vous laissez pourrir la situation en attendant un infarctus ou une grossesse inopinée, soit vous dévoilez vos ambitions de lilliputiens en souhaitant plus de pitié que d’honnêteté, soit vous pratiquez l’hypocrisie ou la sympathie – selon votre degré objectivité – en lorgnant régulièrement sur les nouvelles relations de votre ex futur friend.

 

Si la famille n’est pas une question de casting, l’amitié industrielle n’est qu’une question de profil.

 

 

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