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Posts Tagged ‘grêve’


Je n’arrive pas à choisir entre une maladie orpheline et une maladie de saison
(La révolution 0 – La grève 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre fail.com et fail.fr
(Black Tuesday 0 – Thierry Saussez 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre le devoir de répression ? et le droit de grève !
(Piratage 0 – Religion 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre le cirque éternel et la comédie partielle
(Grève 0 – Trêve 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre la négociation et la saturation
(Sncf 0 – Ipad 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre la dépendance énergétique et la pénurie d’hydroponique
(Carburant 0 – Cannabis 1)

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air france 3

Merde, la vie n’est qu’une longue liste d’attente pour combler le vide évident qui nous sépare du néant…

…De mon lieu de désertion plausible (l’aéroport) à mon moment de résignation totale (le mariage), seule une grève injustifiée ou du terrorisme publicitaire auraient pu m’empêcher d’être complice de cette association de malfaiteur commanditée par le tout-puissant.

Les banderoles pour aboyer et les suppositoires de dynamite en soldes ne venant pas, je m’en suis remis secrètement à un de ces forcenés armés, télévisés, quinquagénaires en devenir, boursouflés d’amertume ouvrière, imbibés de rêve américain bon marché, endeuillés par une progéniture bâclée, le souffle vinassé et la main aussi lourde que pédagogue, mais là encore personne, merci pour la solidarité.

Je m’en rappellerai, je resterai chez moi avec mon chat, au soir d’une de ces futures guerres intra-communautaires fomentées par les vendeurs d’autocollants identitaires pour voitures d’occasion.

J’abdiquais donc, et j’avançais nonchalamment en traînant une jambe vers le gros du troupeau bruyamment organisé, tout excité qu’il était de partir d’ici pour aller là-bas, avec la conviction profonde que leurs soucis n’y seront pas.

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Entre l’hôtesse usagée, recyclée, usagée servant de point d’embarquement et mon visage demeurant en berne, naturellement dépité, perclus par une centaine d’échantillon d’humanité en pleine représentation vaguement authentique.

Ce déballage sans discontinu où les spectateurs sont le spectacle, ne me donnait aucune envie d’acheter la marchandise et encore moins de fraterniser.

Au royaume de la taxidermie qui s’ignore, les spécimens en présence concouraient tous pour le prix du ridicule qui aurait pu tuer. Ayant gagné plusieurs années de suite, j’ai décidé de ne plus participer.

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Premiers candidats à la nécropsie, la race de ceux parlant le plus souvent, le plus fort sans attendre la moindre réponse, en regardant compulsivement autour d’eux : les technophiles professionnels et générationnels.

Peut-être sont-ils des commerciaux grisonnants recherchant un second souffle dans les gadgets, équipés de la même cravate de la fête des pères ornant la même chemise invisible, le tout résistant tant bien que mal à la charge abdominale sponsorisée par des bières trop blondes pour être honnêtes.

Une armée sans logo ni drapeaux, la meilleure des armées.

Les voilà s’agitant en canon comme sur la banquise, la face grave et éteinte, les yeux fatigués puis perçants, la bouche pâteuse espérant le prochain arrivage officiel de nicotine ou de chlorophylle de substitution, la nuque en sueur dépassant péniblement de ce col savamment repassé afin de fabriquer des arrêts maladie, le corps en équilibre provisoire, le pas décidé puis fuyant.

Décidément, toutes ces gesticulations apparemment maîtrisées relevaient du petit miracle.

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Les autres, des chargés de projet de n’importe quoi, l’insolente, mais courtoise jeunesse 2.0 pratiquement déclinante, stands hi-tech sur pattes, mi hommes, mi machines, tapotaient nerveusement sur leurs écrans tactiles.

Cette génération qui est née en sachant tout, dupe de rien.

Elle méprise les porteurs d’alliances et de calvitie, cités ci-dessus, du haut de leur acnée persistante, en pensant fièrement que le système les a eu, eux, les vieux, et jusqu’à la complémentaire santé, alors qu’eux, les jeunes déclinants, le système, ils le tiennent dans la main. Mais bien sûr!

Une belle promesse d’un avenir différemment identique, entre référence et concurrence.

Ils sont toujours à la page d’après leurs réseaux sociaux, en passant du statut de métro sexuel à celui d’hétéro flexible, d’un peu d’imagination et d’une main droite à la webcam et la prétention de devoir être ambidextre.

Si l’avenir de l’homme c’est la femme, leurs silhouettes en sont la preuve flagrante, filiforme à la limite de l’insignifiance. Leur thorax maintes fois promis à l’adolescence n’est jamais arrivé, pas plus que le minimum vital de fessier pour que la troisième intercostale et l’épine dorsale ne soient pas les seules attractions de cette partie géante d’osselets.

Parfaitement mal rasés pour laisser prédominer ces cernes décoratives sur l’excès de crème hydratante, cintrés comme il se doit entre le garde à vous et la décontraction de vernissage, rebelles juste ce qu’il faut de la lecture de Charlie Hebdo au trou chirurgical sur le jean, la french manucure maison, discrète et la chevelure militairement en bataille.

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Et puisque maintenant filmer le ¼ d’heure de gloire d’un tiers équivaut presque au même vedettariat, je scrutais plus les voyeurs que les exhibitionnistes.

Et là, le black out! C’est l’accident bête et banal, rattrapé en plein vol par ma morale des soirs de victoire de coupe du monde.

Stoppé par une urne, je perds le contact visuel, le mendiant de plastique m’indique respectueusement qu’il faut donner aux pauvres qui ont systématiquement le mauvais goût de mourir de faim quelque part où il n’y a pas d’aéroport.

Merci de me foutre la paix, je suis en plein rêve occidental, en stand by, je profite d’une mort lente bien méritée avec mes semblables, avant de m’envoyer en l’air, une dernière fois…

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