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Je n’arrive pas à choisir entre les têtes qui tombent et l’enfance du travail
(Ex-URSS 0 – Apple 1)

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Heu… Je crois, enfin, je pense, hum… à moins que je n’invente… mais il me semble qu’embourbé corps et âme dans mon mensonge, j’ai toujours voulu raconter une histoire le plus simplement du monde pour qu’elle existe par elle-même, avant de la vendre à quiconque ! La narration, le mime ou la ventriloquie, quelles curieuses façons d’admettre que l’on ne peut décemment vivre seul ici-bas et qu’en dépit du peu d’intérêt du public, chaque personnage a besoin d’un spectacle pour patienter le temps d’une vie. Ma saugrenue contribution au système du récit humain réside dans le choix plausible, les perspectives possibles et les fins alternatives, si tenté que l’issue finale en soit une.

Puis, sans s’en rendre compte, les histoires que l’on raconte pour les autres nous dépeignent mieux que l’amour ou l’amitié. Dès lors, on ne sait plus, pardon… je ne sais plus si je dois les vivre pleinement en priant qu’aucune autre imagination ne vienne me les ôter ou si je peux m’en souvenir à jamais en ignorant qu’elles appartiennent à ceux qui les traversent. Ma vision, ma version, mon chapitre, mon histoire, mes pronoms possessifs, pour tant d’auteurs et plus d’acteurs encore, le récit ne peut ainsi se restreindre indéfiniment à mon désir et suivre ma volonté sans que celle-ci ne me corrompe un jour prochain. Vous savez… enfin, peut-être vous ne savez pas, mais… sur la multitude des routes qui jalonnent le domaine de l’imagination, il y a deux types de voyageurs bien spécifiques : les poissons-pilotes et les poissons rouges ! Les premiers suivent le modèle dominant d’évasion générale et les seconds vivent d’indénombrables fantaisies en les oubliant toutes sans exception. Lesquels sont les plus heureux selon vous – puisque c’est le but avoué, envié ?

L’imagination… arghh… pfff… quel mot fantastique et enivrant à la fois ! C’est le bonheur absolu, puis l’euphorie permanente ! Oui, oui, l’imagination… Oui, c’est ça, ceci doit certainement la distinguer des rêves inaccessibles et des cauchemars incongrus ! Rien n’est moins sûr. Pour tout dire, à partir du moment où l’on a commencé louablement à mettre les histoires en boîte pour observer en troupeaux, tapis dans le noir obscur, il était à parier que celles-ci arriveraient à leur terme avant même qu’elles ne soient imaginées. Sachant que même dans les tragédies les plus modernes et modestes il faut un coupable, j’en désigne un afin qu’on le regarde comme une bête de foire, si cela est encore possible. Le voilà, tout près, juste à côté, ce phénomène se résume en un seul mot : la vitesse, la seule, l’unique et l’inarrêtable. Par la même occasion, laissez-moi vous rappeler que la vérité et son contraire sont devenus le régime de pensée en vigueur dans la société de ceux qui vivent couchés, de ce fait tout n’est une question vulgaire de preuves factuelles et de démonstrations grossières. Adieu, histoires à dormir debout !

Mais, avant d’aller – si vous le permettez – plus loin dans vos têtes, revenons un bref instant sur les lieux et l’horaire du crime, le point de bascule où j’ai choisi de ne pas choisir entre l’opportunité et le mobile. La vraie question est celle-ci : Imaginer ou Croire ? Quelle affaire que celle-là ! S’affranchir des limites toujours plus jouissives, lointaines et mères de perdition ou en imposer afin d’avoir la maîtrise des espoirs que génèrent celles-ci ? Quel dilemme ! D’une responsabilité à une autre, j’ai opté pour le pouvoir où ma morale ne serait pas un ennemi amical et qui, en outre, ne me lesterait pas vers la réalité au gré des déboires de la machine-monde.

Et comme il ne peut en être autrement, les jalousies immobilières, charnelles, monétaires et théologiques chantent à l’unisson la sérénade, puis le requiem de la discorde terrestre pendant que l’histoire s’efface peu à peu des esprits avant d’être prise à part, à témoin à l’heure des excuses informulables. Je dois confesser, malheureusement presque amusé par la répétition des événements, que les diversions en tout genre trustent les préoccupations de chacun. Et voilà le slogan « tuer le temps avant qu’il ne nous tue » ! Et voilà le refrain ! Alors que reste-t-il comme place à ma petite entreprise de divertissement ? Vous me direz vraisemblablement que l’ère du virtuel peut pourvoir à mes besoins, certes, mais au vu des états de service de l’original, je refuse de donner le peu de crédit qui subsiste en moi à la pâle copie qui tente de le supplanter par tous les stratagèmes identitaires pensables. J’admets bien volontiers que la nécrophilie – courante et universelle – par les armes ou pour Dieu possède en elle l’adrénaline et le mysticisme que mon spectacle, trop vivant pour être une fable, ne peut suggérer à des malades imaginaires.

Au pays des hypocondriaques, les mythomanes sont rois. Dans tous les contrats qui vous veulent et vous vendent du bien, les clauses en petits caractères érigent les sanctions divines ou pénales contre la promesse de vente de votre jardin secret et la part d’enfance que vous cachez au fond de vous. Je ne fais pas les comptes à l’amiable seulement les histoires équitables, et pour cause, je fabrique artisanalement des explorateurs d’eux-mêmes et pas des fanatiques d’un autre. Mais après y avoir tant cru, puis en avoir eu aussi peur, et fort logiquement avoir peur d’y croire, les plus fervents, les premiers finissent par espérer n’importe quoi pour ne plus avoir peur…

Avoir des principes – quelle prétention bien élevée, bien élégante ! – et vivre avec, cela se révèle être un défi des plus périlleux. Quant à l’application de ceux-ci au quotidien, en voilà une folie bien pragmatique ! Certains en ont perdu la santé, beaucoup leurs esprits et les autres leur âme. Par vanité et sûrement épris de mon idéal, j’ai longtemps montré d’un doigt inquisiteur la religion et ses actionnaires pour mieux me détourner de ma fierté virginale car seule l’histoire comptait au départ. Mais l’usure des répliques et la redondance des fins m’ont persuadé que le conteur faisait le récit, pas l’inverse. Au bout d’un moment comme tout ceux ne pouvant pas se résigner à tirer leur révérence, j’ai commencé à trouver des excuses en confondant création et rediffusion et comme cela était déjà écrit, j’ai préféré le Diable à l’oubli !

Le Diable, lui, ne vient jamais par ses propres moyens. Il est le plus souvent précédé par l’Amour, authentique et éternel, ce mystère quelque peu prévisible obtenant plus qu’il ne donne au moment où il prend consciencieusement congé de nous. Le mien avait le teint laiteux et parfois carmin devant l’antre de notre chambre, son regard ne se dirigeait que dans ma direction afin de me détourner de mon admiration, car l’Amour qui se contemple n’en est pas un. Il avait les mains trop petites pour les miennes, l’évasion était certaine, mais il me donnait matière à convoitise lorsqu’il m’offrait sa poitrine pour que la nuit me trouve, enfin. J’ai su sans savoir ni sentir qu’il allait me quitter faute de temps, comme toujours, comme tout le monde. Et, dès lors, je lui ai demandé ce que mon imagination ne pouvait me procurer, un rêve éveillé, un enfant de lui. Mais un objet du souvenir, on le garde férocement et on ne lui parle que peu de l’avenir.

Tant que je pouvais raconter à ce souvenir vivant, te ressemblant, toutes les histoires possibles et imaginables qu’il n’aurait pas à expérimenter de lui même, l’illusion tenait ses promesses de captivité et la magie des mots suffisait pour être dite et entendue. J’ai honte… comme vous pouvez le penser… mais l’alcool remplit son office en m’éloignant du but de mes histoires avec une rigueur que mes démons devraient adopter. Fou est celui qui pense maîtriser le récit d’autrui alors qu’il n’a jamais vraiment eu la main mise sur le sien et c’est cela que j’avais oublié pour mieux me le remémorer le jour fatidique où le souvenir vivant m’échappa, se détourna et s’enfuit.

La narration n’a pas de chaînes, peu de lois et encore moins de biens. Alors, j’ai repris mes esprits et ma plume…

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Je n’arrive pas à choisir entre la trêve des confiseurs et la guerre silencieuse
(Une tradition perdue 0 – L’industrie des jeux et jouets 1)

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J’ai eu la vie que je pouvais. J’ai un spectacle à la place du cœur, alors jouez jusqu’à disparaître de ma mélancolie.

Je ne suis qu’un homme complexe avec un plan simple, une ligne de vie définie que je refuse du bout des doigts, sans te retenir vraiment, lorsque tu claques la porte pour ton propre échappatoire, ailleurs, sans plus personne à blâmer, à connaître, à décevoir.

J’attends d’avoir l’avis des autres pour me dire que seul le mien compte, perdu que je suis entre la postérité périssable et une psychanalyse non remboursée, la vacuité du moment présent et l’impossibilité de l’infini. Je cours, je coule à ma perte, lentement, doucement, en emmenant tous ceux que j’aime dans ma chute, mais assez loin de moi pour qu’ils me manquent.

Je ne vis qu’au travers de femmes, à croire que j’aurai voulu en être une. L’une me voit comme une maladie imaginaire qu’elle a partagée un jour, l’autre comme une pièce manquante qu’elle rangerait dans son livre des petites choses, les dernières comme le père qu’elles n’auront jamais eu, excepté dans le flou parfait de leur enfance. Moi, je préfère me souvenir d’elles toutes, telles des fantômes, plutôt que de les quitter.

Le sursis permanent est un meilleur moteur que le bonheur fugace, toutes les absences, les abandons, les falsifications d’identités dans mes albums de famille décomposés suffisent à donner un sens à ma folie ordinaire, celle du temps qui s’épuise de nous, toujours et encore, quand l’automne est déjà là.

J’ai besoin de me sentir seul pour pleurer devant vous, me sentir aimé dans tes bras trop grands que je ne comprends pas, me faire pardonner ces erreurs qui sont miennes mais que je t’attribue, oublier que ma prison n’a jamais eu de barreaux pour nous séparer. Seul, je me recueille à chaque enterrement, au milieu de ce vacarme – moderne et dépassé – respirant trop vite pour mon histoire qui nous ponctue puis se conclut.

À n’être plus personne, j’en deviens un meilleur personnage que j’articule méticuleusement au gré de mes déceptions récurrentes et des tiennes aussi. Lui, il est un moi en mieux, puis je mets en scène des accidents plus commodes qu’hasardeux pour ne plus avoir à regarder en face ou en arrière.

J’ai occulté vaillamment tant que je doutais, tant que je pouvais le fait qu’il y avait un dehors et un peut-être, trop muré que j’étais dans ma bulle, trop usé par des adieux que l’on me refuse, la médecine et Dieu n’ont pas leur place dans mon théâtre à l’échelle d’une vie.

Les noms des amours, les saisons anonymes, l’Histoire des manuels changent, mais pas moi, non. Ce qui est n’a plus d’importance au regard de ce que je pense sans le croire, ce que je souffre sans ressentir, ce que je cherche sans rien trouver.

Les jours de joie m’échappent inexorablement, les uns après les autres dans l’ordre du calendrier, je les ai gâché d’un mot, un seul, en priant mon nombril de les faire revenir au crépuscule de mon art, mais à leur retour, ils se meurent pour mieux me maintenir en vie, en stase.

Mon existence est un décor identique à mes souvenirs les plus valables où je peux à loisir répéter jusqu’à épuisement l’avant, l’hier, celui qui n’a plus de futur, celui là même que l’on a maintenant, mais qu’on ignore pour le moment, obnubilé par son prédécesseur.

Je me sens vide de vous et déserté par mes démons, les mémoires immortelles ont délaissé mon désir de survivre pour la prochaine inconnue, mon orgueil de petit homme parlant de solitude comme du temps qu’il fait, depuis j’entends une voix douce, calme, affectueuse qui pense à ma place, qui m’intime quoi dire, qui étrenner et quand mourir, enfin.

À lire en écoutant Jon Brion – Little Person

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J’avoue être resté sans voix, voire passablement dépité pourtant je le savais depuis presque un an déjà, à la fin de ma glorieuse et prometteuse 25ème année, je n’existerai plus, pour plus grand chose et pour plus grand monde.

La machine humaine est une affaire rondement menée, presque sans failles. Au départ, chacun doit gagner la parole pour passer son temps à écouter l’impératif sous toutes ses formes, ensuite quand on peut raisonnablement donner des ordres plus personne ne nous écoute et finalement on perd la parole et l’on recommence à nous parler à l’impératif, mais cette fois comme si on n’était pas là.

Hum, un couloir pour tous avec une chance de porte de sortie pour chacun, voilà un challenge flatteur! Quelle belle perspective en prévision du tunnel et de la lumière. Moralité, j’aurais dû apprendre l’économie et la théologie afin de franchiser la vente d’espoir.

Du quart de siècle fraîchement dépucelé qui était le mien à l’Alzheimer prophétisé que je n’atteindrai peut-être pas, je m’occuperai comme je le pourrai en faisant des dons en nature – 2,8 fois – à la natalité ainsi qu’à ma fiche d’imposition afin de perpétuer le cirque ou la vie, c’est selon.

Dans le meilleur des cas, j’invoquerais la réussite pour acheter mon droit d’exister aux yeux de tous. Dans le cas contraire,  je m’excuserais en rampant – en un silence masochiste – de ne pas participer au grand jeu de la norme, et entre les deux je prendrais volontiers en otage une personne minimum dans mon lit et on attendrait en se méprisant, plus ou moins patiemment.

Jusque là, rien de spécial, je feignais l’évidence, ceci étant en refaisant ma carte 12-25 le dernier jour de mon importance parmi les jeunes. Je me sentis partir un peu comme si je devenais un souvenir ou une nouvelle statistique. Mais à minuit le couperet est tombé tel une exécution publique, bienvenu dans le monde des poches vides, du plein tarif, du cash et comptant !

En supposant que je tienne plus ou moins le coup jusqu’à la carte Vermeil, qui accompagnera mon démantèlement annoncé et la possibilité de langer mon incontinence, qui me dit que ma concession pour la postérité ne deviendra pas une fausse commune pour les livres d’Histoire? Ce qui est sûr c’est que je ne suis plus assez jeune et pas assez vieux pour quoi que ce soit, mais plus que jamais rentable et une chaire à canon sophistiquée avec le droit de la fermer !

La retraite c’est un fantasme taillé sur mesure pour le système de santé, voire pour l’un de ces crédits que l’on peut léguer en héritage. Et la jeunesse dans tout ça, c’est la seule indemnisation que j’obtiendrai, mais personne ne m’a tenu au courant, j’en aurai sans doute mieux profité au lieu de singer la bienséance de ceux disant merci avant de mourir.

Les forces vives de la nation, l’avenir du pays, cela relève autant de la publicité mensongère pour les caprices du PIB que du coup de pression patriotique. Alors, prendre les armes ou la tangente : je n’appelle pas cela un choix.

Franchement, en dépit du bon sens, sans jouer sur la carte « repentance, misérabilisme et esclavage » comment allais-je faire pour obtenir ce respect dont jouissent les handicapés, les chiots ainsi que les femmes enceintes ?

Etant donné mes perspectives de croissance et le prix d’une thérapie, je regarde ce que font mes congénères pour prendre la place qui est censée être la leur dans le monde des illustres. Devrais-je m’inventer l’une de ces carrières artistiques où l’on préfère le miroir à soi-même ou voyager à travers les Hommes en confondant quête spirituelle et fuite en avant ?

Je pourrais tout aussi bien tenter de me reproduire modérément au vu de la population mondiale. C’est un compromis d’hygiène de vie assez séduisant, beaucoup de plaisir, parfois même avec sa partenaire, un peu de garderie, c’est peu de chose pour obtenir la symbiose entre un ami et un animal de compagnie, un enfant et pas mal de responsabilités morales, pénales, économiques, hypothétiquement affectives, une modeste manière d’occuper ses loisirs, en somme.

J’ai trouvé ! Oui mais c’est bien sûr, je pourrais avoir un but, un combat, une croyance dans la vie, avoir un avis comme le con d’à côté, mais en ayant raison. Sachant que j’ai les mains moites et que les marches militaires m’incommodent au plus haut point, je pourrais distribuer des tracts ou défiler mollement en faisant comme les autres une fois la farce du 1er Mai venue.

En même le temps le nihilisme est la religion la plus à la mode. Ne rien faire, ne rien penser tout en adhérant à un mouvement qui n’en est pas un, cela me semble être une mascarade à la hauteur de celle qui nous est présentée comme un moyen d’accéder au bonheur et, fonction des confessions, à la vie éternelle.

Avec tout cela, je ne me suis toujours pas décidé. Il faut que je me presse avant qu’on ne le fasse à ma place songeais-je. Aux dernières nouvelles, je fais la course comme tout le monde en me dopant un verre à la main, mais j’aime à penser que les paysages qui nous observent valent mieux que la ligne d’arrivée qui nous nargue en reculant. Dans ces conditions, je vous laisse terminer premiers, bien volontiers !

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Cette semaine, au programme de  l’observatoire des sociétés mourantes :

Vendredi 27 : 36 15 Me Myself & I : Entre 25 et 65 ans, je ne suis pas grand chose, apparemment !

Dimanche 29 : Teaser en série : Synecdoch, New York

Et la nouvelle rubrique prend encore un peu de retard – elle sera à base de texte, d’animation vidéo et de musique – donc un peu de patience !

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

SS

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tirelire

Je n’arrive pas à choisir entre la gourmandise de la tirelire et l’overdose de terriens
(Bonus Malus 0 – 7 milliards 1)

7 milliards de terriens en 2012

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