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Posts Tagged ‘Dany Boon’

woodstock

Je n’arrive pas à choisir entre la nostalgie révisionniste et la préférence folklorique
(Woodstock 0 – Yannick Noah 1)

yannick noah

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logopimkie-positive

À la frontière de la ville rose Pimkie


Un léger rappel concernant mon séjour à Toulouse, celui-ci va éclairer ma posture durant mon trajet en train ou plus précisément en T.E.R.

Outre la vitrine légale et moribonde que propose Toulouse, dans ces faubourgs, le mot banlieue et un peu trop connoté à mon goût.

À la frontière de la ville rose Pimkie ou Jennyfer, on trouve une étrange peuplade de personnes que les bien-pensants (qui ne sont plus seulement à droite) pourraient qualifier de marginaux, de non forces vives de la nation, d’apatrides en devenir ou encore simplement de fous.

fou1simplement de fous


Dès lors, on peut mesurer la maladie dans un pays au vu du rejet de la folie de certains, celle-ci n’est qu’une réaction naturelle face à la vie. Mais on peut aussi quantifier la difficulté à l’acceptation tacite de la souffrance comme monnaie de singe pour un confort matériel imposé.
La douce folie, celle qui nous maintient en vie

La société est devenue tellement normative avec son besoin maladif de stérilité affective, avec la raison du plus carnivore comme règle de vie en troupeau.
Sans doute est-ce un lieu commun, mais le cloisonnement à outrance du libre arbitraire et la multiplication endémique des sous genres ont rendu l’Homme à la fois psycho-rigide et ultra malléable.

militantprojets socioculturels


Activistes, Militants, Bénévoles…

Les mots cités ci dessus me font en général assez peur ayant une expérience forte concernant la médiocrité du tissu associatif et sa fonction implicite de contrôle social. Je me méfie par habitude des projets socioculturels ou de la véracité de la bonne volonté à faire de la pédagogie ou de l’action sociale.

Mais, comme souvent, lorsque l’on sort de l’espace des mots et que l’on revient à l’humain, au terrain, les idéologies épousent une réalité de l’instant aussi simple qu’irrévocable, elle se nomme l’urgence sans compassionnel, ni charité.

C’est tout ce que j’ai pu apercevoir depuis mon rocher durant 4 jours dans ce microcosme satellitaire de Toulouse, j’ai vu l’urgence effacer le pragmatisme le temps d’un instant.

«Je reviendrai ultérieurement sur cette association qui a tout perdu le temps d’un week-end, le temps d’un coup de vent, et je ne pense pas que France Télévision fasse un appel au don pour cette France pas suffisamment normative et cohérente par rapport au casting républicain ».

liberationtout participatif


Et, au même titre, la dictature du tout participatif bat son plein, les versions numériques de vos quotidiens font dans le voyeurisme manifeste « envoyez nous vos photographies de la tempête ». Des piges en moins, de la bonne conscience en plus, tout le monde est gagnant.

sncf-tgv-532-luxembourg-25032004-2217 h 05, le train

Dans le train :

17 h 05, le train part avec un nombre certain de clandestins avec papier mais sans le sésame de la réservation. Chacun y est allé de sa petite ironie d’apéritif dînatoire ou sa mythomanie anté-isoloir concernant les différentes postures et répliques qu’ils ou elles pourraient catapulter à la face des contrôleurs vinassés au moment précis où ceux-ci passent innocemment pour aller s’avachir dans l’espace restauration. Silence radio.

botoxla secrétaire botoxée


Où sont passés les braillements criards de la secrétaire botoxée et U.V.isée, les gémissements gentiment protestataires et encore en pleine mue du fan de la dernière heure de Tryo ayant plus compris le packaging que le message au vu de ces longues dread locks jaune passé, et les commentaires de haute volée mi prolo, mi commerciaux du cadre de base parlant à son téléphone portable comme s’il s’adressait à tous dans cette boîte de conserve de luxe ?

dsc00696les distributeurs automatiques m’ont charmé


La loi du marché en temps de crise :

Il y a des fois où l’on devrait lâchement laisser ses instincts consuméristes prendre le dessus sur notre moralité ou plutôt notre culpabilité. Durant mon attente à la gare de Toulouse, les distributeurs automatiques m’ont charmé, envoûté, mais au moment de passer à l’acte, j’étais tiraillé entre le standard ventre plat présenté comme un modèle d’avenir par G.Q. ou ce vieil adage du groupe Puzzle « un vrai sportif a besoin de sa Heineken pour la musculation intensive de son abdomen ».

heinekenle standard ventre plat


N’ayant pas un cul assez large pour autant de chaises, j’ai donc décidé – après la consultation de mon portefeuille et le calcul du ratio fainéantise/faim – de partir un dimanche, en centre ville, dans la quatrième ville de France à la recherche d’une épicerie. Tout cela en vain et pour rien.

J’ai perdu quelques calories, la belle affaire ! Entre le racket légal « v’zauriez pas 1 euro siouplé » et la non assistance à personne en danger « vous n’auriez pas une cigarette siouplé », j’en étais à espérer un « vous n’auriez pas un rein siouplé ? ».

Et ce qui devait arriver arriva. La Sncf allait me faire payer au prix fort du pain rassis, une tranche de vaches folles, de l’eau tièdement pétillante et une chose vaguement noire qui portait le nom de brownie, c’était ça ou du suçotage de carotide du voisin en bonne et due forme

musicienvoire même musiciens

Le trio des intermittents de la débâcle :

Cahors, Brive la Gaillarde, Limoges, Tours et j’en passe… A chaque gare glauque qui sentait le Trenxène 500, le flingue fumant et une carte d’SOS Suicide aplatie au sol, à chacune de ces étapes, nous perdions ou récupérions des pensionnaires de la comédie humaine plus proche de celle de Dany Boon que celle d’Ettore Scola.

À Tours, une étude sociologique sur patte ou un mauvais épisode de Clara Sheller s’est présenté à mes oreilles, puis à mes yeux « L’hétéro, le gay et le bi » : un triumvirat en devenir et un triolisme qui s’ignore, pour en rajouter une couche ces messieurs étaient artistes, voire même musiciens.

J’avais l’impression de vivre une partie de Qui est ce® en direct, avec l’hétéro plutôt métro sexuel, le gay tendance Bear et le bi affublé d’une chemise de bucheron et un pantalon slim. Après quelques minutes de « moi je, moi je », nous rentrâmes dans le fond du sujet : qui allait dormir chez qui ?

gaybearbunny« moi je, moi je »


Tous étaient d’accord sur le principe d’indépendance et de mobilité. Second point, seul quelqu’un étant dans les arts pouvait les comprendre et justement chacun en avait deux en face de lui. La proximité devenait des plus touchantes.

Puis ce fut l’arrivée du chapitre « qu’est ce qu’elles sont chiantes ces bonnes femmes », la messe était dite. Ils se PACSeront à l’arrivée du train Gare d’Austerlitz et moi j’investirai toutes mes économies dans des sociétés qui fabriquent des utérus externes parce que l’adoption ou la mère porteuse ce n’est plus Top tendance selon Têtu.

macbookdivx toujours en VOST


Seul parmi les autres derrière son ordinateur portable (le macbook est mieux vu) :

J’éprouve une défiance particulière au sujet des gens trop silencieux. Ils se divisent en deux catégories : les vicieux, qui attendent le moment propice pour tacler à la gorge les plus braillards dans une foule quelconque et les autres, plutôt introvertis, plutôt étudiants, plutôt qui reviennent d’un week-end chez maman, plutôt Marc Dutroux next gen par procuration.

Ils regardent ses divx toujours en VOST ( Lars Von Trier, Wim Wenders, Woody Allen etc, on est en société il faut faire semblant) sinon ce n’est pas chic. Ils prétendront avoir piraté eux-mêmes l’objet du délit si l’humeur se fait sentir, en supputant qu’ils sont des hackeurs hors pair.

woody-allenWoody Allen


Ils tapent très peu sur leur clavier car ils tremblotent à l’idée que leur voisin ou voisine ne les observent. Ils avalent leur salive discrètement dans un bruit stressant et respirent le plus lentement possible comme un nonagénaire sous assistance respiratoire. Quand leurs yeux se font fatigue, ils préfèrent regarder par delà la vitre au mieux ou donner raison à leur reflet au pire.

Stop. Terminus, tout le monde attend :

Le voyage se termine comme il a commencé, la cohue où chacun doté de bagages ou d’enfants tente désespérément de forcer des passages qui ne peuvent l’être. Nervosité, envie obsessionnelle d’uriner ou les lèvres de l’amour de sa vie ou de l’amant de la semaine, peu importe chacun à une bonne raison, elles sont comme toutes les opinions aussi acceptables que dispensables.

terminusstlazare5cvLe voyage se termine comme il a commencé

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La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique

Prenez Place Les Enfants et venez écouter ou entendre l’histoire avec un H moyen…

Il était une fois : La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique

Etymologiquement :

> censure
(nom féminin)
En langage ecclésiastique, blâme et condamnation de propositions, d’ouvrages qui concernent le dogme.• Sanction pénale prise par l’Eglise contre un chrétien.• Sanction prise contre un officier ministériel ou un parlementaire.• Contrôle, opéré par un gouvernement, des écrits, des pièces de théâtre, etc.• Le comité des personnes chargées de cet examen.• Interdiction partielle ou totale d’une communication.• Fonction de censeur.• Blâme, critique, correction.• [psychan.] Instance psychique qui provoque le refoulement ou le travestissement des désirs inconscients.• Motion de censure: proposition d’un vote de défiance contre le gouvernement, faite par l’Assemblée Nationale.

La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique ;
Toi, oui toi, c’est bien à toi que j’écris, pour la somme modique de l’abandon total de réflexion de fond; tu peux avoir le choix, tu peux accéder au culte du choix, le choix de vivre, de mourir, de fumer (hors espace public, ça c’est du domaine du contrôle social), le choix de trouer ta peau alors que cela te serait interdit sur un animal.

C’est le choix souverain à portée de tes lèvres, tu peux à la fois être de gauche, t’acheter une berline allemande et devenir actionnaire de la dilatation du trou dans la couche d’ozone, mais dans le même temps, te doucher avec le dernier gel douche Ushuaia, la conscience tranquille en refusant de boire du Coca-Cola par anti atlantisme light, en fantasmant, des Nike aux pieds ou Bret Easton Ellis en main, l’American way of life.

Tu as le choix; et le devoir du choix, tu peux être pour les pensées d’Alain Finkielkraut tout en te masturbant sur Adriana Karembeu. Tu as le choix de l’ignorance devant ta télévision tout en réclamant une hausse du budget de l’Education Nationale. Tu as le choix de protester l’été venu le projet Edvige et t’inscrire sur Facebook la rentrée venue, tu as le choix de la démocratie, même si tu ne saurais pas quoi en faire.

Ce poncif passé, passons à ce que le con crée…

La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique ;
La censure est la forme définitive qui certifie que les frontières des autres sont les nôtres.

Le « je pense pour vous » de la censure originelle et démocratiquement dictatoriale, s’est subtilement transformée en un « je pense à votre place » sous couvert implicite que cela vous dérange, mais pas autant que cela. On s’éloigne de la censure frontale qui crée des révoltes récréatives en se dirigeant vers le paternalisme repentant.

Soyons sérieux, quel serait le but de censurer un esprit de liberté qui n’a rien à dire, si ce n’est de sampler des époques et leurs événements pour maladroitement les adapter à des slogans primaires ou des programmes du secondaire ? Cette même émancipation de la boite crânienne contenue dans le cahier des charges républicain.

Le marché de la censure individuelle est fleurissant, des textos à msn en passant par les réseaux sociaux, ces relais de la liberté maniaco expressive nous restreignent à une uniformisation de l’information sous prétexte de la démocratisation de la création. Quel génie !

En outre, la paupérisation du pourquoi et l’inflation du comment fabriquent d’autres esprits de révoltes. Mathématiquement, l’offre de diversité dépasse la demande, par conséquent cet ancien épiphénomène éradique toute impossibilité, celle-là même garante des brevets d’idées.

Alors pourquoi tout cela ? hum…
Dites moi ce qui est profond, infini, invisible et qui ferait passer le néant pour un loisir d’extérieur ?

Les 5 secondes se sont écoulées entre la vignette et la devinette, vous avez choisi votre parti…
( … La réponse est en vous, dans le cas contraire contactez-moi)

La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique ;
Imaginons – j’ai bien dit imaginons – que vous avez le pouvoir d’avoir le choix de la décision, et non le pouvoir de décision, l’honneur est sauf, vous sauvez les appâts rances.

Dans les discussions de société vous pourrez à foison débattre de position sans solution et d’acte sans responsabilité. La cooptation démocratique garantit le secret professionnel, voire promotionnel, car le silence est d’or, la parole c’est de l’argent et les idéologies de salon sont de platine.

On élucide les trahisons à l’approche de l’échafaud, à ce moment, pragmatisme et raison s’enfuient main dans le rien. Il ne reste que des regrets.
Si on avait pensé par soi-même…
Si on avait agi par soi-même…

Les cartes d’électeurs ne font pas les démocrates, aussi sûr que les lois ne garantissent pas la démocratie.

Mieux vaut être un con vaincu qu’un cul vacant :

La censure moderne c’est canoniser le choix au rang d’ultime recours démocratique :

Bienvenue dans la civilisation des options, la république bananière pour putschistes en dehors des vacances scolaires.

Cette construction nationale à l’high-tech préférant l’arrière boutique à la science, cette histoire sans fin au relent de vintage révisionniste, cette terre d’accueil où le P.I.B. hésite entre le charter et le jet, ce no man’s land patriotique aux couleurs des quotas minoritaires aux sourires en 4×3 de type Barack Obama ou Dany Boon, cette banlieue du nouveau monde à la religion de la violence gratuite et du compassionnel payant : tout est à vous !

Tout est pensé pour votre confort. Alors, votez à crédit sans frais, d’après les phrases en gros caractères en haut du tract. Vous pourrez rembourser quand vous le pourrez jusqu’à votre retraite si votre santé vous le permet.

Le choix est au bout de vos mains avec suffisamment de chaînes de télévisions, de journaux, d’émissions radio, de blogs et de sites Internet pour se sentir en sécurité.
Tous les moyens sont mis en œuvre pour maintenir l’illusion, en aviez-vous réellement besoin ? Tout est possible, tu le peux, tu y arriveras… à faire éclater la vérité ou plutôt ta vérité.

La première des censures est celle qui vend de l’universel alors que la demande est individuelle, le premier choix se fait entre être autour ou dans le sapin.

À toi de choisir Numéro 6 car non, Ô non, tu n’es pas un numéro, enfin c’est ce qu’il y a marqué sur ton t-shirt en série limitée, le même que celui de ton voisin.

Quand les moyens et la technologie nous conditionnent en nous poussant tous à produire, portés par le flux comme si c’était un acte banal, au choix, on écrit tous, donc on n’écrit rien et cet article en est la preuve.

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