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Posts Tagged ‘art’

« Morlock & Gentleman » the soundtrack of my online art installation is available to stream everywhere.
Apple Music:
https://itun.es/dk/8a4gib
Spotify:
https://open.spotify.com/album/5O8OBIJpJ59ppFGTd80qKX
Amazon:
http://www.amazon.com/gp/product/B06XBFC75M
Google Play, Pandora, Deezer, Tidal, etc

Each sound is the illustration of an intimate moment before it becomes an online persona.

Ps : dont forget your headphones 🙂

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Partagez! Téléchargez ! Expérimentez !

https://itunes.apple.com/us/app/le-deserteur/id1040540189?mt=8

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le déserteur continues to evolve and explore other territories, other experiences.
Gaming merged with art, literature and music:

– In the first exhibition room « anonymous bodies » let yourself be at the core of your reading and play with the fog which crosses the texts.

– In the second exhibition room « labyrinths » like Theseus, try to find your way to unlock a new work of art.

le déserteur is an artistic and sensitive experience, please assign an emotion at the end of each work in order to make your journey more personal…

Enter the exhibition ‘le déserteur’ for free now! Download the app and discover the first 3 works of art.
If you want more, you can purchase a work of art for 0,99€ per unit (or 9,99€ for the complete exhibition).
We really pushed ourselves to provide you with unique immersive experience, so we’ve added some exciting mind games!

Click here to download it now https://itunes.apple.com/us/app/le-deserteur-free/id1086056355

– touch, watch, listen, play, feel and reload –

Sylvain Souklaye

 

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After years of collaboration with journalists and thinkers, I wanted to investigate further the link between emotion and reflexion by developing an art form based on desire. My quest for desire is actually rooted further back, when I watched, for the first time, Ghost In The Shell by Mamoru Oshii.

While the film wondered in 1995 ”Can a machine have a soul?” I wanted to question back, twenty years later ”Can an machine be a work of art with feelings?”.

Then I worked for several years, collaborated with the scenographer Samuel Petit, the psychiatrist Nunzio d’Annibale, the digital strategist Erika Antoine and 28 artists worldwide to devise the app le déserteur as an art installation fuelled by desire and responsive to emotions.

Since October 29 le déserteur is out, accessible to all, on the App Store worldwide.

It is the first native exhibition on iPad. Its mission is to provide the experience of being at an art and literature exhibition on an iPad.  le déserteur -the deserter- will keep its promise. It will be available 365 days on the App Store before deserting. It will transform the iPad into an ephemeral work of art itself.

Our current era is not about numbers, followers or money, it’s about time.
That’s why I built le déserteur. I wanted to offer art and literature lovers that have little time a new immersive experience to discover artists at their own pace, comfortably sitting in a sofa with headphones on. So, do you think an iPad can be a work of art with feelings?

***

Après des années de collaboration avec des journalistes et des penseurs, je souhaitais examiner plus en profondeur le lien entre émotion et réflexion en développant un objet d’art basé sur la notion de désir. le déserteur était né, il allait devenir cet écosystème au sein duquel art et désir ne font qu’un.

Ma recherche de désir et les origines du déserteur remontent en fait au moment où j’ai vu pour la première fois Ghost In The Shell de Mamoru Oshii. Alors que le film posait la question en 1995 « Est-ce qu’une machine peut avoir une âme ? »,  le déserteur lui fait écho vingt ans plus tard « Est-ce qu’un iPad peut devenir une œuvre d’art avec des émotions ?»

le déserteur est né. Et depuis le 29 octobre, il est disponible sur l’App Store.

le déserteur est la première exposition native sur iPad. Sa mission est de procurer une expérience semblable à la visite d’une exposition d’art et de littérature, mais sur un iPad.

le déserteur tiendra ses promesses. Il sera disponible sur l’App Store pendant 365 jours avant de déserter. L’application le déserteur est un billet d’entrée pour une expérience unique, immersive et sensorielle. Elle transformera l’iPad en objet d’art.

L’ère actuelle n’est pas tant celle des chiffres, des followers ou de l’argent, mais bien celle du temps.
C’est pour cela que j’ai conçu le déserteur. J’ai voulu offrir aux passionnés d’art et de littérature mais pressés par le temps, une expérience immersive inédite permettant de découvrir des artistes et auteurs confortablement assis dans leur canapé, le casque vissé sur la tête. Alors, pensez vous qu’un iPad puisse devenir une œuvre d’art avec dotée d’émotions ?

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«Et plus que du sens, il me fallait dorénavant un but pour ne pas sombrer dans l’oubli ou la rubrique nécrologique…»

Toujours pas de ravalement de façade à l’horizon et l’an 1994 est arrivé, un chronomètre à la main pour me stipuler amicalement mais fermement que c’était cette année ou jamais, au quel cas une brillante carrière de CEO de friteuse dans un fast food m’était toute destinée. J’ai haussé les épaules par habitude en soufflant tout ce que je pouvais, avant de regarder dans le vide en attendant une réponse.
Et sans que je ne m’en rende compte les Rwandais débattaient déjà entre eux de l’épineuse question de l’identité nationale, Kurt Cobain goûtait au feu sacré, Robert Hue donnait ses lettres de noblesse au collier de barbe, Charles Bukowski prenait son ultime biture et les racailles élevées par Lacoste dansaient péniblement nuit et jour le Mia sous ma fenêtre.
Nous étions vraisemblablement en juin lorsque la machine à éphéméride s’est arrêtée pour le grand je m’en foutisme estival et j’avais fortement sollicité mon foi au lieu de ma cervelle.

Concernant ma fibre scolaire, j’avais en moi un tel amour pour la classe de cinquième qu’il m’était tout bonnement impossible de la quitter. Nous nous donnions donc à nouveau rendez-vous en septembre en espérant que les professeurs que j’avais éduqués aient enfin retenu mes enseignements ! Mine de rien je commençais à organiser quelque chose, un sabotage peut-être, mais quelque chose de construit.
Début du tour de France, certains retournent au bled d’où qu’ils soient, même du Morbihan. Quant à nous autres, il nous restait les allers et retours poisseux dans les transports en commun, la vente de fleurs (prises dans les poubelles de la clinique) à l’entrée du cimetière et notre participation à l’explosion démographique de la piscine municipale – si Jésus avait traîné avec nous, lui aussi aurait tenté un aquaplaning en dépit de l’apesanteur et des baigneurs !

Toujours aucun plan A à l’horizon et encore moins de plan B.
Les antennes paraboliques lorgnaient vers leur satellite et moi en direction du goudron qui semblait ramollir sous mes pas sans vraiment me retenir, la moiteur de l’atmosphère n’avait rien de sensuelle et j’en étais déjà à mon 12e Mr Freeze. Pas d’évasion possible, emprisonné sur Terre, parqué dans mon quartier.
Sans leur permission de sortie, économique ou généalogique, les fous tournaient en rond entre les contrôles de police à l’heure du goûter, la philosophie en nocturne et les érections matinales. La chaleur ne faisait pas de prisonniers et les toxicomanes désertaient progressivement le jardin d’enfants, disparition des seringues faisant foi !
De 11h à 23 h, pour limiter la propagation du coma ensoleillé, les plus chômeurs des consommateurs exhibaient leurs hauts parleurs confondant volume et puissance pour se battre en duel de cloison en cloison, de balcon en balcon et de tour en tour. Mais avec les mêmes artistes, les mêmes playlists, le même titre : nous étions plus proches de la  pensée unique que du métissage de paillasson…

Ainsi, à l’heure où les platines laser s’installaient confortablement dans les foyers grâce au CD 2 titres, l’underground était encore une maladie imaginaire. Et à l’époque, même en plein été et en province, «L’agitateur de curiosité» rue de la République rechignait à importer les ogives américaines du moment, d’habitude négligemment entassées dans un bac dénommé colonialement black musique. Devant ce lieu de culte et d’espoir, les plus déviants et marginaux des clients passaient de l’électro à la world, de la new jack au triphop, de la house au HIP HOP*, d’un cd à un autre, puis d’une rangée à une autre. Ceci avait pour effet de produire des rencontres au sommet, aussi inattendues que fructueuses. Les victimes et les bourreaux réunis fraternellement sur l’autel de la culture de masse. Mais une fois les juilletistes en piste pour l’A7, le manque de Bpm se faisait ressentir cruellement et les plus faibles se laissaient conquérir par l’éternel tube de l’été, une fois la fête nationale passée…

Sur mon banc de prédilection, concassé à l’horizontale entre un RMIste et un récidiviste cherchant la verticale, j’ai eu une épiphanie après ma seconde 8.6. ! Puis je l’ai perdue et enfin retrouvée aux alentours de mon second round de déglutissement en public et en stéréo, s’il vous plaît ! J’allais donc donner au peuple ce que la FNAC lui refusait ardemment : une semaine de décalage horaire sur le reste du monde et une classification musicologique.
Devant l’étendue de la tâche qui allait être la mienne j’ai repris une bière pour m’éclaircir les idées pendant que le ciel commençait à s’écraser lentement mais sûrement sur mes paupières juvéniles. Le sommeil du juste vaut bien toutes les vengeances nocturnes.
Le matin suivant à 7h00, surpris par l’horaire et armé d’un stylo fuyant, d’un cahier usagé et de Nesquik dégriffé, j’ai échafaudé malgré moi en quelques colonnes et quelques chiffres, un business plan et un début de carrière.
Après un blackout bien mérité, ma studieuse après-midi fut consacrée au négoce avec mes fournisseurs de supports magnétiques, sans oublier l’obtention d’une carte de membre auprès de mon diffuseur officiel, la médiathèque. Celle-ci possédait une réactivité à écœurer les disquaires plus fonctionnaires que musiciens.
Le temps de gober deux aspirines et des Dragibus, habillé comme un dimanche à la messe, j’entamais timidement mon étude de marché, en prospectant auprès des arrêts de bus bondés emmenant ma clientèle supposée vers ses zones criminogènes ou pavillonnaires.

La demande était bien au rendez-vous et l’argent de poche allait couler à flot.

Le reste de ma semaine fut consacrée à l’histoire contemporaine de la musique au fin fond de la bibliothèque, à l’emprunt à long terme de quelques magazines chez le buraliste, puis à la collecte de fournitures de bureau glanées auprès des Hospices Civils de Lyon.

Ma petite entreprise illégale était née : je compilais, copiais, listais et dessinais des mixtapes en série limitée ou personnalisée pour 50F. La chaîne-hifi en est morte, mais c’était pour la bonne cause…
Mon bureau à ciel ouvert était sur le 3e banc à gauche de la cage d’escalier du bâtiment 35, de 10 h à 19h et en nocturne en fin de semaine. Les contrevenants testant l’interphone après 22 h étaient irrémédiablement alpagués par ma logeuse et en créole qui plus est !
Lorsque la concurrence s’organisa en se spécialisant dans le Funk et le Rap Français, j’ai décidé d’aller voir ce qu’il se passait après le périphérique.
Je partais donc aux aurores faire le tour de la proche campagne les samedis et dimanches sur les marchés, ce qui me permettait de voyager en bus, de voir des gens et des décors, un morceau de la France d’à côté en somme!  Au final, je ne suis pas devenu riche, loin de là, mais j’ai pu assouvir ma passion et la communiquer à mon prochain moyennant finance. La philanthropie beaucoup en parlent, mais peu la pratiquent.
Last night a mixtape save my life !

À 14 ans, en plein été, j’ai appris à mes dépens que la rectitude était la seule folie raisonnable…

* HIP HOP en majuscules parce que KRS ONE le «Teacher» me l’a vociféré à portée de postillons à l’Ecole Normale Supérieure lors d’une conférence sur les cultures urbaines en 2005.

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Note de service : Je n’ai pas appris la discipline à l’armée, ni avec Françoise Dolto – Part 1/2 http://wp.me/pn1lw-1xH

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«Fais pas ci, fais pas ça, mets pas les doigts dans ton nez, finis ton assiette, brosse toi les dents et éteins moi cette foutue veilleuse, l’électricité n’est pas gratuite…»

Enfant, je ne pouvais raisonnablement pas espérer échapper à ce laïus, une Bible braquée sur ma tempe et la vigoureuse main nourricière à portée de joue. Lorsqu’on a été élevé à l’impératif, psaumes après corrections, on ne peut que retourner la faveur à ses créateurs par la négative. Dorénavant, « Non! » sera la réponse pour tout et n’importe quoi, puisqu’il faut avoir des principes, j’ai retenu la leçon, à ma façon.

Les années passèrent en me regardant grandir à l’ombre de la démocratie, tout se négociait au-dessus de ma tête et Dieu n’y était pour rien dans cet adultère à l’échelle mondiale. Hormis l’urgence quotidienne arbitrant notre confort à crédit allant de la promiscuité de classe aux quotas d’indigence en passant par les injustices héréditaires, je trouvais désormais du sens à l’ordre dans le chaos organisé. Objectivement, le mur de Berlin avait trébuché définitivement sur les Hommes, Bouygues avait racheté TF1 pour ses maçons d’employés et le monde ne s’en portait que mieux ! Il faut bien un peu de naïveté pour entretenir l’espoir, non ?

Dès lors j’entendais le bruit sourd de l’humanité me murmurer ses axiomes exclusivement au conditionnel.

À 13 ans, l’impératif était devenu une banale histoire d’acouphène et le champ du possible un terrain vague sans foi ni loi où je pouvais régner en végétant la visière de ma casquette recouvrant mon visage, mes baskets en éventail et un casque sur les oreilles, le volume au maximum afin de parfaire ma surdité.

Ainsi la procrastination hygiénique et le freestyle permanent régissaient les trous de mémoire de mon emploi du temps fait d’ennui traditionnel et d’argent illégitime. L’école était facultative, la violence un préalable, et l’avenir rédhibitoire…

À cette époque où l’amour maternel faisait les 3/8, l’autorité parentale et moi ne nous croisions que très rarement durant le silence pesant du repas dominical. Soyons sérieux, à la rigueur braver l’ordre établi armé d’un rictus, certes, mais le dimanche, Dieu et son fils restaient à mes yeux la meilleure assurance vie sur le marché. Les gens sont croyants avant d’être citoyens !

La semaine reprenait ses droits entre le sabotage en règle du réveil et le façonnage de ma carrière de noctambule. Mais, à chaque fois que je rentrais chez moi en plein milieu de la nuit, de la peinture sur les mains et les vêtements déchirés, au nom du vandalisme et certainement pas de l’art, je soufflais en maudissant le ciel global, puis le sol local. Même l’obscurité la plus crasse ne pouvait cacher la tête de perdant de ce bâtiment – made in Tony Garnier – faisant la joie des dératiseurs, des prétendants à la mairie et des statistiques du rectorat. Et si d’aventure je me surprenais à rentrer dans le droit chemin en m’intégrant durablement, j’allais finir ma vie ici entre l’usine génétique, le PMU œcuménique et l’Hôtel de police, toujours éthylique.

La discipline me mènerait à ma perte et je choisissais le sabordage à la reddition.

Qu’allais-je bien pouvoir faire ? Le suicide n’étant pas une option, la drogue demeurant trop coûteuse, la télévision devenant rébarbative et l’alcool dormant déjà dans mon sang, il ne me restait plus que l’ennui pour combler le vide !

Ma logeuse tentait périodiquement de fabriquer des preuves à charge avec l’aide du dernier souffle de pédopsychiatrie et la prophétique arrivée de la thérapie systématique et remboursée. Une promesse hebdomadaire d’ordres susurrés au conditionnel. Mais c’était peine perdue, j’étais trop malin pour le charlatan en face de moi, mais pas assez pour accepter que j’avais un problème.

La solution à tout avait un nom que tout le monde chuchotait en parlant de moi à la troisième personne: l’armée. C’est toujours mieux que le séminaire ou la trépanation, me direz-vous, enfin quoi que…

Effectivement, la domestication est bien meilleure conseillère que l’acceptation. L’unique bémol à cette réhabilitation annoncée, était qu’il me restait encore 5 années d’errance avant ma majorité pour continuer à m’embourber tranquillement dans les Comics et le HIP HOP.

Pendant ce temps là, 1993 rendait l’âme en laissant le Wu-Tang Clan passer à tabac les tympans dans la pure tradition de «Rodney King», le système D se commuait en régime parlementaire et le gangstérisme ordinaire se professionnalisait un peu trop à mon goût.

Depuis ma fenêtre – nouvellement double vitrée, mais n’atténuant pas les décibels des violences du voisinage – peu de choses séparait le statu quo cathodique de l’anarchie sponsorisée. Au premier étage du lit superposé, je ne voyais pas le vaste monde caché derrière le balcon, simplement un mur. Même en y mettant de la mauvaise foi, j’aurais fini par lui rentrer dedans tôt ou tard. Certains aiment les voyages, moi il me fallait une destination.

Et plus que du sens, il me fallait dorénavant un but pour ne pas sombrer dans l’oubli ou la rubrique nécrologique…

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Note de service : Je n’ai pas appris la discipline à l’armée, ni avec Françoise Dolto – Part 2/2 http://wp.me/pn1lw-1zd

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Je n’arrive pas à choisir entre la culture et et l’art
(Le pourquoi 0 – Le comment 1)

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