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Posts Tagged ‘argent’

J’aimerais parfois que le temps me parle comme il me tue,

avec une voix froide, lente, sans sentiments ni issues

Il a plus d’humour que de compassion, alors je pleure

ceux partis sans prévenir, en prenant en otage ma mémoire,

ma nostalgie, je la vis mieux au passé et j’en rirai au futur,

l’angoisse logée dans le ventre et mon crâne percutant le mur

Plus je le cogne, moins je nous oublie en rejetant ta greffe

Plus je compte, moins il me reste à dénombrer de souffle,

de gens bientôt anonymes, d’images impersonnelles, de toi,

les remords partagés, eux, enfantent des regrets avant la Foi

Je pourrais ne plus te voir ni t’entendre ou te sentir, tête baissée

Si je ne devais ne plus te toucher, je perdrais mon reste d’humanité

À quoi bon mourir, à quoi bon prier, si je n’ai plus rien à perdre,

rien à offrir, rien à convoiter, libre de la trotteuse, pourquoi attendre,

des murs, des planches, tes hanches, j’aime plus la prison que je ne la hais

J’y fais la pluie et les condamnations car je mens mieux que je ne me tais

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Sans argent, sans repères et sans avenir, mais où aller ? Au centre commercial, voyons ! Et en courant qui plus est !

Je me rappelle encore de l’excitation palpable qui était la mienne au moment de me précipiter l’air hilare vers un ennui profond, propre, à escaliers, à escalators, à issues de secours, rien que pour ne pas faire les 100 pas en bas de chez moi. Alors, la promesse de quitter quelques heures ces murs scarifiés qui ne tiendraient pas sans nous ou de laisser sur le bord de la route ce banc fatigué qui portait mes initiales ainsi que l’empreinte encore fraîche de mon postérieur, cette perspective m’enivrait de la même manière à chaque évocation. L’essentiel résidait dans cela, sûrement dans mon veau d’or – avec extincteur intégré – où je n’avais aucune responsabilité architecturale et encore moins de pouvoir de coercition sur mon sphincter. Dans ce lieu libre entretenu par une chape de plomb, l’anonymat providentiel côtoyait sans y prêter gare l’indifférence ordinaire. Plus de classes, plus de genres, juste des gens, seuls et ensemble…

Je sais, je sais, j’aurais pu faire montre de l’une de ces attitudes studieuses dont font preuve les spécimens dits immigrés et assimilés ou courir sans réfléchir après un ballon, mais la domestication parfaite et la vie d’un groupe contre un autre ne m’attiraient que peu, et puis ce n’était pas comme si je n’avais jamais essayé ! Mais l’assimilation d’un corps étranger, à même le pupitre, par manuel scolaire a fait remonter en moi un frisson que ma mémoire ne connaissait pas, sans oublier que la plupart des réjouissances compétitives étaient mère de cette ambition qui aime tant la trahison. Je passe mon tour et laisse ma place avec plaisir. Ceci étant, cette brève expérience m’a enseigné que j’avais un mal fou à jouer sans faire mal, allez savoir ?!

Et parfois, en ne voyant pas l’intérêt de demain après la sortie salvatrice de 16h30, je me laissais happer par le reste de la semaine, au hasard de l’une de mes pauses hygiéniques sur mon banc personnel – entre « Les chiffres et les lettres » et « Une famille en or », d’après la fenêtre de la concierge. C’était avec stupeur que je ne voyais plus, peu ou pas les crachats d’usage joncher le sol, ceux-la même s’enorgueillissant d’avoir la main mise sur notre système de communication géolocalisé ! Nous étions déjà samedi et personne ne m’avait tenu informé, soit en enfonçant un bâtonnet dans l’interphone pour sonner l’alerte ou soit en criant par la fenêtre en l’agrémentant de quelques insultes de base. Il faisait désert dans le square, il ne restait que les nostalgiques de la guerre d’Algérie et de la gégène pour garder le contact visuel avec les mères de 16 ans qui surveillaient avec la plus grande des concentrations leur cigarette se consumer plutôt que leur parasite dans la poussette. Il me fallait bien sortir de mon banc, et au moment de monter dans le bus – malédiction ! – que pouvait faire un homme, de 12 ans, seul face à une demi douzaine de contrôleurs des TCL ? Pas grand chose en vérité, je me suis donc résigné à acheter, puis à composter un ticket, en attendant patiemment la bousculade générale organisée à la fin du voyage retour !

Le centre commercial, mon royaume, mon home sweet home, pour lui j’ai combattu même avec des hématomes*. Une addiction reste une addiction même légale et c’est la pupille dilatée, les lèvres pincées et la gorge sèche que je retrouve celle qui promet beaucoup, mais qui ne donne jamais rien, si ce n’est un échantillon d’une nouvelle tentation.

Face à mon regard déjà acéré, un immense monstre métallique déjà usé à quatre étages m’ouvrait son antre faite d’enseignes tapageuses, de cartes bleues muettes et de sa fourmilière disciplinée au possible. J’étais donc au rendez-vous, comme à chaque fois pour faire le pot de fleurs et le décor zoologique. Ce qu’il y avait de sain dans notre relation, c’est que je n’avais rien à vendre et encore moins à acheter et ça, la bête vitrée le savais. Je n’étais pas là pour le plaisir, mais pour affaire, notre affaire. Une histoire de temps qui passe, qui lasse, qui laisse, voilà quel était mon fond de commerce entre vide et néant.

Tous les mercredis et samedis de ma grande enfance, sans exception – angine, punition ou Thc – étaient dévolus à l’inertie entre congénères se ressemblant suffisamment pour se détester sans se connaître, à la perte de toute dignité en présence d’un début de poitrine, au moyen de trouver un problème musclé à chaque solution pacifique et, sans omettre le truc du pauvre à la limite du masochisme à travers les âges, la consommation par procuration ou par prospective qui n’arrive jamais. J’étais à mon aise dans ce faux rythme où de loin tout va lentement, mais en grossissant la caricature, je m’apercevais que tout le monde courait tête baissée, en famille, en solitaire, avec pour unique pénitence le prochain dealer de signes extérieurs de richesse, l’impôt du parking toujours automatique mais jamais habité ou la sortie principale pour ceux abandonnant leur rêve précaire pour le luxe d’une vie bien à soi. Les seuls possédant le recul nécessaire étaient ces vigils, plus silencieux que décérébrés et dont tout le monde préjugeait de leurs petites, si petites pensées, ainsi que les techniciens de surface invisibles que personne n’ose bousculer de peur d’accepter leur existence dans ce petit paradis tout droit sorti d’une liste en papier glacé. Eux étaient à la fois témoins privilégiés et prisonniers salariés de cette course contre la montre, ce compte à rebours où les plus fous amassent tout ce qu’ils peuvent en espérant qu’on ne leur dira rien au check-out le cœur léger, les pieds devant et les poches pleines.

Comme d’habitude, je suis en train de me perdre dans ces dédales et je vous y entraîne également, mais la répétition est la clé de la paix. Emprunter le même étage, le même escalator, le même demi-tour, voilà une petite mort bien agréable. Je trouvais presque à chaque fois une raison évidente à exposer à mes détracteurs – les amoureux de l’amour et les extrémistes de la liberté – pour crédibiliser mon apathie. Au moins, je ne faisais rien de pire et cette réponse suffisait à leur malheur. C’était le ventre plein et les poche arides que rien ne pouvait me tenter, j’étais en osmose pour stagner en avançant. Entendons-nous bien, tourner en rond machinalement les uns derrière les autres – au risque d’un carambolage – cela n’avait rien de fétichiste, mais c’était le seul choix pour ne pas perdre la tête, je n’avais ni les moyens ni le profil d’acheter du spleen et l’inertie était plus légitime à mon sens que les râles pseudo dépressifs. Je vivais dans une cage à lapins avec ma famille, alors quoi de plus normal que de passer mon temps libre dans une roue pour hamster ? Au final, c’est pendant ces moments que j’ai cultivé mon obsession pour le temps et mon indifférence pour l’argent.

La particularité du centre commercial, c’est sûrement sa fascination pour l’anticipation de tous les calendriers quels qu’ils soient et le besoin qu’il a d’expulser, la nuit tombée, ceux qu’il retient captifs malgré lui. Le paroxysme de ce phénomène se manifestait lors du respect mercantile des festivités religieuses. J’étais ainsi tiraillé entre mon hérésie de circonstance et mon œcuménisme opportuniste. Dans cette perspective, j’ai longtemps attendu l’avènement de Noëlouka dans les étals monothéistes, mais les décorations envahissantes et hypnotiques de la fin d’année scelleraient à jamais mon iniquité envers l’obèse sans papier qui défiait l’apesanteur. A titre personnel, je n’ai rien contre Noël en tant que tel, mais la combinaison religion, marketing, crédulité et pouvoir d’achat me donnait la nausée ou une idée de plan de carrière.

C’est mon centre commercial à nous ?! Oui, ça a l’air fou à entendre, mais dans les faits, c’était le cas. L’autre événement théologique qui tenait en haleine tout le centre commercial était la veille du Ramadan et ses violences, fantasmées, espérées, chorégraphiées, scénarisées. De mémoire de sauvageons on n’a jamais su si l’obscurantisme républicain avait généré cette étouffante situation ou si trois déficients mentaux au milieu de suffisamment de moutons avaient créé le phénomène. Toujours est-il que le samedi précédant le début du Ramadan un étrange rituel se réitérait : d’une part, tout ceux qui portaient une casquette étaient d’office catalogués dans la catégorie musulmans, même les Sylvain, surtout les Sylvain, ça fait agent double comme matricule – parole d’un membre ardent de la B.A.C. – et puis, surtout, il ne fallait pas se regrouper à plus de cinq. Mais quelle est cette science sans logique ? Si je voulais m’ennuyer seul, la télévision avait été inventée pour cela et, de plus, cette interdiction retardait l’apprentissage des civilités en milieu hostile, j’entends par là « espace économique récessif ». Au final beaucoup de bruits de part et d’autres, beaucoup de bruits pour rien. Soyons cohérents, qui irait se parer de ses habits de lumière made in China pour aller s’offrir en pâture sur l’autel de l’insurrection religieuse, banlieusarde et sociale – à vous de voir Mesdames et Messieurs les journalistes – certainement pas une personne qui passe l’intégralité de sa vie à parler avec ses mains pour ne jamais les utiliser !

Et l’agitation annuelle enfin passée, les uns jeûnaient, les autres ne pouvaient plus attendrir de l’arabe durant un mois et moi, comme la coutume le voulait, je passais du Mac bacon au Big mac, moins cher et meilleur à la fois ! Je vous entends déjà les juges en freelance et les lésés de ma part de burger, mais à force de laisser une bouchée à tout le monde, il ne me restait jamais rien à la fin, j’ai donc dû prendre les dispositions drastiques qui s’imposaient en étendant cette hygiène économique aux soirs d’extorsion sur fond de solidarité et de Kleenex depuis mon banc de salon !

* Cf. LP « Entre deux mondes »

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Je n’arrive pas à choisir entre l’échangisme aléatoire et l’esclavagisme bénévole
(Tirage au sort 0 – L’école des fans 1)

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Il y a certains refrains auxquels je ne peux pas vraiment échapper, du bac à sable et ses luttes des classes par textile interposé aux séminaires des pions interchangeables travaillant pour une quelconque entreprise, alors écoutez religieusement la bonne parole qui vous veut du bien, sociabilisez-vous, que diable !

Jadis, je recherchais le calme et le recul d’une vie d’ascète sans embrigadement ou de l’une de ces misanthropies humanistes, force est de constater que ce monde du rendement à tout prix n’est pas configuré pour moi, alors je dois rentrer dans le rang des rebelles sans causes et accepter les amitiés biodégradables et les amours prépayées.

Je me rappelle par flashs, en me baladant les soldes venues dans les rayons consuméristes d’une galerie marchande, comment, au nom du partage et de l’hypocrisie, ma génitrice m’a inconsciemment appris à soudoyer mon prochain, l’innocence cela n’existe pas, enfin il n’y a pas de place pour elle dans la loi populaire d’un prêté pour un rendu – ceci ne s’applique à la perte de la virginité – que ce soit un jouet, un jus de pomme ou un coin du jardin d’enfant.

Et, à l’heure fatidique de l’âge de raison voire de résignation, je conscientisais ce guide de survie en société inextricablement amputé de l’honneur, de la dignité et de l’amour propre. Ces valeurs d’un autre temps m’ont été inculquées tant bien que mal sur l’une des cuisses de mon géniteur au moment du sermon dominical – après la messe et avant Téléfoot – mais ont trouvé un réel écho dans l’un de ces dessins animés du matin où recherches personnelles riment avec violence générationnelle.

Après le chômage de masse et la sélection génétique à l’embauche par l’une de ces erreurs statistiques, j’accède enfin à la vie active et ses vicissitudes faites de machines à café et de traîtrises promotionnelles. Avec suffisamment de cicatrices dans le dos, mon expérience m’a prouvé que de l’usine automobile en périphérie urbaine, aux studios de création importateurs de cocaïne, en passant par la radio associative et ses idéologies pacifistes, mieux vaut être hétéro-flexible que dominateur car la machine n’aime pas les exceptions, elles se nourrit des exemples.

Comment suis-je passé des timides et inavouables préliminaires d’un entretien à la nymphomanie bureaucratique et ses tickets restaurant ? Sûrement le jour où le verbe avoir a pris le pas sur le verbe être et que j’ai compris que l’humanitaire est un marché porteur si l’on accepte la guerre !

Après la première concession, j’oscille en boitant entre le proxénétisme supposé et la prostitution avérée pour quelques cacahuètes de plus sur mon 13ème mois, voire quelques miettes d’action et une plus grande place de parking pour justifier le tarif prohibitif de mon assurance auto de luxe.

L’ambition, je ne suis pas contre, ceci étant, le cannibalisme d’afterwork et le sabotage par la rumeur durant les pauses cigarettes, très peu pour moi ! Mais quelques cabrioles désintéressées et volages au nom de la culture d’entreprise, de la cohésion sociale, ainsi que la lueur lubrique dans ton regard pourquoi pas !

Je suis souvent catalogué comme un utopiste intégriste ou un cynique psychotique – il faudrait savoir à la fin ! – alors que mon simple crime est de ne pas avoir le sourire Banania automatique lorsque j’aperçois le prototype du connard de service, galbé comme une anorexique philippine avec la personnalité d’une toiletteuse pour chiens. Autrefois, dans d’autres mœurs, j’aurais pris un malin plaisir à écarteler du regard cet épouvantail institutionnel jusqu’à ce que son unique champ de vision se réduise à ses chaussures bon marché, mais ce matin là, je me contentais d’un simple bonjour.

J’ai, pour mon plus grand malheur et celui de mon banquier, plus de passion que de raison, je prends les gens comme ils sont et non pas pour ce qu’ils font, c’est une erreur de casting peut-être pour celui qui confond instinct de conservation et plaisir terrestres.

J’ai parfois peur en voyant ceux qui ont réussi, selon leurs résidences secondaires et leur égo atteint d’éléphantiasis  souvent trop dilaté pour en profiter, jamais repus de cette boulimie de petit pouvoir ou grand manque affectif, toujours à trouver des témoins ou des victimes pour se mettre en scène jusqu’à la mise en bière pour la plupart et la glorification sur plaque dans une rue sordide pour les plus magnanimes.

Avoir un plan de carrière, hum, certes c’est une preuve flagrante d’intelligence dans le secteur concurrentiel de la vie, j’en conviens, mais à bien y réfléchir vu le peu de temps qui m’est imparti dans cette loterie mondiale sans gagnants, je préfère bêtement être à la merci de l’inconnu, plutôt que de suivre les pas d’autrui en pensant fermement laisser les miens.

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The Wire 2

Les murs ont des oreilles, pourtant personne ne leur parle.

Avec ma collection de cicatrices, je crois plus au pragmatisme qu’à la rédemption.

Je pourrais attendre patiemment la réinsertion ou le jugement dernier, mais je n’ai jamais eu de penchant pour la science fiction.

Je voudrais passer à table, mais la faim me tiraille, car je sais que j’ai plus de chance d’avoir une épitaphe qu’une autobiographie.

J’ai besoin qu’il y ait plus de crimes que de coupables, pour que l’ordre ait un sens, pour mordre et que l’on me l’ordonne.

Les désirs de futurs en commun font les promesses de réussites individuelles.

La vie rêvée se venge de tout ce qu’elle n’a pas pu, de tout ce qu’elle n’a pas voulu quand la misère a frappé à sa porte.

Qui a dit que les mauvais cauchemars passaient et que les monstres n’existaient pas ? Sûrement ceux qui les fabriquent, puis les entretiennent pour mieux les combattre un soir de sondage.

Je préfère avoir le moral que la morale.

Le code pénal n’est pas un guide de survie en société, alors la rue trouve une forme de justice sociale dans l’argent sale.

Gardez bien à l’esprit que la loi du plus fort n’est rien face à celle du plus résistant.

Les gyrophares rythment tout, mes insomnies sans chagrin raisonnable, les jours de minimas sociaux, mes gueules de bois pour une mise en abîme, les nuits où l’on fait semblant d’aimer à deux, la messe pour acheter un peu de foi, les récréations où les enfants n’en sont déjà plus.

L’école a la mémoire trop usée pour se remémorer à quoi pouvait bien lui servir ses mains.

Pour former les nouveaux citoyens, on envoie ceux qui ne croient plus en être, ou pire, ceux qui pensent que le mensonge est acceptable au regard de leurs échecs.

Je vote plus par habitude que par conviction.

J’aimerais que l’on organise un suffrage universel pour désigner Dieu, une fois pour toute. Je me lasse d’être tenu en laisse par ses subalternes car ils meurent plus vite qu’ils ne mentent.

Laissez-moi parler au proxénète, m’entendez-vous ?

J’ai vu l’information passer du devoir au pouvoir sans que nul ne se plaigne du voyage, enfin, jusqu’à l’arrivée.

En avoir plein les yeux, c’est sûrement plus important qu’en avoir dans la tête ou même dans le pantalon, du moment que la simulation est parfaite.

Ce qui différencie un fait probant d’une vérité vague ? Le nombre de personne qui y croit !

Demain tu pourras voir l’ennemi public numéro 1 se confondre avec ton concitoyen célèbre préféré et secrètement, tu aimeras les deux.

Apparemment j’ai le choix entre être une victime et un criminel, dans le deux cas le public scandera mon nom.

Quand la journée s’écrase en catastrophe sur ce goût d’inachevé logé dans ma gorge, je me pince pour être sûr que tout ça est bien vrai, afin de me rassurer.

Mais en fait, j’ai besoin d’un verre de plus pour tenir le coup au cas où demain viendrait à voir le jour.

Entre mes besoins et mes envies, mon cul bascule.

Finalement, comme souvent, je me retrouve avec une inconnue, dans un lit qui n’est pas le mien non plus, c’est déjà mieux que la solitude, enfin c’est peut-être ça, la solitude.

Le bien et le mal, ce n’est qu’une histoire, une belle histoire si tu le veux, continue à dormir.

Personne ne t’attend et ne compte sur toi, remplis les cases, satisfais les quotas, deviens une statistique et tout ça pour quoi ?

Je me demande parfois, au crépuscule de nos actes manqués, comment fait-on pour continuer une guerre lorsqu’on sait qu’elle ne se terminera jamais ?

Sûrement parce que nous ne sommes pas plus cons qu’ils le pensent, mais moins que ce nous voudrions.

Alors j’ai choisi l’arme au lieu de l’âme parce que la première a un prix et la seconde n’en a pas. Je ne suis pas philanthrope.

J’ai dû me perdre entre la vitrine et l’arrière-boutique pour avoir autant chercher la sortie.

J’ai vu la ville s’éteindre de tout son peuple pour ne jamais se réveiller.

Une prison comme on les aime, ouverte 24h sur 24h, même le dimanche, avec plus de ciment que de sentiments, plus de morts que de vivants.

Et les hommes dans tout ça ! Je pense que personne ne leur a dit qu’ils faisaient juste partie du décor.

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G 20

Je n’arrive pas à choisir entre la gueule de bois et le pied d’argile
(Les Bonus 0 – Les Bleus 1)

équipe du france de football

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OFRTP-FRANCE-JUSTICE-SOCGEN-KERVIEL-20080207

Je n’arrive pas à choisir entre un héros moderne et une idéologie virtuelle
(Jérôme Kerviel 0 – Parti Pirate 1)

Parti Pirate

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