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Je n’arrive pas à choisir entre les sièges musicaux et le refrain Moyen-Oriental
(Arlésienne 0 -Marbre 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre le menu classique et une épidémie démodée
(Resto du coeur 0 – Sida 1)

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Thirst

Sur ton lit de mort tu as retrouvé cette vérité qui sort de la bouche avant l’âge de raison, avant l’ère du mensonge et maintenant tu essayes vainement de fuir en promettant à l’au-delà que le coma sera une meilleure prison.

Ne me demande rien sur ta destination, ressemblerais-je à une agence de voyage? Je ne peux que réciter la leçon de mon manuel de masochisme à l’usage des croyants, encore une fois.

Ferme les yeux, tremble sereinement, quitte-nous sans jamais partir, excuse-toi une dernière fois de tout ce que tu ne sais pas et choisis entre l’absolution et la rédemption.

Une fois le spectacle achevé, je retourne dans les coulisses pour le débriefing où mes collègues en nécrophilie parlent à coeur ouvert en aimant avec leurs regrets pour purger leur reste de conscience.

J’ai longuement hésité entre les patients et ma patience, il est donc temps.

Au sommet de mon art de psychotrope en soutane, je prends ma retraite dorée pour bons et loyaux services, je m’invente une mission divine et je confonds don de soi et suicide, à moins cela soit la même chose.

Résultat des courses, je me retrouve à la place des patients, un fiasco expérimental et une réorientation professionnelle, placebo le jour, poinçonneur la nuit.

Coincé entre mon job de starlette de bénitier et ma nouvelle passion pour la liqueur, je me répète sans trop d’espoir que je ne changerai jamais.

Moi qui buvais le sang du Christ en week-end, entre amis, j’ai perdu la foi, pas la soif.

Quelques gouttes suffisent, quelques doutes subsistent, mais les instincts ont eu raison de mes convictions.

Puis, au hasard de la détresse, après des nuits d’exode, je l’ai croisée, elle, qui donna pour toujours un sens à mon vice.

Tiraillé entre la première fois et le viol, l’amour à long terme et une passion suicidaire, je la dévore plus que je ne la désire, je la torture plus que je ne veux la détruire.

J’en veux pour preuve ces regards que je ne lui rends pas.

Ma première infraction sur sa peau laiteuse fut aussi violente que vitale. Revenu parmi les vivants entre ses cuisses, j’ai goûté aux péchés ainsi qu’au pardon en même temps. Sa bouche pleine de moi, son corps s’abandonnant sauvagement au rythme des gémissements confus, ses yeux à la dérive reprennent les affaires là où ils les avaient laissées, dans les miens.

Mais, elle n’était pas mienne, de la convoitise à l’adultère, j’étais condamné au meurtre, donc acte, pour enfin avoir droit à cette culpabilité menant à la monotonie à deux, cette douce agonie qui précède cet ennui dont on ne revient pas.

Une fois l’irrémédiable accompli, la morale refait surface comme pour mieux nous punir de ce que nous sommes devenus, alors moins tu m’aimes, plus tu les désires, autant je t’attends.

Notre maison nous sert de tombe de luxe, les visites y sont autorisées, mais plus personne ne parle vraiment en fixant ces photographies qui vieillissent sans nous !

Au moment précis où l’amour devient une habitude, il n’y a plus de plaisir, que des regrets individuels et des remords en commun, alors la violence domestique devient l’unique preuve à conviction de notre premier baiser.

Je t’ai tuée en te donnant ma maladie pour avoir quelques instants de vie près de toi, il ne me restait que le mépris ou le vol.

Depuis tu te venges de nous, en t’humiliant, en m’oubliant, en nous perdant, en offrant la mort à autrui avec ou sans son consentement, parce que ton visage a la douceur de l’innocence et que tu as le goût de l’interdit.

Et puisque ce qui n’a pas de fin n’a pas de sens, j’ai cherché la lumière pour nous deux, pas celle qui donne des réponses à la carte, celle qui vient sans prévenir, discrètement, en nous caressant, sans promesse d’un futur à conjuguer ou même d’un ailleurs à haïr.

Je préfère te garder une dernière fois contre moi, lentement, en silence, sans un mot de trop, plutôt que de te dire un de ces au revoirs qui n’engagent personne. Et en fermant les yeux sur le peu de rides de ton monde, le soleil s’est levé pour nous disparaître à jamais.

En perdition au milieu de tous dans une rue déserte, elle s’évade le temps d’une nuit pour retrouver une vie qu’elle n’a plus, mais elle reviendra comme à chaque insomnie.

Elle empruntera les sombres desseins de la ville, le monstre urbain au teint grisâtre, à l’haleine polluée, au destin jamais scellé et aux fêlures à l’âme. Il prend toujours plus qu’elle ne donne en faisant courir les Hommes derrière des titres, des chiffres ou un peu de bonheur en viager.

La géométrie des lieux négocie sa personnalité aux illuminés qui l’habitent entre deux journées de travail, entre le mutisme de l’heure du crime désinhibé de tout ordre et la prudence des alcooliques reconnus par les poubelles qui évitent poliment de trop les connaître.

À la croisée des chemins, aux détours d’une silhouette pressant le pas, on se suggère que les ombres fuyantes nous mèneront à une terre promise ou un cul de sac.

Quand je vois la vie depuis chez moi, tout me semble millimétré à la seconde près de la mécanique de la violence à la magie sentimentale, alors que nous ne sommes qu’une succession d’accidents dans un jeu de hasard appartenant à une boule qui tourne sur elle-même.

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fullsizerender 19

Rare sont ces instants de pur bonheur télévisuel où la boîte à image nous donne une leçon de civisme pragmatique, voire de modèle de société.

Le choix de la passivité assumée devant l’écran équilibre les obligations d’actions électorales, ceci permet au libre arbitre et à l’arbitraire de coexister durant la même demi-heure.

Certes « Plus belle la vie » est un reflet informant de l’esprit républicain à avoir et aussi invoqué en vain par l’exécutif dans le débat public.

Mais le système de narration basé sur l’omniscience n’est pas étranger à cette admiration pudique, qui se situe quelque part entre le voyeurisme intimiste et l’exhibitionnisme des jours de gloire.

Dans l’ère du divertissement à tout prix, il est parfois assez anodin de passer du message au massage, car le premier n’a de sens que si sa cause pratique l’empathie et le second n’a de cause que s’il est empathique avec toutes les pratiques sans sens.

Parmi les grosses ficelles de Plus belle la vie, voici celles qui promotionnent le plus le projet quinquennal :

– les prises d’otage doctrinaires à la chaîne et le terrorisme de la peur potentielle, font office de témoin oculaire du Journal Officiel et des ces lois estivales, tout en promettant un chaos de poche à tous les anti truc, ainsi que les pro machin en cas de crise d’égocentrisme avérée.

– la solidarité de proximité et l’humanisme occasionnel via le culte du compassionnel entre Sdf sur la voie de la rédemption et sans papiers sur le chemin de l’aéroport.

– les mœurs solubles dans l’économie et la morale à la gueule du client en prouvant que la trahison au nom de la réussite est pardonnable si elle profite à un moment donné à la communauté, même partiellement.

– le sexe et le cul, sont deux choses différentes, le premier échafaude un organigramme et le second n’est qu’un vulgaire organe, d’un côté il y a un contexte de l’autre se trouve son prétexte.

Ce programme d’anticipation parie sur le principe du déjà vu pour se fabriquer un passé cohérent.

Afin de déculpabiliser nos têtes pensantes, garantes d’une certaine consanguinité culturelle, la norme a décidé de nous imposer des minorités visibles au gré des trous médiatiques et des flashbacks mémoriels.

Si j’étais bêtement de gauche, je me dirais pourquoi pas, mais sachant que le but se place plus au niveau de la repentance à bas prix que de la représentation par le haut, j’avoue être dubitatif ou peut-être insuffisamment intégré.

Une scène de « Plus belle la vie » m’a interpellé ces derniers jours, une discussion entre un individu A vieux, blanc, riche et vicieux et un individu B jeune, noir, pauvre et vicieux.

Le premier emploi le second afin qu’il espionne un tierce partie pour obtenir de quelconques informations sur une association du Centre Afrique que l’individu A subventionne.

Avec ces données, l’individu A va pouvoir rompre le contrat humanitaire qui le lie avec la dite structure en Afrique, et là, dans un esprit à la fois paternaliste et tribal, il demande à l’individu B si cela ne lui pose de problème de conscience d’enlever le pain de la bouche de ses semblables.

Celui-ci de lui répondre, avec ce sémillant accent de racaille qui sied à merveille à nos minorités visibles, par un laconique et révélateur « moi j’suis Français ».

« Plus belle la vie » a réussit là où toutes les politiques d’intégration et de la ville ont échoué.

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OPA électorale

Je n’arrive pas à choisir entre l’échec d’une OPA et l’euthanasie de la françafrique
(Serge Dassault 0 – Omar Bongo 1)

L'ultime silence

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polemique-politique

offre du scandale idéologique



La polémique enrichit ses promoteurs autant que ses clients qu’elle distrait.

L’offre du scandale idéologique est indexée sur le taux d’ignorance des masses et le niveau de fascination des médias.

Il y a quelque chose de fantasque d’avoir la possibilité d’injecter du burlesque dans une pratique démocratique ubuesque.

Le système narratif de la polémique est basé sur la multiplication à l’extrême des apartés.


La confusion des genres de l’époque – liant politique, spectacle et sentimentalisme – permet à l’émotion de dicter ses vérités au doute raisonnable.

La polémique pérennise le besoin de procuration des sans pouvoirs et des rebelles éternels.

Lorsqu’il n’y a plus de frontière entre la noblesse et la simulation, le mensonge devient le principe moral de l’honnêteté.

Les belligérants profitent des dégâts collatéraux que subissent les alibis et créent des produits dérivés à durée limitée pour les hebdomadaires.

Depuis que l’image surpasse les mots et leurs sens et que le zapping incessant amnésie et amnistie le moment présent, en le perpétuant à l’infini, on ne jure plus que par les slogans et logos.

Le turnover compulsif des chaises institutionnelles provoque une inflation du carriérisme chez les serviteurs de l’Etat post-providence.

Quand les services de communication prévalent sur l’exécutif, le médiatique construit l’éthique.

Sachant que la visibilité a pris le pas sur la lisibilité, la surenchère publicitaire et factuelle est primordiale.

La pratique quotidienne du coup d’éclat au nom de la justice et le comportement cannibale régulateur d’Etat engendrent une course à l’audimat qui échappe au contrôle du bon sens.

La victime devient l’assassin car la pensée est devenue parole.

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robert_gates

Je n’arrive pas à choisir entre la paix préventive et les excuses à retardement
(Robert Gates 0 – Ségolène Royal 1)

segolene-royal

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