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Archive for the ‘Teaser en série’ Category

The Rules Of Attraction

J’ai renié la gravité le jour où mon premier black out a battu l’apesanteur par KO.

Si match retour il y a, il se déroulera après l’arrivée aux urgences et avant le lavement.

Entre le sol et le ciel, j’appuie sur retour rapide pour faire avancer le film de ma vie, essayer de trouver un sens à ce qui n’en a pas.

Alors, si tout est une question d’éloge funèbre je me proclame immortel, de mon ennui le plus profond à l’hystérie la plus collective.

Plus on est de fous, plus on fuit.

Puisque qu’il n’y a plus de deadline pourquoi observer la timeline, pourquoi continuer à employer des mots d’anglais au lieu du chinois ?

Hum ? Quoi ? Je répondrai à cette délicate interrogation existentialiste, sûrement sur le trône lorsque je me serai totalement extirpé de mon coma habituel ainsi que de mon vomi personnel, enfin, je n’en suis pas sûr.

Autour de moi, tournoyant sans s’arrêter, une collection de poster encadrés et poussiéreux prouvant que la pop culture est plus une religion qu’un business, contre mon front une paire de sneakers édition limitée gluantes qui ne m’appartiennent pas, comme le reste de la chambre d’ ailleurs.

« Où je suis ? » c’est un meilleur échappatoire que « qui je suis ? ».

Un dernier sourire sur l’inconnue que je ne veux pas connaître, la frontière de la porte péniblement franchie, j’arpente chancelant, au petit matin de midi, ce couloir que je connais décidément par cœur, par cul…

J’aperçois finalement la lumière au bout du tunnel, ébloui par le monde, j’accèderai peut-être à la rédemption ou un café, une fois que mes yeux cachés derrière la fine couche de crasse de mes lunettes de soleil, décorant un automne sous assistance respiratoire en attendant l’hiver, auront trouvé asile entre mes paupières et mes cernes.

Certains ont une double vie, quand je doute encore que la mienne m’appartienne en constatant d’un rictus nerveux comment je peux la détruire avec trois doigts et une seringue, juste comme ça.

Quand il n’y a pas de stigmates, il n’y a pas de plaisir, demandez à Jésus !

Sociabilise-toi, on m’a dit petit, je suis un élève appliqué en faisant dans l’humanitaire entre toxicomanes en manque de problème et dealers qui veulent en avoir à tout prix.

Parfois les négociations tournent à l’explication lorsque le service après vente n’existe pas et que le distributeur veut son retour sur investissement, donc les gémissements font les coupables et les retards construisent les exemples.

Les fractures ou les fractions, je ne sais pas, mais on ne guérit pas de ce que l’on a perdu, alors la plupart se bercent d’hypothèses plutôt que de vivre face à leurs échecs chaque matin en se brossant machinalement les dents pour entretenir la vitrine de la machine à créer du vent.

Je ne crois ni aux signes des astrologues ni au destin des marionnettistes, mais une lettre anonyme au parfum de futur, pourquoi pas ! On s’accorde avec le déni qui nous rassure le plus.

Devenir accro à un bonheur hypothéqué, quoi de mieux pour un vendeur de rêve à la demande ?

Dans le creux des reins de la nuit on change, on se mélange, on voit rouge, on déroge, on s’érige, on s’arrange, on enrage, on se fige, on se mélange, on change, puis on se venge et les deux aspirines qui se désagrègent en pétillant militairement au fond du verre nous interrogent.

Quand on vit de prétextes plus ou moins douteux, on a toujours une excuse valable pour ne pas assumer.

Il faut dire que le sexe a plus d’ avenir que l’amour, à nous regarder, nous, le peuple des relations bucco-génitales qui ne peut pas s’empêcher de l’ouvrir, même pour faire silence.

Mon pays c’est mes névroses, je peux partir en guerre pour un câlin, un regard de travers, mais principalement parce que mon cœur n’a jamais eu les couilles de mon ego et je préfère le lit d’autrui à la solitude du mien.

Les moments de vérité j’ai toujours su les rater avec un professionnalisme certain, il ne me reste qu’une voie de garage ou un cul de sac, mais comptez sur moi pour préméditer un carambolage à la sortie de la boîte des enfants avec un permis de mourir.

La prévention construit une clientèle plus qu’elle ne la dissuade !

Avant de m’enterrer dans la concession voisine de celle de mon revendeur agréé de poudre aux yeux, il me faut combler mon prêt étudiant et les espoirs parentaux dans une salle de classe remplie à la hâte d’une mosaïque qui mériterait un bon lifting et fournie avec le prélat érudit, enfin plus que ces fidèles, faisant autant cours qu’un speed dating.

M’instruire ? Pourquoi faire ? Je ne vais pas apprendre l’existence dans un bouquin, j’opte pour un aquaplaning dans un verre d’eau, de redbull, de rhum ou une chirurgie à cœur ouvert par mail interposé.

Pourquoi les pécheurs parlent toujours de morale comme de la liste des courses du samedi après-midi ?

Chacun comble son enfance dans la désintoxication possible et la luxure plausible, certains pleurent secrètement leurs fantômes parce c’est encore plus dur de grandir à plusieurs plutôt que seul et les derniers montent une arnaque à l’assurance avec leurs démons le vendredi, samedi et dimanche, selon leur boutique.

Je ne termine jamais ce que j’ai commencé, comme l’autre soir dans tes bras, dans tes draps, je ne termine jamais ce que j’ai commencé comme la vie en général, je ne termine jamais ce que j’ai commencé comme cette

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Southland Tales

J’observe la fin du monde du fond depuis mon hamac, un verre à la main et l’autre sur tes reins.

À vouloir toujours et encore changer les choses, j’en ai oublié les gens, ces mêmes gens qui font de moi un puzzle ou une pièce unique.

Par habitude, on apprend à vivre dans un musée et l’on se croise les uns les autres un peu gêné, alors on regarde ses pieds, mais plus ses objectifs !

Trop de pieds, de pas, d’histoires, de chemins pour je puisse suivre quoi que ce soit, mais je comprends et peut-être j’apprends ce que je suis en voyant qui je fuis.

Depuis je préfère les miroirs à la psychanalyse !

Les hommes de plomb tremblent, les murs frémissent, la terre défaille et c’est à mon tour de jouir.

Aujourd’hui, c’est la fête du chaos, les instincts débridés des uns construisent en toute hâte la peur du néant des autres, alors disparaissons ensemble !

Pour une fois, pour cette fois, donnons-nous la main – pas pour une cause perdante ou un jeu d’enfant – mais pour se rappeler à quoi cette dernière servait, avant que nous perdions tout notre temps à nous applaudir les uns les autres.

Dites merci à cette peur animale qui vous traverse et aimez vous…

J’ai vu mourir le World Trade Center, l’A.S. St Étienne et la télé hertzienne, qui nous pleura donc ?

Personne, ou peut-être notre créateur et vendeur en nous lisant sur sa pile de publicités démodées dans ses toilettes capitonnées.

Mais sous ses pieds, la ville court à sa perte comme chaque jour sans penser un instant que celui-ci serait le dernier !

Le dernier meurtre de masse au nom de la démocratie côtoie les derniers adultères d’un excès de monogamie dans la plus pure des logiques, puisque tout est lié, acceptons nos liens !

Les chantages d’une nuit se conjuguent aux complots d’une vie.

Et après cela, le monde bascule d’une folie ordinaire à une résignation exceptionnelle sous le joug d’une foule ivre de se regarder dans le blanc des yeux sans avoir aucune raison de se parler.

Une minute de silence pour tout ceux qui ne le connaissent pas !

Je me fabrique des idylles copiant celles de nos idoles pour nos vies sans idéal.

J’ai perdu pied le jour où je me suis senti pousser des elles, gangrené par un bonheur sur mesure.

Nuit après nuit, lit après lit, je me réveille avec un arrière-goût de progrès dans la bouche, puis j’effrite le reste de la matinée entre la chambre et la douche, en évitant soigneusement de penser, le visage concentré en fixant la poignée de la porte.

À force de courage ou de fainéantise, je tire des plans sur la comète, du canapé au téléviseur, moralité je crois en ce que je dois, rien d’autre.

On m’a dit d’aimer, de procréer, de ne pas tuer et tout le reste, pour être sûr que nous savons obéir !

On voudrait me faire croire que j’ai le choix, que mon avis compte et surtout que quelqu’un se souviendra de tout ça, sans savoir pourquoi.

Les pertes de mémoires valent bien ces vérités de toujours.

Alors, je voudrais m’envoyer en l’air jusqu’au 7ème ciel, tutoyer le nirvana, mais le plafond m’en empêche, si vous saviez, d’aussi bas que vous êtes, en attendant pieusement que ce même ciel ne vous tombe sur un coin de la tête, parce que c’est comme ça, parce que c’est écrit.

J’aimerais être vaguement humain le temps de la Fin et arrêter à ce moment de prier la technologie. Moi, le moyen de la chaîne alimentaire, je réalise que je ne suis qu’un animal de compagnie, plus domestiqué que civilisé.

Rien ne se perd tout se revend, je ferai de l’apocalypse le dernier hit sur ton téléphone portable où se reflètent ton teint artificiel, ton sourire en image de synthèse et ta dentition de carnassier végétarien.

L’homme moderne sait qu’il sera le dernier, mais il préfère railler le passé et prendre le peu d’oxygène qu’il reste du globe en otage.

La ville, elle, elle sait, elle le sent, elle se décompose peu à peu, au fur et à mesure que l’heure sonne et qu’elle oublie les morceaux de vie qui l’anime.

A vrai dire, je me suis souvent demandé en disparaissant progressivement dans la foule désorientée des grands jours de consommation, ce qui distinguait un kamikaze d’un suicide collectif ?

C’est peut-être que l’un des deux se pose encore des questions, alors que l’autre a arrêté pour aménager son emploi du temps !

Quand il n’y a pas plus de cris que de bruit, on peut s’attendre à ce qu’il y ait plus d’absences que de silence.

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The Wire 2

Les murs ont des oreilles, pourtant personne ne leur parle.

Avec ma collection de cicatrices, je crois plus au pragmatisme qu’à la rédemption.

Je pourrais attendre patiemment la réinsertion ou le jugement dernier, mais je n’ai jamais eu de penchant pour la science fiction.

Je voudrais passer à table, mais la faim me tiraille, car je sais que j’ai plus de chance d’avoir une épitaphe qu’une autobiographie.

J’ai besoin qu’il y ait plus de crimes que de coupables, pour que l’ordre ait un sens, pour mordre et que l’on me l’ordonne.

Les désirs de futurs en commun font les promesses de réussites individuelles.

La vie rêvée se venge de tout ce qu’elle n’a pas pu, de tout ce qu’elle n’a pas voulu quand la misère a frappé à sa porte.

Qui a dit que les mauvais cauchemars passaient et que les monstres n’existaient pas ? Sûrement ceux qui les fabriquent, puis les entretiennent pour mieux les combattre un soir de sondage.

Je préfère avoir le moral que la morale.

Le code pénal n’est pas un guide de survie en société, alors la rue trouve une forme de justice sociale dans l’argent sale.

Gardez bien à l’esprit que la loi du plus fort n’est rien face à celle du plus résistant.

Les gyrophares rythment tout, mes insomnies sans chagrin raisonnable, les jours de minimas sociaux, mes gueules de bois pour une mise en abîme, les nuits où l’on fait semblant d’aimer à deux, la messe pour acheter un peu de foi, les récréations où les enfants n’en sont déjà plus.

L’école a la mémoire trop usée pour se remémorer à quoi pouvait bien lui servir ses mains.

Pour former les nouveaux citoyens, on envoie ceux qui ne croient plus en être, ou pire, ceux qui pensent que le mensonge est acceptable au regard de leurs échecs.

Je vote plus par habitude que par conviction.

J’aimerais que l’on organise un suffrage universel pour désigner Dieu, une fois pour toute. Je me lasse d’être tenu en laisse par ses subalternes car ils meurent plus vite qu’ils ne mentent.

Laissez-moi parler au proxénète, m’entendez-vous ?

J’ai vu l’information passer du devoir au pouvoir sans que nul ne se plaigne du voyage, enfin, jusqu’à l’arrivée.

En avoir plein les yeux, c’est sûrement plus important qu’en avoir dans la tête ou même dans le pantalon, du moment que la simulation est parfaite.

Ce qui différencie un fait probant d’une vérité vague ? Le nombre de personne qui y croit !

Demain tu pourras voir l’ennemi public numéro 1 se confondre avec ton concitoyen célèbre préféré et secrètement, tu aimeras les deux.

Apparemment j’ai le choix entre être une victime et un criminel, dans le deux cas le public scandera mon nom.

Quand la journée s’écrase en catastrophe sur ce goût d’inachevé logé dans ma gorge, je me pince pour être sûr que tout ça est bien vrai, afin de me rassurer.

Mais en fait, j’ai besoin d’un verre de plus pour tenir le coup au cas où demain viendrait à voir le jour.

Entre mes besoins et mes envies, mon cul bascule.

Finalement, comme souvent, je me retrouve avec une inconnue, dans un lit qui n’est pas le mien non plus, c’est déjà mieux que la solitude, enfin c’est peut-être ça, la solitude.

Le bien et le mal, ce n’est qu’une histoire, une belle histoire si tu le veux, continue à dormir.

Personne ne t’attend et ne compte sur toi, remplis les cases, satisfais les quotas, deviens une statistique et tout ça pour quoi ?

Je me demande parfois, au crépuscule de nos actes manqués, comment fait-on pour continuer une guerre lorsqu’on sait qu’elle ne se terminera jamais ?

Sûrement parce que nous ne sommes pas plus cons qu’ils le pensent, mais moins que ce nous voudrions.

Alors j’ai choisi l’arme au lieu de l’âme parce que la première a un prix et la seconde n’en a pas. Je ne suis pas philanthrope.

J’ai dû me perdre entre la vitrine et l’arrière-boutique pour avoir autant chercher la sortie.

J’ai vu la ville s’éteindre de tout son peuple pour ne jamais se réveiller.

Une prison comme on les aime, ouverte 24h sur 24h, même le dimanche, avec plus de ciment que de sentiments, plus de morts que de vivants.

Et les hommes dans tout ça ! Je pense que personne ne leur a dit qu’ils faisaient juste partie du décor.

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là-haut

Enfant, aux enterrements, le prêtre se sentait toujours obligé de venir me dire que tout allait bien se passer, ça ressemblait plus à une directive du personnel qu’à de la compassion.

Son patron devait être en plein redressement fiscal, épiscopal et il a oublié d’envoyer un mémo.

Regarder en arrière, cela n’a jamais fait de mal à personne, mais quand il n’y a plus rien à voir, mieux vaut fermer les yeux.

Le repos éternel ? Et puis quoi encore, la sieste crapuleuse alternative, la grasse matinée partielle ?

Cher vendeur de pardon, montre-nous dans quel rôle tu es le plus crédible, celui qui dort ou le mort.

La vie est un site de rencontre et une roulette russe, on ne sait pas sur qui l’on va tomber et qui nous fera tomber.

Je ne suis que de passage dans cette salle d’attente.

Fais comme moi, prends un magazine, fais semblant, souris à ta voisine et lève-toi lorsque l’on t’appelle.

Durant la ballade, tu as le choix entre les œillères ou la muselière pour affronter le compte à rebours.

Vivre en laisse ? Ça a ses avantages !

Là-haut, je ne préfère pas parier dessus, sur ce que je n’ai jamais vu, c’est ce que je me dis en fixant mes baskets, le sol, déçu.

Ceci étant dit, être propriétaire de 21 grammes de spiritualité, c’est sûrement du plus bel effet à l’heure du jugement dernier, mais ici-bas, éduqués au péché originel, les Hommes font la queue pour croquer la pomme.

Satisfaits ou remboursés, messieurs, mesdames pour les réclamations merci de vous adresser à votre main droite la plus proche.

Peut-être la femme de ta vie depuis le jardin d’enfant, peut-être la femme d’une nuit à l’abri d’une ruelle.

C’est la bonne, la prochaine, la dernière, mais c’est toujours une question de vie ou de mort.

Je ne connais pas le visage du bonheur, mais je peux déjà spéculer sur le nombre de liftings réalisés au nom du décor en carton de pâte de la famille idéalisable.

J’aimerais bien être aigri, cynique pour que nous soyons tous sûrs que seule parle ma tristesse de fond de bouteille.

Mais l’amour, c’est comme une boîte de chocolat, quand tu n’en as pas, tu veux celle des autres plutôt qu’avoir la tienne.

J’ai si souvent partagé ce lit que je ne me vois pas m’y allonger seul, hum, je n’ai jamais appris à le faire.

Elle tout essayé, pourtant, la pédagogie en l’apprenant à nos enfants, les menaces en promettant le retour de la chasteté, la corruption en s’adressant directement à mon ventre.

Je n’ai jamais su ce qu’elle cherchait au fond de son sac, pendant tout ce temps, elle non plus en fait, mais le jeu était plus passionnant que le Graal.

Laisser son sac en paix, ce n’était pas une option, je suis donc devenu patient.

C’était elle, c’était moi, c’était nous, c’était tout. Et la plus rien.

Je préfère la poussière au cimetière, tu n’es jamais partie, alors j’évite de sortir.

Et le monde continue à tourner et notre histoire à se répéter dans la maison d’à côté.

Le jour où il ne nous reste que des souvenirs de l’autre, c’est qu’il est trop tard ou que ça ne va pas assez vite.

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JPOD

Je vous souhaite la bienvenue, ici, chez nous, chez vous, nous n’avons pas la culture d’entreprise, mais l’entreprise de la culture.

Meeting, happening, même combat !

Vous faites partie de la famille, abandonnez votre thérapeute, Dieu et votre amour propre, nous, nous vous aimons pour ce que vous êtes, ce que vous faites.

Je dois avoir la gueule de l’emploi et un petit quelque chose en plus de spécial ou alors, les fosses communes sont toutes équipées de machines à café.

Souriez, vous êtes officiellement mort, un CDI dans le portefeuille et une hypothèque de la maison du bonheur dans les promesses de fidélité.

Maintenant, les infarctus précèdent les calvities.

Caché dans une petite boîte trop parfaite pour être vraie, j’en construis d’autres pour vous tous, avec l’espoir que vous adoriez votre prison.

Je divertis le peuple en me faisant de l’argent : où est le mal ?  Tant que l’on ne me transfère pas vers la hotline ou le service après vente.

Il y a des vices acceptables, voire rentables, alors les plus scolaires d’entre nous préfèrent les participations aux bénéfices de l’industrie des pixels à l’argent sale des paradis artificiels.

Le crime, c’est tout de même mieux depuis son salon ?

L’obésité ou l’overdose ? Tout est une question de promotion !

Je me log chaque matin naturellement d’un air supérieur entre l’automate et le pantomime, pendant que tu pointes la misère sociale sur ton bleu de travail, derrière une machine qui ne peut penser sans toi.

Parfois, je me dis que l’esclavage c’est comme la mode, à force de suivre le mouvement, on pense l’incarner.

Peu importe les coups de fouet, du moment que l’on peut les revendiquer le premier.

Des régiments d’individualistes, vivant leurs ambitions par pack de six bureaux, dans un open space respectant les règles d’hygiène, mais pas celle de l’intimité.

Nous avons tous les mêmes diplômes.

Mais forte heureusement, en phallocratie, les droits de la femme ne font pas les salaires de la femme.

Pour rester dans les annales de l’entreprise certains font des dépressions, les autres des enfants.

Je préfère mes névroses souvent imaginaires, parfois obsessionnelles, à la monotonie de cette folie remplissant mes déclarations d’imposition.

Tous pensent réfléchir différemment, mais ils agissent de la même manière, dans le même sens, vers le même but.

Mais moi, j’ai des projets, je suis ne pas comme les autres, je combats le système de l’intérieur, un jour vous verrez !

En attendant, je fais semblant, j’achète quelques machins, je possède quelques trucs, pas grand chose, toujours dans la limite de mon découvert, pour ne pas attirer les soupçons, je prends un crédit, je file droit.

Je crois en ce que je télécharge, en toute légalité.

Certains ont des croisades humanitaires ou pédophiles, les autres des croyances nécrophiles ou mythomanes, moi, j’ai juste un besoin d’exister, je ne suis pas pareil, je me suis mis au bricolage.

Les jours d’ennui, j’hésite entre faire un don ou une OPA.

Un petit décontractant après le travail, entre collègues ou seul, un remontant dans ma voiture chaque matin en voyant le bureau se rapprocher dangereusement, un petit coup de pouce une fois la porte des toilettes close.

Moi, depuis le troisième bureau sur la gauche, celui avec le portrait de famille décomposée et ma figurine Green Lanterne achetée durant mon temps d’inertie sur E-Bay entre la première pause cigarette et le dernier mail groupé glorifiant un con et sa webcam, moi, je sauve le monde, demandez à mes euphorisants remboursés mais génériques, je combats l’horloge du lundi 08H00 au vendredi 17H00.

Je veux me faire un nom en perdant mon identité, dites bonjour à l’absurde banalité.

N’oubliez pas de mettre votre nom au feutre sur votre badge, prenez une viennoiserie et attendez la première vague de licenciement économique, en silence, gêné, comme à votre arrivée dans l’ascenseur.

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crank high voltage

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa…

Je sors d’un coma ou je m’y dirige, gaiement.

Tout bascule sans jamais tomber.

Les pupilles dilatées, plus rien à télécharger, à zapper, à éteindre.

À bout de souffle, à bout de nerf, en bout de route, je cherche encore plus d’asphyxie, plus de haine, plus de bitume, de vertige en solde, d’adrénaline standard.

J’ai dans mes poings ce que ma tête n’a pas su dire avant le coup de pression et dans ma gorge ce que mon âme n’a pas su taire durant tous ces nuits de cauchemars.

La vitesse tue tout, même la mort, donc la violence ne peut-être que gratuite.

Alors ce qui sépare un coup de pied au cul bien placé d’un traumatisme crânien hasardeux, c’est mon appréciation du jour du mot « modération » sur ces bouteilles vendues en toute légalité par les pouvoirs publics chez mon receleur de mort le plus proche.

Il y a ceux qui brutalisent pour faire mal, pour gagner et ceux qui le font naturellement sans rien attendre en échange.

Gardez mon acte de naissance, rendez-vous utile et passez-moi les pansements, le mercurochrome et une bonne épitaphe en lettres capitales.

Tu ne peux en aucun cas jouer à la vie impunément et demander un remboursement de quoi que ce soit dans la même partie.

La sécurité, cela n’a jamais été une garantie durable, mais c’est une promesse éphémère. Perds le contrôle avant qu’on ne t’arrête sur le bas côté de la route.

Comme les phares d’une voiture devant les yeux d’un enfant à la sortie de l’école, je guette ma proie.

Au volant de ce qu’il me reste de temps à brûler, j’hésite entre le défibrillateur et la panne moteur, un verre de vitamine C et l’injection létale.

Mais lorsque le paysage ralentit lamentablement jusqu’au point mort, je scrute l’apathie de ma montre et la distance qui m’éloigne de ma prochaine victime, puis j’attends le prochain mur, le prochain platane, en face, en frontal, droit dans les yeux.

Il se peut qu’il me fasse un aveu ou que je fasse une overdose, avant le choc, le dernier.

J’ai pris la vie par les deux bouts sans jamais en voir la fin, ni en comprendre le début.

Et la même chanson psychédélique, assourdissante martèle son refrain à mes tempes, puis mes oreilles saignent de ce que mes tympans ne peuvent admettre.

Le monde fabrique ses révolutions en tournant sur lui-même. Je fais pareil, mais en mieux, je ne mens à personne et nul ne mourra en mon nom !

La mâchoire en kit et le cœur réduit en poudre, j’attends que reprennent les hostilités entre gens bien.

J’ai plus bandé par omission que je n’ai aimé par conviction, mais au moins je suis honnête ou en phase terminale.

Je vous laisse nettoyer en partant, je médite sur ce qui serait le mieux pour mon avenir entre un gâchis et une gâchette. Je change de vie comme je change de lit.

Prenez le temps durant mon oraison funèbre, après cette page de publicité, je n’existerais déjà plus.

Je ne cherche pas à savoir. Une dépendance à un excès de lois pour les cons engendrera plus de crime légitime, plus de sang vengeur, plus d’honneur retrouvé, plus de répression homologuée, plus de liberté usurpée, plus de plus, mais en vain.

Un jour végétarien, l’autre cannibale, jamais satisfaits.

Je n’ai aucune explication à confesser en réalité, aucune excuse à fournir en vérité, pas de leçons à donner à la majorité ni de conseil mensonger pour te border.

Dis toi que je suis plus vrai que Dieu.

Depuis que le meurtre est à portée de main, on a crée des règles afin de prendre plus de plaisir à les enfreindre. Les X commandements ne sont qu’une arnaque à l’assurance.

On voudrait que la mémoire facultative et la sagesse populaire servent autant de bâton que de carotte. Mais je ne sens plus les coups et j’ai perdu l’appétit.

Je fais l’impasse sur l’Histoire, mes toilettes ne se souviennent déjà pas ce que j’ai bu ce matin, merci de m’épargner les détails sur la gueule de bois de ce soir.

J’ai plus pris mon pied que mon temps. Et pour cause, j’ai préféré crever plutôt que d’être en retard.

Game Over

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MOON

Dans l’espace personne ne m’entendra crier, prier, pleurer, aimer.

En y réfléchissant, c’est la même chose sur Terre. Dites-moi qu’elle est la différence entre le silence et le bruit ?

Pas grand chose, alors…

Vivre ensemble ou séparés ? Il faudrait prendre une décision, la bonne, la meilleure pour moi, apparemment. Je ne choisis pas.

Comme la plupart, je passe plus de temps à parler qu’à écouter et quand l’occasion d’entendre se présente, je préfère nier toute présence étrangère ou même la mienne.

Observez autour de vous, il n’y a plus rien à défendre, cessez de parler pour nous, d’ailleurs vous n’êtes pas là, ici.

Et les années passent comme ma raison, péniblement mais rapidement et je ne me souviens plus de rien, tout en avançant, comme ça, sans rien dire, sans rien attendre.

Finalement, je choisis de tuer le temps pour ne pas lui laisser ce plaisir, en parlant seul, rarement au futur, souvent au passé, le regard toujours absent, mais jamais loin.

D’où je suis, sans pouvoir rien toucher excepté cet écran, je peux voir la Terre mourir, ton pays croupir, ma famille vieillir, l’avenir au passé.

J’opte pour mes petites habitudes sans lendemain plutôt que la grande lassitude de la postérité, en gestation entre l’inconnu et l’infini.

J’ai dû me méprendre à parler de voyage en faisant du surplace.

Encore, un moment, un instant, une minute et plus rien, jusqu’à la prochaine fois.

Je ne me lève plus pour me lever, mais juste pour ne pas crever !

Dans l’espace, mieux vaut avoir un ennemi imaginable qu’un ami imaginaire.

Je préfère la peur à l’ennui, le besoin à l’envie, la vie à la sécurité.

Intelligence artificielle, ordinateur, robot, machine, on s’obstine à mettre des noms sur des choses pour les contrôler, puis pour être sûr de ne plus les comprendre.

Le problème n’est pas que je parle à mon répondeur, mais que celui-ci me réponde.

Alors, je suis ma propre marionnette et je tisse des liens avec ceux en qui je dois croire pour mon salut plus tard, pour ma survie maintenant.

C’est une histoire de fou, une histoire de flous, une histoire de nous.

La lune, c’est comme le reste, c’était mieux avant. Elle ne fait plus rêver personne.

Et je suis là, en solo, ne sachant pas si je préfère sombrer dans la folie ou accepter demain.

Les gens, c’est tout de même pratique, cela comble l’angoisse.

L’homme se passionne pour les casse-tête afin de garder la sienne, pour tuer tout doute raisonnable qui nous éloignerait de cette ignorance qui fait de nous des gens heureux.

Il y a quelqu’un d’autre ici, dans mon crâne, chez moi, dans mes certitudes et lui aussi pense la même chose.

Je suis plus perdu que perdant.

Je ne sais plus qui je suis, je ne sais pas qui je fuis, mais je cours quand même, en orbite, c’est déjà ça.

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District 9

Il y a ceux qui font les frontières et ceux qui les subissent.

La tolérance a des limites, elles sont monétaires, et quand les caisses sont vides, il faut faire le plein de spectacle.

Le meilleur dans le meurtre individuel, traditionnel, et encore plus dans celui de masse, moderne, c’est peut-être lorsqu’il est réglementé par la croyance politique en vigueur et plébiscité par les émotions de la majorité des cons, en puissance.

Cette double impunité, de la tête et du cœur, garantit une amnésie partielle et le révisionnisme nécessaire à la bonne éducation.

Au regard des réalités administratives, le réfugié de base devrait avoir la décence de penser « exode », avant de parler exil, par souci protocolaire, bien sûr.

Si un quelconque parasitage du patrimoine mondial est concédé par ces principes tendrement séniles qui ont un sens uniquement dans ces livres officiels, oubliés, alors, marcher au pas semble être le minimum à respecter, puis à adorer.

De petits Hommes, haineux, avec des liens trop gros pour les voir, préfèrent l’apocalypse acceptable à un avenir possible, tout cela au nom, du bien, du beau, du mieux.

De petits Hommes, orphelins, jouant à Dieu même le dimanche, imitent presque à la perfection la terreur inoculée dès qu’il n’y a plus personne à qui parler, la nuque inclinée vers ce ciel fuyant.

Le génocide, intelligent et économe, passe forcément par l’avortement.

L’ordre précède inexorablement le changement, dites-vous qu’un peu de chaos ne fait jamais de mal à ceux qui le décrètent, et afin d’endiguer ces menus espoirs d’évasion émancipateur, dispensez quelques cours d’insalubrités et d’insécurités dans votre camp de déconcentration le plus proche.

L’apartheid n’est plus ce qu’il était, la faute à un manque de volontaires, mais qu’à cela ne tienne, une exhumation en bonne et due forme se fera au prix de quelques sacrifices aussi accessoires que symboliques et de la découverte quasi virginale d’un nouvel ennemi commun.

Le mauvais goût de certains pour la pauvreté ne connaît pas de frontière finale.

La plupart d’entre eux ne distinguent pas natalité et pandémie, éternité et provisoire, sentence et promesse.

Si l’on veut faire un bilan honnête, l’humanité est une religion qui a fait son temps et nous ne disposons pas de suffisamment de compassion pour être des animaux, alors que faire ?

L’Homme est un loup pour l’Alien.

Entre nous, entre quatre yeux, si l’on recherche viscéralement de nouvelles formes de vie dans l’espace, franchement, c’est pour mieux les massacrer, mon enfant.

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Salif

Entre présomption de délinquance et légitime défonce, il y a l’enfance.

Bienvenu(e) dans la criminalité culturelle le jour, génétique la nuit et l’inflation des polices d’assurance, choisissez vos stéréotypes les plus fantasques, sans effets spéciaux, n’oubliez pas les bavures scolaires d’usage, voire prémonitoires.

Les plus pragmatiques des échantillons d’émeutiers possèdent le permis de l’excuse automatique et les autres, les patriotes qui s’ignorent, eux, ils aiment un bout de rue, un morceau de département, plus que la tension de la mère sur laquelle ils jurent à longueur de mensonge.

Tu aimes comme tu baises, par habitude, pour faire comme tout le monde.

À si souvent invoquer la rue et son cannibalisme économique, il se peut qu’elle vienne réclamer son dû, en nature, devant ta porte, cher client, sûrement voyeur, peut-être voyou, un jour.

Depuis que la misère est devenue un business, il n’y a plus de combat, enfin si, un jour il a existé, ailleurs que dans les regrets manifestes de nos géniteurs ayant confondu un charnier à ciel ouvert avec un eldorado en perte de vitesse sur le bas côté.

Je ne te demande pas de comprendre, mais seulement de te préparer.

Par une de ces nuits officiellement à but non lucratif, tu trônes le regard vitreux dans le vide sur un banc en décomposition depuis toujours et qui ne tiendrait vraisemblablement plus debout sans toi.

Les légendes urbaines ont la vie dure, la part belle, paraît-il, en espérant que le paradis en option et la postérité bling-brille ne soient pas des publicités républicaines.

Beaucoup confondent la nostalgie et la religion.

La confiance universelle, c’est comme le respect pour les faibles, cela ne se demande pas diplomatiquement, elle s’arrache en courant, les muscles crispés, la peur dans la glotte, le souffle court, les dents et le cul serrés.

Ceux qui longent les murs plus que leurs propres ombres n’ont jamais rien perdu en sang, ni gagné un centime, mais ils ont tout vu, alors ne t’étonne pas qu’ils parlent en droits d’auteur à ta place.

Entre un ami imaginaire et la folie ordinaire, il y a l’enfance.

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Psychanalyse du super-héros

À force de nous vendre la loi comme une banalisation utile, la justice est devenue une part de notre imagination.

Les héros, de nos jours, partagent la garde parentale, voire l’affection et se substituent inextricablement aux matraquages moralistes des cours d’éducation civique.

Avant l’âge de raison, on nous inculte le plaisir que l’on doit avoir à se travestir le jour du carnaval comme le veut la coutume et fonction des fantaisies d’un calendrier révolutionnaire.

Passée l’heure de devenir de la chaire à canon, la bagatelle et les paillettes se déportent dans le camp de cette nuit parallèle, sans sommeil, celle qui titube pour faire oublier que les hommes s’effondrent à mesure qu’ils deviennent leurs propres ennemis.

Pour vivre heureux, vivons masqués ou allongés.

Par dépit, je prends ce divan louable à l’heure pour le divin vendu en viager.

Mais à bien y réfléchir, celui-ci ne garantit en aucun cas un quelconque service après-vente aux contrevenants dépourvus de libre arbitre ou d’une donation avec quatre zéro au minimum.

J’ai préféré agir plutôt que comploter, plutôt que militer.

Beaucoup vivent avec un masque de fortune, mais peu le mettent en public et je ne parle pas de leurs problèmes persistants d’identité en perdition constante ou de leurs amours pour une schizophrénie en collants.

Avoir un but viscéral et des convictions contextuelles, c’est peut-être cela le meilleur moyen afin de ne jamais se retourner sur ces pas.

Les traumatismes fabriqués par les pédiatres, puis la personne qui négocie une place dans ton lit, à eux seuls, ils justifient des motifs qui ne le sont pas et les méthodes ne maitrisant guerre la langue du pardon.

Je ne sais pas, je ne sais plus qui je hais sincèrement le plus au fond de ce verre vide toutes les 60 secondes, entre les fantômes généalogiques et les démons platoniques.

Quand il ne me restera plus que quelques souvenirs à restaurer, des mémoires à écrire pour ne pas les publier, ainsi que ces costumes passés de mode même pour un revival, je vivrai enfin avec tous ces miroirs brisés à défaut de tous ces visages que j’ai négligé définitivement pour ne pas avoir à les perdre, le moment venu.

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