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Archive for décembre 2009

Je n’arrive pas à choisir entre la pollution spectacle et le proxénète des écologistes
(Michael Schumacher 0 – L’OPEP 1)

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Cette semaine, au programme de  l’observatoire des sociétés mourantes :

Jeudi 24 : 36 15 Me Myself & I : La première fois…

Dimanche 27 Lundi 28 Mercredi 30 : Teaser en série (20) The Fall

Et la nouvelle rubrique prend encore un peu de retard – elle sera à base de texte, d’animation vidéo et de musique – donc un peu de patience !

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

SS

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Je n’arrive pas à choisir entre la trêve des confiseurs et la guerre silencieuse
(Une tradition perdue 0 – L’industrie des jeux et jouets 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre la justice impuissantes et le vrai pouvoir
(Le TIP 0 – Les buralistes 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre une bétaillère moderne et la nouvelle virginité
(Eurostar 0 – Pie XII 1)

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Moi, je vis ici, dans un coin vierge et désert de ma tête – entre rediffusion de la veille et images inertes – au second étage d’un tout petit musée trop usé pour recevoir des visiteurs attendus depuis toujours. Lui dans son costume repassé, dépassé, il a l’impression de se laisser partir tout en restant ici-bas. Plus personne ne bouge, mais les ambulanciers passent pour un oui et pour un nom !

Avant une ultime représentation et de prendre enfin une pause définitive bien méritée sur un brancard, il subsiste en lui un peu d’air confiné, recyclé et parfois quelques mots articulant des phrases qui restent lettres mortes sur un lit solitaire. Et je les guette ces confessions anonymes orphelines de trop de faux départs, ces derniers morceaux de vie, de vous chuchotés péniblement à qui peut bien les entendre.

Lui n’avait pas encore rétrocédé son dernier juron antidaté, son dernier verdict approximatif tant la mélancolie de cet hiver qui ne s’en va plus et les remords qui n’appartiennent qu’à celle ayant disparu le plaquent à même le sol, quitte à prendre racine avant de ne faire qu’un avec lui. Moi, je suis son assistant dans la mort. Aucun de nous ne le dit mais c’est tout comme. On se regarde soit pour qu’il se souvienne, sois pour que je m’imagine.

Je cherche la magie des gens là où elle s’arrête pour bien des choses, au moment où la quiétude reprend ses droits avant le tunnel sous la manche immaculé et le comité de bienvenue du Jesus Club’s. Cependant, pour faire rêver le peuple – les vivants et avec les moyens du bord – vous pouvez habilement présenter un mensonge insoutenable pour une promesse sans garantie ou clamer à la face du monde que tout est illusion, mais qu’il doit s’y accrocher farouchement afin qu’elle continue de plus belle. Le tout payable en 3 fois. A vos téléphones chers clients !

Je veux bien me dire en voyant le monde entier s’activer que la vie, la vraie, c’est faire des trucs ou tout du moins le prétendre avec suffisamment de désinvolture pour intéresser le quidam à notre peau de chagrin. Je préférerais connaître les dessous du spectacle plutôt que d’en faire partie, mais l’industrie humaine – des cours de récréation au crématorium – offre peu de répit à ceux qui ne dansent pas avec la meute.

Je suis entouré par trop de sagesse pour m’en rendre compte et pour cause, dès lors qu’elle bave à ses dépens, qu’elle radote pour mieux se remémorer, qu’elle grogne pour trouver des coupables au lever du lit, je la suspecte d’une de ces sénilités qui ravissent les simples et les saints d’esprits. Mais lui, il m’en donnait sans jamais en récupérer, elle ne lui était plus d’aucune utilité.

Lui lorsqu’il n’arrivait plus à pleurer, il se mettait à parler sans trouver d’excuses, ni de si et encore moins de peut-être, car la fatalité n’a que peu d’intérêt dans la bouche d’un enfant, mais dans les yeux d’un vieillard… Je gardais ça et le reste au fond de moi pour commencer à me tricoter une mémoire digne de ce nom, digne de son nom !

Le silence, quel mode de communication singulier. Il est idéal tant qu’on ne connaît pas l’identité de l’autre, c’est quelque chose d’impalpable et d’universel qui ne se retranscrit qu’après la disparition de l’un des protagonistes. Son camion à lui, il empestait les cigarettes qu’il collait machinalement à ses lèvres, ça c’était son histoire ordinaire, je m’en souviendrai jusqu’à ce que je puisse la donner aussi.

Je ne l’ai pas vu partir le soir en question. A un moment donné, il était là à prendre sa part du temps et l’instant d’après plus rien, la fin, le vide. Il n’a pas voulu me prévenir de peur de me dire au revoir comme à tous les autres, ceux qui nous traversent et que l’on effleure, des morceaux de nous un peu de partout, que l’on ne revoit jamais pour continuer à vivre ailleurs. Puis les choses ont repris leur cours en attendant que ce soit un jour mon tour.

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Je n’arrive pas à choisir entre l’été meurtrier et un singe en hiver
(ce qu’on oublie 0 – ce qu’on redoute 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre 10 000 morts et le fiasco écologique
(Grippe A (H1N1) 0 – Hopenhagen 1)

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Je n’arrive pas à choisir entre le bon côté de l’hypothermie et le sauveur du catastrophisme
(La neige 0 – Chef de l’état 1)

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Je regarde curieusement à travers la fenêtre sale les autres faisant semblant de vivre des aventures ordinaires, mais sans moi, l’abonné aux abandons. Ma vengeance sera un terrible caprice, couleur sanglots boudeurs, au bruit des furies sourdes qui s’arrêtent et regrettent plus vite qu’elles n’ont commencé.

Heureusement qu’il y a l’école pour se battre sportivement. Un jour, par inattention, j’ai écouté le professeur me parler de la mort du soleil comme si c’était normal, comme si c’était banal, comme s’il en savait quelque chose, ce grand enfant sans rêves honnêtes ! J’ai gagné de nouveaux cauchemars dépourvus d’ombres menaçantes, mais équipés de cette science dont on ne revient pas le matin lorsque le réveil sonne maladroitement.

Avant de ne jamais me coucher, je fais mon remake du 7ème jour entre la porte d’entrée de ma chambre en plein chaos et la fenêtre ébréchée, coupable de laisser rentrer le soleil sans autorisation. En dehors, se trouvent les adultes, ceux qui n’ont rien de si exceptionnel vu leurs promesses intenables pour se penser si importants entre eux. Le seul qui compte pour moi se nomme maman.

Maman a eu le dernier mot ce soir-là en m’ignorant. J’ai dû courir plus vite que son ombre – entre rage sans raison et détresse trop évidente – pour trouver une autre maison en bois où personne ne voulait être roi sauf moi. J’avais la tête de l’emploi, un CV qui tenait la route, mais les épaules, je ne sais pas. Qui se soucie d’avoir des épaules d’ailleurs ?

Vous savez, les cicatrices, étrangement, elles rassemblent les gens, les monstres pour mieux les diviser par la suite, à la fin, quand on guéri sans s’en rendre compte. En attendant l’apocalypse des « moi je te cause plus », fabriquons – en famille recomposée – une forteresse afin que nous ne puissions pas nous en échapper, même si notre bonheur en dépend !

Parfois, pour rire, on se fait la guerre entre amis. Rien de personnel, mais voir les autres tomber, il n’y a rien de mieux, pas vrai ? Et puis, c’est pour de faux. Alors rendez vous ou écroulez vous comme des hommes, peu importe les appels à l’aide pourvu qu’on ait l’adresse et l’ivresse, que le geste juste donne sans jamais rien demander en échange.

Blessé en plein égo ou blessé tout court, j’aime trop jouer pour assumer quoi que ce soit ou qui que ce soit lorsqu’ils ne se relèvent pas des bouffées d’espoir échappées de ma voix vraisemblable et de mes yeux reflétant leurs désirs. Je préfère les accidents provoqués aux actes manqués, je suis désolé.

Alors, je me retrouve au pied du mur après avoir foncé dedans. Le problème, c’est que dans ma poche j’ai emmené, embrigadé des passagers plus fidèles que volontaires. Pour rembourser les dommages collatéraux, je pourrais m’excuser ou me laisser manger, donc il était temps pour moi de partir de ce chez moi où j’étais de trop.

Avant de reprendre le chemin dans le sens inverse, je dépose un peu de ma joie en série limitée à mes camarades d’imagination, en les voyant devenir des silhouettes, puis des souvenirs. Ce que je peux me dire de tout cela, c’est que les seules choses que l’on perd pour ne jamais les retrouver ce sont la terre et son enfance.

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En Ghost Post

Teaser en série (1) Where the Wild Things Are https://souklaye.wordpress.com/2009/09/19/teaser-en-serie-1-where-the-wild-things-are/

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