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…Que je reprenne les armes de l’encre bleue dans les veines et de la poussière familière plein les mains, je regarde les pixels d’un côté et la fenêtre de l’autre. Certains préfèrent se lier jusqu’à l’asphyxie, les autres optent pour la défenestration, moi je choisis le pourrissement en trônant dans mon siège solitaire. Dans chaque cas, la mémoire se dépeuple en apprivoisant le temps à mesure que celui-ci prodigue ses bons offices. Et entre ses deux vies, durant un bref instant, je sers de passerelle à deux mondes qui se croisent trop souvent pour être heureux, ensemble.

 

Il est midi ou peut-être minuit, j’ai les paupières trop lourdes pour me faire un avis sur le sujet et mon ventre fait la grève de la faim en maugréant à qui veut l’entendre que mon frigo ne le respecte pas assez. Alors, je décide de prendre l’air en marche arrière, je remonte ma timeline à l’aide des frusques d’un autre âge pour mieux claquer la porte sur ce présent parlant au futur. L’ascenseur – pour propriétaires dans le formol –  est aux abonnés absents, il ne me reste qu’à surfer sans perdre pied d’un pas léger sur ces escaliers accidentés. Mais une fois la ligne d’arrivée franchie, aucun triomphe, juste une autre porte, le monde et le reste de l’humanité.

 

Tandis que la nuit somnole encore et que le petit matin apprend qu’il est victime d’une gueule de bois dont il n’est pas coupable, je joue à l’homme invisible au milieu de personne. Pour sûr, Paris s’éveille et sent ses excès, puis ses excuses. À peine mon exode sur le bitume est-elle commencée qu’une légion entière de mots  pourchasse ma caboche de fortune qui ne demande que le vide. Soit, mais à trop presser le pas, poursuivi par moi-même, je finis par prendre de la vitesse pour cracher mes poumons à la face de mes contemporains. Puis, pendant que le ciel dérape et joue à la bipolaire de service en pleurant par intermittence, ma vision se dilate et le décor se déforme. Les jeux sont faits, la faim me guette ou la folie me gagne, à vous de me dire!

 

J’ai atterri ici parce que c’était écrit par le GPS suprême. Rien de tout cela. Je voulais juste échapper pour quelques heures futiles à ce roman – fait de chair et de sang – qui parle un peu trop de moi. Il faut croire qu’il a plus d’emprise que cette poisse républicaine qui me colle à la peau ou à ce genre humain qui me réclame toujours et encore plus d’amour sans rien en échange. De pages vidéo en pages blanches, enfin maculées de ma mémoire, parfois sélective, souvent partielle, toujours cannibale et moi, et moi, et moi, je prends la pose. Personne ne m’a ordonné de m’infliger de tels sévices à longueur de nuits blanches, mais j’ai toutefois l’intime conviction que ma tête est trop pleine pour continuer son travail à la chaîne. Mais pleine de quoi?

 

Je me suis perdu dans mes pensées, à la dérive entre les plaques commémoratives des illustres qui sont nés et morts à un moment donné. Et pour changer, j’ai échoué sur un banc scarifié avant de prendre un arbre en frontal ou de l’encre de pigeon par les airs. Le derrière en évidence, je trouve mon équilibre tout en ne respirant plus. Secrètement, je dois espérer que tout s’arrête et que quelqu’un viendra me sauver. Réflexion faite, je suis trop pragmatique pour songer à la postérité du romantisme, surtout lorsque mon public se compose de mon chat et de son armée de poils sécessionnistes. Soit, mais avant de penser au modèle économique de mon merchandising et à l’oisiveté de mes ayants droit, je vais aller faire un acte insensé! Écrire sans rien attendre en retour.

 

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Ps : Chers lecteurs, apparemment, tout change, mais rien ne dérange. Ainsi, je vais quitter ma peau, passer de WordPress à Tumblr, arrêter les nouvelles pour commencer des nano story, et dans ma vie à force de conjugaisons abusives, je vais arrêter de survivre pour mieux en faire un livre ou deux, ou non, ou plus…

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Chaque vendredi l’histoire bégaie son français entre les spéculations sans importance sur mon avenir professionnel, la recherche du sens de la vie dans mon bol de céréales presque vide et la consultation psychotique des statistiques de mon blog, je voudrais bien aller me coucher, mais le chat a pris ma place pour ne plus la quitter.

En ce jeudi, je ne sais plus sur quel pied danser dès que j’ai, depuis mon miroir, mon ombre dans le viseur, et qu’elle s’empresse de me présenter un doigt d’honneur. Alors je décide solennellement la brosse à dent à la main d’abandonner mon humanité. 1/4 d’heures plus tard, j’ai retourné ma veste comme tout bon homo œconomicus et je suis à deux doigts, que dis-je, à deux encablures de dire bonjour à ma voisine. Raté, je faisais mes lacets, cela est remis à demain ou l’année prochaine.

Et mercredi comme un enfant devant son plateau repas au réfectoire, je n’aime pas, je ne tolère pas, je n’accepte pas les sentiments d’usine et les pratiques plastiques. Mais, apparemment faire carrière est intimement lié à l’acceptation parasitaire de l’autre. Dès lors le suicide commercial n’est pas une option.

Nous sommes juste le second jour de la semaine et mon corps me lâche, morceau par morceau sans crier gare, pour le bien des lombrics, mais tout le monde trouve cela sain, le démantèlement, alors je fuis le mouvement. Et puis avec le temps qu’il me reste, je pourrais peut-être enfin trouver où est logée la montre qui raisonne depuis mes entrailles pour enfin l’arracher de sa prison de chair et lui redonner une liberté bien méritée. Et puis j’arrêterais de compter les hypothétiques et les peut-être.

Puisqu’il faut bien commencer la semaine, je ferai le bilan de ce que je voulais et de ce que je pouvais dimanche soir en regardant avec mépris la planche à repasser. Alors quoi de plus logique que ma vie soit un sample ? Rendez-vous devant le bol de céréales vide, dès lundi prochain…

 

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Allez savoir où j’ai disparu depuis un mois et quelques centaines de tweets aussi indispensables que déjà oubliés. L’hypothèse saugrenue selon laquelle vous ne vous êtes pas inquiétés ne m’effleure pas lorsque je parle seul devant un écran, un peigne afro dans la tignasse tout en testant la force centrifuge sur mon siège. Jamais au grand jamais, puisque la solitude côtoie l’agoraphobie sans y prendre garde.

Reprenons notre épopée chers membres de la Comédie Numérique. Voilà, je suis parti pour rester ici.

Alors peut-être étais-je en perdition entre Aaron McGruder et Jacques Tardi dans ma bibliothèque me réclamant toujours et encore plus de locataires en celluloïd. Je trouvais mon équilibre idéal entre les cases de Stan Lee plutôt qu’entre les lignes de Steve Jobs. L’époque a les héros qu’elle mérite. Et c’est pour cela aussi que j’aurais pu aller loin de l’infini à portée de clics. Sur mon trône – trop étroit pour un déploiement d’ischio-jambiers – j’aurais relu mon roman aléatoire de prédilection : le dictionnaire, rien d’original tout d’originel. Mais là encore, l’immédiateté aussi religieuse qu’émancipatrice s’évertue à mettre le mot buzz sur le même pied d’égalité que liberté.

Si je n’étais pas là, vous auriez pu également imaginer que je ne pouvais plus écrire avec mes mains de pianiste aveugle mais seulement avec mes pieds de botteur de derrières. Hé oui ! Alors, dans ce cas, il ne me restait qu’à courir après mon ombre en tournant en rond, des batteries militaires dans les écouteurs, une fois l’aurore upgradée et les prostituées et les commerciaux main dans la main fuyant le parc avant la première ronde. Faux, encore faux, archi faux, faute à un penchant persistant pour les jours fériés et les oreillers. Depuis, j’essaie de ne pas m’endormir pour ne plus avoir à me réveiller.

Perdu, je ne suis toujours pas là. J’aurais pu tout aussi me perdre dans ma tête en mangeant de l’austérité et de la rigueur trois fois par jour depuis mon enfance, mais l’appel du gouffre en une a une vertu cathartique sur mon mauvais profil. Les temps sont à la misère des autres que l’on voudrait toujours étrangère. La solidarité se soucie peu du cœur, elle préfère la raison tout en gardant un œil sur ses frontières boursières. Mais je n’ai pas d’actions à perdre, ni un pacte de stabilité à respecter depuis ma précarité livrée avec une carte bancaire et une muselière. Je joue ma vie avec un distributeur automatique en attendant d’éduquer un huissier.

Putain, alors pourquoi donc cette pénurie de textes ? L’ennui ? La panne ? Le soleil ? La fin de Lost ?

Rien de tout cela en fait, j’aurais pu rêver d’une pause que j’aurais regrettée avant de la savourer, mais le rythme des derniers jours n’était pas configuré pour cela…

Pour tout vous dire, j’aurais pu tout aussi bien partir en garde-à-vue à de multiples reprises, mais je laisse ce privilège aux hordes de criminels en culotte courte jouxtant la Foire du Trône accompagnés de leurs baby-sitters couleur bleue nuit. Allez, encore quelques jours de patience et la Cour des Miracles pour bêtes de foire ira divertir en masse ailleurs. Et puis il était temps pour moi de boucler mon manuscrit, cette période de l’année est propice aux finitions dans mon C.V., sûrement des séquelles du syndrome du troisième trimestre. Sans oublier que l’été autobronzant et exhibitionniste viendra sous peu dicter sa loi aux timelines les plus omniscientes – d’après leurs statistiques – voire celles dotées du don d’ubiquité.

Après réflexion, cet été durant la masturbation quotidienne du Roi Soleil à Paris Plage, mon cahier de brouillon et votre blog seront sonores, visuels et fragmentés par épisodes mes chers lecteurs. Jadis, je ne quittais pas mon banc pour l’autoroute A7, aujourd’hui je ne déserterai pas mon blog pour un vol low-cost.

Ps : Avant de prendre une posture laid back digne des plus grands narcoleptiques tout en spéculant sur mon devenir professionnel de quota en puissance, nous terminerons la saison avec les ultimes «Rythmes & mécanismes» en animation, en prise de vue réelle et en son ?! À vous de voir…

Une poignée de «Inside my Nombril» gravitant autour de ma tête et une armée de «Prévision(s)» avant votre feuilleton de l’été sur le blog… puis le come back de septembre.

Oui je sais, demain c’est loin et je ne fais pas les calendriers, mais je refuse qu’ils me marchent dessus. Voilà pourquoi, parfois, sans prévenir personne, au creux de la vie, je disparais ailleurs avant que le temps y soit pour me tenir en laisse…

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Cette semaine, au programme de ma boîte crânienne :

Mercredi 2 : Inside My Nombril (3) Comic awareness & Métadiscursif

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

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Il fait nuit nègre. La faune urbaine a coupé le son pour mieux se blottir meurtrie dans cette solitude qui peuple ceux ayant plus d’histoires que de mystères. Et au milieu de ce champ de détails, les gouttes d’eau indisciplinées s’échappent dans l’indifférence générale pour mieux s’écraser en contrebas, afin de maculer l’évier sale ou combler le vide d’un bol à l’abandon. Même à l’abri derrière mon casque de cristal, la guerre feutrée orchestrée depuis la cuisine délaissée me mine le moral, la routine et l’écriture automatique. Je cherche à me concentrer, mais je ne trouve qu’à me distraire. À force de me dissiper, je pourrais disparaitre sans que nul ne s’en doute.

Pas d’éclair de génie préfabriqué, ni de révélation divine et encore moins d’inspiration sous influence. Je pars à la rencontre de mes entrailles en me débarrassant tant bien que mal de ma cervelle de substitution, de mon âme de location pour cerner ce que j’ai dans le ventre. Enfin, ce qu’il en reste.

Pour ainsi dire, c’est peut-être tout ce que je cherche lorsque j’extirpe de leur enclave toutes ces images logées dans mon passé afin d’aligner l’intégralité de l’alphabet dans un désordre parfait. J’offrirais bien au monde ma lobotomie en direct, si seulement cela servait à quelque chose ! Mais l’horreur est à la mode et mon égo ne croit pas en la postérité. Il n’y a que maintenant. Alors, je serre le robinet jusqu’à ce que ses angles droits s’impriment sur ma paume, puis je retourne dans le bureau, l’autre main dans mon boxer.

La porte une fois claquée, je fais le tour du propriétaire en faisant du surplace. Des murs vaguement capitonnés de Velleda et une fenêtre pour épier les ombres de mes contemporains vivant dans le futur proche. Il faut croire qu’avenir rime avec électronique vu le monticule de plastique qui meuble leur vie. Mais au bout d’un moment, les lumières se retirent, les ombres les quittent et le noir étend son empire. Rideau. Circulez il n’y a plus rien à voir, à épier, à emmagasiner pour tout recracher entre l’ascenseur et la machine à café. Devant tant d’obscurantisme technologique, je retourne à mon trône d’usine dans l’espoir d’asseoir ma suprématie sur le futur !

Des post-it scarifiés, usagés, des relevés de compte dépressifs, un cimetière de cure-dents mâchouillés, je laisse des indices au fur et à mesure de ma dépression collaborative. Je suis dans le brouillard. J’aimerais avoir des warnings pour faire une pause, mais je n’ai qu’un phare. Donc je le poursuis.

Le voilà, lui, l’écran qui tient en otage une civilisation entière de pixels, il m’illumine comme il le peut tandis que ma colonne vertébrale joue son récital en craquant de toutes parts, histoire de me rappeler qui tient qui ! On ne sait jamais, si je me sentais pousser des ailes, à défaut d’avoir des racines…
Je suis prêt ! Mais à quoi au juste? Peut-être à tout, en fait sûrement pas. Avant de déplier mes pattes de plantigrade, il me faut grogner pour faire appel à la bête en sommeil, celle qui vit entre l’instinct et l’instant. Ici et maintenant.

Premièrement, j’ouvre, puis je tape et enfin j’enregistre. La liberté n’a jamais autant ressemblé au travail la chaîne. Enfin, nous y voilà, un texte de plus, des virgules en moins, les lettres à la bonne place, les mots justes, les phrases de circonstance, une illustration adéquate, le même nombre de tags et l’inévitable vidéo pour le référencement, j’y suis. Mais où ? Non, je me suis perdu, car il n’y a plus rien à raturer. Si même mon crash-test suit dorénavant les règles de la nature, je ne vois que l’auto-destruction comme projet d’avenir valable. L’ennui est une honnête erreur, mais l’oisiveté est un aveu d’échec sans motif acceptable. Je fais le tour de ma petite planète qui me sort par les orbites et essaye tant bien que mal de me faire passer pour l’un de ses satellites.

Après deux ans de cahier de brouillon, j’ai fini par remplir toutes les pages, la couverture, le dos, chaque marge et bas de page. Il ne reste rien, plus de place, mais je ne faisais que m’échauffer, que m’entraîner, qu’envisager. L’essai est transformé, mais l’expérience est encore trop loin pour je puisse l’écrire. Pourquoi parler de but et de fin, alors que je n’ai pas encore commencé ?

Mes amis, il l’heure de tout quitter pour avancer, prendre l’horizon à témoin sans se retourner entre l’essence et l’allumette. Je vais mettre le feu à ce blog pour vous en faire un souvenir et moi un mémoire. Et au petit matin, la fumée à l’agonie sous la rosée et l’aube en retard, j’irai planter mes racines ailleurs – mes premières – afin de coloniser d’autres espaces sous une autre forme au fond…

 

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Avant d’avoir du papier avec des lignes, un stylo perdant son pétrole, un clavier à crédit, un blog en sursis, il y avait ce monde invisible. Une terre transparente, une succursale du service des objets perdus où les anonymes s’appelaient par ce qu’ils étaient comme les indiens. Et pour rejoindre cet eldorado, j’avais une machine à flashs pour m’endormir dès que les rats creusaient entre les murs et que les rodéos faisaient rage. Miracle, mon HLM avait des entrailles et il y avait une vie mécanique au bout de la cage d’escalier. Parce que les rêves et les cauchemars, c’est comme le mal et le bien, c’est une affaire de pouvoir et de théologie !

Je ne savais comment nommer ce huis clos entre deux rideaux allant de la violence conjugale de seconde partie de soirée aux perquisitions précédant le premier bus pour l’usine. Je ne l’ai jamais baptisé, mais l’on s’est beaucoup fréquenté.

Par la suite, pour que le sommeil ou l’adrénaline me trouvent, j’ai opté pour les palliatifs fermentés et les crissements de pneus à la place du mort. J’avais la bouteille, mais pas la mer. J’avais le goût du risque, mais pas le volant. Et les seuls mots que je connaissais s’accompagnaient de phalanges rétractées. Quand il n’y a rien à dire, il est dur de répondre !

Avant de manger du dictionnaire à chaque repas, je ne parlais pas – sauf pour répondre aux ordres généalogiques – et je vivais dans ma tête de la première tournée de balançoire à l’âge de raison. Je ne disais rien mais je n’en pensais pas moins.

Dorénavant, lorsque mon blog se supprime, que la nuit et la petite voix dans ma tête se taisent, je débranche tout, le regard dans le vide, l’apesanteur dans le vrai. Et je me rends compte trop tard que je suis cerné par des écrans éteints n’ayant que faire de mon image. Certes le miroir obnubile les Hommes, mais il leur laisse un reflet d’eux-mêmes pour les jours de défaites ordinaires, le service contentieux au bout du fil. Je ne sais pas s’il existe un dictionnaire où cacher tout cela !?

Quoi qu’on en dise, peu importe comment on les vend, certains mots perdent leurs racines avec le nombre, avec les gens, avec le temps. Imaginez, jadis j’avais des liens, aujourd’hui, j’ai des câbles et un paquet d’embrouilles. J’attraperais peut-être quelqu’un au passage, d’un coup de lasso parmi mes followers. Un quelqu’un avec une caméra à la place de la bouche ! S’il est sûr que nous communiquons, parler, c’est une autre affaire. :) + :) = :(

Moi, mon bocal et sa mémoire – illimitée – de poisson rouge, nous implosons en silence, submergés par un flot discontinu d’images muettes. Parfois monochromes, souvent sépia et usées. Des packs de dessins, de films, de flashs allant de la psychanalyse régressive à l’anticipation prémonitoire en passant par l’imagination impalpable. Trop de séquences pour en faire un montage exploitable en salle, mais pas assez pour faire griller ma carte mère. Dommage, j’attends le sommeil pour un peu d’humanité sur place, jamais à emporter !

Maintenant, dans un bureau trop grand pour mon égo, je rejoue la même scène entre le lit et l’amour, entre le choc frontal et les détours, entre les résolutions et l’upgrade. Plus de rats besogneux, plus d’expéditions punitives pneumatiques, mais les insomniaques de ma timeline et des joies fugaces suffoquant dans une ruelle sombre et humide à l’heure de l’after. Je suis dans ce moment. Sans territoire, sans pour, ni contre.

Parfois j’endors la nuit, mais souvent c’est elle. Au rendez-vous de ce point de rupture, de non retour, j’aimerais être en retard pour ne plus me réveiller dans la même journée perdue quelque part dans le calendrier de mon blog.

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Jadis, avant l’acte manqué du bug de l’an 2000, avant la partie de dominos du World Trade Center, avant que chaque fœtus soit équipé d’Ipod de série, j’étais à la fois obsédé par la touche autoreverse et totalement paralysé à la vue du logo REC.
Il m’arrivait, du goulot au caniveau, de lorgner vers le rétroviseur tout en accélérant pied au plancher. Le décor chronologique défilait en moon walk devant mes rétines si dilatées que je ne savais plus qui croire entre mes souvenirs recomposés et le moment présent, toujours absent.

Après quelques heures de conjugaisons et un coma éthylique effervescent, il me restait la veille dans la gorge, puis des images floues et enfantines dans le crâne.
Et mon bonheur se résumait à cela. J’aurais pu m’en plaindre, en pleurer, mais j’ai failli en mourir de rire !

Demain – sachant que c’est déjà aujourd’hui – demain donc, sait tout. Il nous a à l’œil, en préconisant la vérité absolue à la décimale près comme l’unique façon de justifier la mémoire. Puisque que nous sommes dans l’ère de la preuve à tout prix, il y a certes une chance pour que nous finissions plus intelligents à force de nous le faire croire, mais nous abandonnerons l’infini pour cela.
Adieu la Foi ! Vénérez le flux ! Pourquoi cotiser pour l’immortalité lorsque j’ai un disque dur externe de 2 Teraoctets ? Idem pour mon passé, il faut tout garder : les photographies, les vidéos et même les historiques de conversation.

Ma vie numérique est un grand sac à main, un chaos organisé où tout est rangé comme il faut, sans être indispensable. Tout a un nom, tout est à sa place, jusqu’à la prochaine mise à jour, jusqu’à la prochaine coupure internet, jusqu’à la fin des temps.
Big Brother avait au moins l’humanité que notre cannibalisme binaire ne tolère pas.

Alors stockons, stockons, parce que nous en avons les moyens, parce que tout le monde le fait, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire. Hum, je me dis en grimaçant pour trouver une fin digne de mon clavier que ce qui est automatique n’est pas nécessairement naturel.

Pomme S

Ps : Je vais aller prendre l’air ou plutôt le louer, en espérant me vider, enfin déconnecter pour peut-être me perdre dans ce qu’il nous reste d’obscurité…

 

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La nuque lâche, la lèvre inférieure pendante et les narines gonflées, j’attendais un signe du destin ou une marque d’affection de mon chat. Aucun des deux n’étant venu jusqu’à mes oreilles, je me suis alors lancé à une allure nonchalante et j’ai sauté à pieds joints dans mes charentaises avant de pénétrer précipitamment ma chambre noire maculée de blanc.

J’aurais bien voulu faire marche arrière, mais quitte à tourner en rond autant le faire vers l’avant.

Pour ainsi dire, ce sont les mots qui ont traversé ma tête au bord de l’implosion lorsque ma chaise a reçu le côté pile de son locataire en pleine face et que mes coudes se sont empalés lourdement contre le rebord métallique et glacial du bureau, orphelin des traces de la crème Nivéa que j’y déposais chaque jour. Aucun doute, il s’agissait bien d’un rendez-vous, le premier après une rupture pour sûr, il s’agissait de se faire pardonner.

Tant de mots m’ont échappé depuis la dernière fois, il faut bien vivre des choses, peut-être même avec des gens, pour leur donner un sens les éloignant du commun des mortels éructant des onomatopées depuis leur console de jeux vidéos. Bref, j’y suis, j’y reste !

Le tournant m’attend et je n’aime que les lignes droites, spécialement lorsque, comme moi, on cultive une haine passive pour les freins. Le calendrier a pris de l’avance et je me dois de le rattraper sous peine d’en avaler mon bulletin de naissance avant ou après l’heure dite.

À chaque nouvelle édition de cette farce j’ai comme un tressaillement, comme une hantise, comme un complexe, celui de me répéter, en public qui plus est. Je ferais bien la nique aux habitudes, mais de qui pourrais-je me plaindre ensuite ?

Le déjà-vu me guette, j’irais presque jusqu’à prier le danger —moyennement mortel— pour ne pas me perdre dans les banalités des gens civilisés, mais le temps ne me laisse nullement le choix, la merde est déjà jusqu’à mon cou ! Il va me falloir nager —toujours un peu plus seul et à contre-courant— sans couler, durant un an de plus. Et cela sans savoir pourquoi. Après tout si le jeu est ma vie, je devrais en disposer comme bon me semble, sans rhétorique judéo-chrétienne tambourinant dans ma tête à chacun de mes désirs d’évasion définitive face à mon manque d’avenir.

Alors plutôt que de m’en plaindre, j’ai pris la décision de faire chier mon monde, sans aucune discrimination. Et tandis que je me saignerai afin de conserver tant bien que mal mon âme, mon identité, ma nationalité et mon abdominal, je verrai le temps me rattraper avant que je n’aie fini quoi que ce soit.

L’instant fatidique, hein comme ils disent! Le geste crucial, oui comme ils le grommellent. Le choix décisif comme ils le prédestinent sûrement. J’en suis là au moment où je vous écris. Pas une virgule de moins, pas une virgule de plus.

Je ne sais pas comment vous allez, ni où vous étiez. Internet, notre cordon ombilical, est bien trop omniscient pour se préoccuper de ces détails, mais parfois j’y pense, seul, posté de l’autre côté des pixels. J’aurais le souhait de voir vos visages, vos rides, vos regards en bout de page, en fin d’écran. Mais maintenant il est l’heure et la minuterie du blog n’attend pas.

Texte. Posté. Que sonne le glas ou le départ, je m’en moque à vrai dire. Mon reste d’humanité ne se préoccupe que de l’instant sans le prendre en photo, sans le prendre à défaut, sans le prendre à témoin, rien de tout cela si ce n’est rester là, à ses côtés. Il est parti plus vite qu’il n’est venu, un peu de quiétude avant que le quatrième pouvoir et ses bottes pleines de culture ne viennent détériorer nos derrières pour le bien de tous.

La rentrée est là, elle est censée arbitrer les saisons, légiférer sur les retrouvailles, juger ses prédécesseurs, rentabiliser la nouveauté. Mais c’est peine perdue, le temps nous a échappé depuis que l’on sait tout, tout le temps. Certes, nous n’avons plus rien à consommer, mais il nous faut un objet pour ne plus le faire. Ainsi va la perte du monde, le cul entre le tout et le rien.

Alors peu importe l’heure aléatoire et le jour toujours J, brisez vos montres puis vos iphones puisque plus personne ne regarde les horloges. Je reprends les armes en main et le plan de bataille dans un coin de ma tête, en pleine rupture à l’amiable entre son ambition et son bonheur. Du haut de mon trône sans cour, je tiens en respect les choses pour combattre leurs idées.

Mais ne vous méprenez pas, ne voyez pas de grande cause pour laquelle je pourrais mourir, cherchez plutôt l’obsession pour laquelle je me devrais de pourrir. Je me dis secrètement qu’avant la décomposition en terre croisée, il faudrait que j’en passe par l’âge mûr et peut-être, à force de travail, sur la dépouille de l’âge d’or.

Ceci étant, j’ai beau chevaucher mon imagination pour accoucher d’une histoire à dormir debout afin de vous hypnotiser, dès que ma monture me renvoie à terre sans préavis, mes fantômes galopent dans le rétroviseur et mes démons font les choux gras des unes de la presse libre —de tout. À deux ans «d’un concours de t-shirts mouillés»1 au suffrage universel, il est de bon ton de prendre en otage ceux qui ne peuvent payer de rançon.

Et puis voilà, je remonte sur selle, le paysage et la psychanalyse en valent le détour. C’est ce que dit le dépliant concocté par l’Office du Tourisme au sujet de mon royaume étriqué —tenu en joug entre une fenêtre souillée par l’été et une porte à la poignée grinçante— celui-ci me vois comme je suis et non comme je sais. Ainsi est ma prison, une zone d’ombre qui ne tolère pas plus le jour que la nuit, les rires que les pleurs, j’y suis à l’abri comme nulle part ailleurs, mais je n’en sortirai pas indemne. Et vous ?

Je suis épié de toute part, les murs de mon huis clos se rapprochent de moi au fur et à mesure que mes doigts puis la paume de ma main balayent l’épaisse poussière de mon outil de prédilection. J’ai comme une montée d’adrénaline, le corps en ébullition, les lèvres sèches prêtes à être humectées. Mes ongles auraient aimé être rongés pour profiter de l’instant et passer outre leur flegme. Ma vie se joue sur un bouton, c’est de cela dont il s’agit !

Touche après touche, couinement après couinement, je retrouve ma routine à quatre temps logée dans mon casque. Ce bruit sourd ne masque pas ces blancs prisonniers de mon ventre que rien ne comble lorsque que je me perds entre mon esprit et la vie en fixant l’écran. Si vous vous demandez, proches ou anonymes, où je suis caché lorsque ma vue se remplit d’absence, sachez que je suis ici. Bien loin des problèmes d’hygiène de la morale qui fabrique des coupables au gré des caprices de l’opinion et à la fois si proche du vide qui meuble nos importances toujours plus urgentes. On peut se dire que des lauriers aux chrysanthèmes, il faut plus de patience que de temps.

Me voilà de retour chez moi dans mon univers monochrome où chaque chose est à sa place dès lors qu’elle ne bouge plus, qu’elle ne parle plus, qu’elle ne respire plus. Le calme, celui que l’on n’achète pas. Et oui je n’aime pas l’ordre, mais la géométrie, puisque que je ne vois pas de règles, mais juste des ensembles. Un pied dans le global, l’autre dans le pragmatisme, je me construis une petite réalité dans mon monde aussi froid qu’assassin où je ne cesse de taper pour mieux effacer. Pas de souvenir à chérir, pas de regret à rétrocéder. Chute, silence, je tourne, en rond, dans n’importe quelle direction. Mais au vu des bouchons sur mes comptes en tous genres, il y a doit bien y avoir un chemin pour que tant d’anonymes s’y précipitent sans connaître la destination finale. Alors, donnez-moi la main à la vitesse de notre époque, nous ne sentirons pas le mur nous rentrer dedans.

Cet été, dans mon dos suspendu à mon cou, le soleil se cachait pour mourir et ce matin pour la rentrée, Dieu se fait une joie de pisser, en sifflant de tout son vent, sur le toit de mon immeuble encore en vacances, toujours en partance. Et plus la pluie pilonne le Velux, plus je sens qu’il en veut à ma vie, enfin à mon silence en tout cas. Il a mis un contrat sur ma tête, mais il n’aura rien avant l’expiration. Ni repentir, ni confession. Pour cela il devra faire la queue comme tout le monde ou passer par Amazon.

Alors rien de neuf pour tout vous dire, en bout de page, en début de rentrée, de bureau en bureau, de porte en porte, de fenêtre en fenêtre, d’urinoir en urinoir, la tête baissée, le dos voûté, la respiration maîtrisée, les pupilles dilatées, j’ai trouvé le refuge qui me manquait entre quatre murs. Celui que l’on réserve aux imbéciles et que l’on interdit à ceux cherchant la paix intérieure une arme sous les doigts. J’attends que l’on vienne m’en déloger en serrant mon clavier contre moi.

*Copyright : Florent Picollet

1 Taïpan, Au feu à droite, Je vous aime, 2010.

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Le programme de cette rentrée 2010/2011 à partir du 14/09/2010 :

Tous les mardis  : «The Lost Timeline», puisque tout va trop vite et la mémoire vacille, un petit retour en arrière des punchlines perdues dans le 2.0

Tous les vendredis : «500 mots plus les frais», tout est dit : une poignée de mots allant de l’auto-fiction à la folie pure

Et n’importe quand, de la façon la plus arbitraire possible, je vous délivrerai un «Kinder Post», celui-ci pourra être un "36 15 Me Myself & I", un "En vers et contre tous", un "Explicite lyrique et sans complexe", un "Ghost post", une "Prévision de l’observateur" ou un "RDLRDLS"

Et ce jusqu’à janvier où il y aura une refonte totale du blog, ainsi que de son contenu. En attendant, je travaille à écrire un autre morceau de moi que, cette fois, vous pourrez avoir entre les mains.

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

Ps : Tous les jours "Une certitude du doute…"

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Ce matin après avoir perdu un poumon sur la route de la santé, j’ai rechargé ma roulette russe en ogives et expédié quelques cibles mouvantes par courrier, le timbre de la Poste faisant foi. Je reprends mon souffle en dépit de l’oxygène volé par mes contemporains afin de les tenir en joug le temps qu’ils déblatèrent en choeur sur le côté écologique ou solidaire de leurs caprices touristiques. Au fur et à mesure que mon carnet d’adresses fuyait vers divers exotismes, j’ai réussi à distinguer deux catégories de plèbe en été : celle des épouvantails et celle des mirages.

Alors que les premiers occupent plus que de raison l’espace et le temps, les seconds nous tiennent en haleine jusqu’à la première danse des cartables. Quant à moi, comme je ne suis pas un adorateur du soleil et que je n’ai déjà que trop cuivré au regard de la république identitaire, je séjournerai donc à l’ombre de mon cahier de brouillon ou de votre blog.

Le web 2.0 tourne au ralenti malgré le tournis qui ne nous quitte plus. Il faut dire que j’aime particulièrement cette saison délétère, ce moment crucial où le militantisme loue un culte au Front Populaire permettant au peuple se dilate de plaisir sous les dernières invectives du Journal Officiel. Les préventions infantiles et trash n’empêchent pas les oublis de ceintures ou de latex.

La mort est plus belle au soleil. Et dans la société du zénith, on ne vit qu’une fois, apparemment…

Entre les vacances low cost pour exister en 72 dpi sur Facebook et le purgatoire de l’A7 afin de revivre en boucle l’amour familial, il ne reste que peu de temps pour les réjouissances démocratiques et le scribouillage numérique. Les cartes postales sont un tourisme équitable à la portée de tous. Je vous souhaite donc la meilleure des évasions depuis mon bureau, escorté par mon ventilateur et mon chat.

Ps : Il ne faut pas vendre la peau de mon blog, avant de m’avoir tué.

À bon entendeur…

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Le programme de la fin de la saison régulière :

Jeudi 15, Samedi 17 et Lundi 19, une trilogie pour conclure « Inside my nombril » :

  • 31/08/2005, Part 1 : Les Préliminaires
  • 31/08/2005, Part 2 : Orgie conviviale
  • 31/08/2005, Part 3 : La cigarette d’après

Et les devoirs de vacances pour l’été dès la semaine prochaine :

Tous les mardis & samedis : «The Lost Timeline»

Tous les jeudis : «30° à l’ombre en attendant le 11 septembre», en 6 chapitres.

Tous les jours à minuit : "La Certitude Du Doute…"

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

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«Blog Ô beau blog, dis-moi qui utilise le plus de bande passante sur ce blog ?»

À question rhétorique, réponse expéditive.

Sachez que je ne suis pas le genre de personne à tirer des enseignements et je vous laisse bien volontiers les jugements. Mais à l’heure où le blog va opérer sa vaginoplastie estivale, et à quelques posts de l’arrivée de votre série narrative de l’été — Sous 30° à l’ombre en attendant le 11 septembre — sans oublier Rythmes & mécanismes à la plage, je prends le temps d’interroger mon rétroviseur avant de foncer dans le mur de la rentrée. J’ai le cul entre l’auto-reverse et le crash-test.

Car à bien y réfléchir le temps me prend tacitement en otage et ma mémoire fabrique plus de regrets que d’histoire. Alors ce blog tient autant de la catharsis que du réquisitoire.

En septembre dernier en reprenant joyeusement les hostilités avec mon clavier azerty poussiéreux sous le bras, je savais déjà que cette année allait être sous le signe des vengeances nostalgiques et d’un futur à remporter à la roulette russe.

Et pour cause, au bout du canon ou de la crosse — je ne sais pas encore — il y aurait mes 30 ans. Un chiffre comme les autres avec un poids sur les épaules et des vérités toutes faites qu’il faudra respecter sous peine d’être exclu de la famille des Hommes.

Jamais je n’aurais pensé atteindre cet âge avec encore de la vie dans le regard entre l’usine voisine et la morgue prémonitoire, ma tour verticale et ma carte d’identité périmée. Disons simplement que j’ai eu de la chance et que les ennemis font de meilleures cibles que la fraternité en pleine misère.

Noir, c’est noir ? Franchement non, mais je propose au premier venu de mettre sa tête dans la merde dans laquelle je suis embourbé depuis que j’ai compris que je ne serai jamais chez moi ici. Pour autant, je ne suis pas devenu citoyen du monde, mon pays à moi, c’est ma boîte crânienne et… c’est tout ce que j’ai. Et nul ne me la prendra sans s’y perdre !

L’Observatoire Des Sociétés Mourantes a laissé place à l’observateur Sylvain Souklaye, car puisque je vais vivre suffisamment longtemps pour voir le droit du sol disparaître, je ne laisserai pas le monde s’écrouler sans lui demander pourquoi. Pour être honnête, je suis un piètre spectateur et museler ma grande gueule a été une épreuve qui m’a rappelé que je possédais une oreille. À présent les préliminaires s’achèvent, je ferai l’Amour, mais pas de prisonniers.

J’ai appris le «Je» cette année, alors que mon univers se résumait à des périphéries urbaines, des statistiques institutionnelles, des eux, des nous, mais jamais de moi. À toujours être responsable des autres à tord ou raison, volontairement ou médiatiquement, j’ai fini par m’oublier, défaites républicaines après débâcles scolaires. Mais se réaccaparer la première personne équivaut à une renaissance sans innocence ni naïveté à offrir à la foule kamikaze. Et en regardant mes cicatrices dans le dos et les fantômes dans ma cornée, je ne ferai ni le mal, ni le bien. Je le ferai proprement !

Mais certainement pas seul, alors que réserverai-je à l’avenir ? À vous de me lire…

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Ultime Inside my nombril et Rythmes & mécanismes RMX

Et donc cette semaine, au programme de ma boîte crânienne :

Mercredi 14 – Inside my nombril (5) : 31/08/2005

Lundi 5 – Rythmes & mécanismes S02 E04 RMX

Prenez le temps, avant qu’il ne vous prenne

Foutraquement…

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Quatre murs capitonnés, quatre planches à louer.

Comme un goût de genèse et une odeur d’apocalypse.

Agoraphobe seul. Claustrophobe le jour.

Boom, boom, boom, boom, il arrive, toujours mal accompagné en frappant à ma porte, toc, toc , toc…

Alors je lève les bras en l’air, les phalanges décrispées, la mâchoire béante, les pupilles dilatées, la nuque prête à céder.

Il est temps de me rendre, et  je ne crois pas en la légitime défense !

Mes poumons se vident de temps à autre, mon cœur arbitre le nombre de battements me séparant de la faim. Il ne parle qu’en assonances, il prêche à la première personne.

Sans que je ne m’en rende compte il me plaque contre le mur en écrasant ma pomme d’Adam et il réintègre l’opération d’une main de maître jusqu’à ce que j’acquiesce machinalement à chacun de ses coups de massue contre ma caisse de résonance.

Mais j’ai dû perdre quelques fréquences, puisque je n’entends que du bruit, du son et, enfin, à force d’impacts, des mots qui me ressemblent.

Par conséquent mes yeux se ferment, le corps à la renverse, l’apesanteur en plein détresse, l’équilibre en fuite, mais je reste debout malgré moi. La haine pour tutelle, le rythme pour ami imaginaire.

Quatre murs à rencontrer de plein fouet, quatre planches pour compléter mon feu de joie. Comme un goût de déjà vu et une odeur d’inachevé.

Libre seul. Masqué le jour.

Boom, boom, boom, boom, il arrive, toujours mal accompagné en frappant à ma porte, toc, toc , toc…

Alors je baisse les bras à terre, les phalanges crispées, la mâchoire serrée, les pupilles noires, la nuque guide le reste de mon corps.

Il est temps d’entendre, et je ne crois pas en la réhabilitation par le silence !

Et ainsi naquit le Beat.

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