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Archives de la catégorie ‘En vers et contre tous’

 

Couplet 1

 

Je suis tombé sur terre la tête la première,

Sans plan B, pour faire machine arrière,

Jeté dans le vide, dans la vie, au milieu du bruit

Tout va de plus en plus vite, rien n’a de prix,

Trop de mains tendues pour en croire quelques unes,

Pas assez de gens pour vivre nos rancunes,

Trop de souvenirs pour avoir un avenir ensemble,

Pas assez de sentiments pour parler d’impossible,

Le temps tue plus, qu’il ne le promet,

Je préfère la mort à l’ennui de tes baisers imparfait,

 

Couplet 2

 

Je me suis relevé par habitude, encore une fois

Le cœur trop faible pour pardonner tes choix,

J’ai trop baisé le sol pour vivre à genoux,

Gardez la foule de gens, donnez moi les fous,

Parce que les années passent, plus qu’elle ne restent,

Les bouches n’ont plus la mémoire de ce qu’elles lestent,

Sans amour pour nous entraver, mieux vaut tout oublier,

C’est notre idéal, ne pas savoir s’accepter,

Tourner en rond, seul ou nous deux comme avant,

À parler de révolution, alors qu’on l’a faisait en marchant,

 

Couplet 3

 

J’ai tout perdu, un jour de routine sans histoire

En dévisageant l’étranger souriant dans mon miroir,

J’ai du me tromper de terre d’accueil de terre promise

à te parler du bonheur les deux doigts dans la prise,

Parce que l’amour n’est que le bon coté de la solitude,

Parce que tous confondent toujours et habitude,

En fabriquant des pales copies portant leurs noms,

Leurs défaites, leurs victoires, sans espoir de libération,

Que choisir entre un avenir en commun et une tombe pour deux,

Fautes de rêves, je crois que l’on va être heureux,

 

Refrain

 

Depuis ma petite cellule, petite cellule, j’attends

Que l’on oublie mon nom, ton nom, pourtant

Je pourrai faire semblant à en tomber amoureux,

A vieillir comme tes parents, à parler pour deux,

 

Depuis ma petite cellule, petite cellule, j’attends

Que l’on oublie mon nom, ton nom, pourtant

Je pourrai mourir pour toujours, en nous imaginant,

Dans une prison trop petite pour tes regrets d’enfants,

 

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Refrain :

Il y a comme une odeur de fin de monde

Humanisme, famine et prix Nobel

Il y a comme une odeur de fin de monde

Pornocratie, cannibalisme et pixel

Il y a comme une odeur de fin de monde

OPA, crise de Foi et anorexie

Il y a comme une odeur de fin de monde

Terrorisme, communautarisme et orgie

Couplet 1 :

Pourquoi pas moi, pourquoi eux ?

Demande à Google, demande à Dieu !

Trouve des coupables, pas des raisons,

Cherche des exemples, pas des solutions,

Ici on préfère la vengeance à la justice,

Là-bas on vend l’Histoire pour un préjudice,

Des guerres de mémoire pour garder le pouvoir,

Des paix accessoires pour privatiser l’espoir,

Des camps, des frontières et des volontaires,

Tous veulent la lumière depuis un cimetière,

À 6 pieds sous terre,

Le passé n’est qu’une hypothèse,

À 6 pieds sous terre,

L’amour n’est qu’une parenthèse,

Couplet 2 :

Je doute de la Foi, mais pas du Wifi,

Connecté à mon nombril, logé à vie,

Plus j’en sais plus j’oublie et peu importe,

Qui se souviendra de nous, après cette mode,

Identique dans la différence, sans identité,

Je voudrais te haïr, mais je devrais t’aimer,

Je suis fatigué avant d’avoir commencé,

Tout s’effondre et je ne fais que regarder,

Entre le langage du cœur et celui du cul,

J’en perds ma morale, le moral et la vue,

À 6 pieds sous terre,

La vie n’est qu’une hypothèse,

À 6 pieds sous terre,

La mort n’est qu’une parenthèse,

Couplet 3 :

Entre le règlement de compte et le compte à rebours,

Hésiter comme devant les feux de l’amour,

Éteindre ou végéter, nier ou devenir dingue,

La télécommande est plus près que le flingue,

Et l’écologie c’est mieux au cinéma,

Et la politique, c’est mieux chez Obama,

Pour la solidarité, merci, je suis fauché, mais repassez,

Seule la misère des autres me permet d’en profiter,

Il n’y aura pas de seconde chance, continuez à manger,

Je préfère la fin du monde, plutôt que de le sauver

À 6 pieds sous terre,

L’avenir n’est qu’une hypothèse,

À 6 pieds sous terre,

Le monde n’est qu’une parenthèse,

 

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Jeudi 13 : En vers et contre tous :  (J- 19)

Jeudi  20 : Prévisions de l’observateur :  Du cahier de brouillon au laboratoire (J-13)

Jeudi 27 : 36 15 Me Myself & I : Je voudrais revivre ce sample, juste une dernière fois (J-6)

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Prière d’obtenir par tous les moyens nécessaires ce qui vous anime depuis l’intérieur. Pour 2011 et au-delà…

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le nageur de la jungle

Et plouf dans une piscine sans eau

J’ai fini par me lasser de me noyer dans un verre d’eau, j’ai opté pour le verre vide,

Quand même le rocher ne suffit plus à la condamnation du monde, on se rappelle qu’il y a des rives,

Et, peut-être avec des gens tout autour qui coulent à pic mais qui flottent en surface,

Alors est-il préférable de combatte le courant ? De suivre le mouvement ou de vivre en apnée sans se regarder dans la glace ?

Le jour où j’ai appris à perdre pied, j’ai arrêté de sombrer pour rien par peur du lendemain,

Par hantise de ce qui n’a jamais existé, mais avec un masque et un tuba, je peux me cacher en ressemblant à tout le monde en vain.

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S’inventer des problèmes pour nier les possibilités

Depuis que l’on peut choisir sa galère, l’esclave bénévole est synonyme de confort matériel et de promotion,

La dictature n’a jamais été aussi douce parce que la censure a un arrière goût de liberté d’expression,

Ici tout le monde peut crier au crime quand il n’y a plus de mobile,

La guerre des mémoires occulte l’avenir en commun par amour des frontières et de la Bible,

Heureusement que les soldes existent pour réunir les Hommes et leur passion pour l’égoïsme,

Tour s’achète même la dette, même la crise, même tes enfants et surtout l’universalisme,

Soit dans la peau d’un produit presque unique, soit avec un tatouage sur ta peau, afin de marquer différence,

Une déférence de plus à tout ce que tu dénonces tout en t’en nourrissant, remercie l’opulence.

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Course poursuite vers l’épitaphe

Des plus rapides aux plus vicieux, j’observe les participants dont leur ADN les empêche de faire acte de présence, ils courent avec les mêmes battements de cœur et l’unique bienséance du cul, car ceux qui encaissent le plus se souviennent le moins de la douleur, je les croise, ils m’effleurent, nous nous haïssons en toute diplomatie, l’indifférence est un luxe pour grabataire et l’âge de la retraite ne sera qu’un fantasme pour moi.

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En stand by sur la scène

Des marches militaires pour enfants se conjuguent aux allers-retours de venin dispensé par leurs génitrices,

ceux qui noircirent des bouts de pages dérobent des images au ciel et à ses caprices,

Les prostates déclinantes se délectent du spectacle des écluses décadentes,

Pendant que le soleil me tape sur le système et qu’il alimente les doléances des fanatiques du bronzage et de la diète,

Sur le bas côté les témoins regardent la Seine, mais elle, elle baisse les yeux, elle évite ces vérités qui dérangent,

Les voyages s’achèvent dans la confusion, entre ceux qui restent sur leur faim, ceux qui rendront l’âme et ceux qui s’en arrangent.

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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souviens-toi de ton imagination

Mes souvenirs m’abandonneront-ils les derniers ?

J’en suis la somme et l’extrême

Le narrateur et l’automate

Entre le rétroprojecteur, le prompteur et l’oreillette

Je suis une part d’eux

Plus l’inverse

Je marche

Au pas

Puis plus

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Le dernier premier…

Un point final à ces chapitres autopsiant mes lèvres,

sans bataille

ni soldats pour abolir mes rêves se voulant poutres,

ivres de fantasmer leurs funérailles…

un chemin de croix où l’orgueil et la haine à la lettre

sont, au mieux, des solutions.

à force de transfigurer la rue en pédopsychiatre,

n’importe qui devient envieux de ce que nous avions

beaucoup cherchent la lumière à défaut d’iris,

dans cette chanson sans refrain, ni royalties

le mécanisme du spleen mi voyeur mi complice,

requiem autobiographique où même les anges se toisent.

à l’heure de l’innocence vendue en vitrine…

comment humilier le maître au milieu du meurtre

à choisir…lie nos sens aux audaces qui s’échinent,

dans cette manufacture où l’on maltraite le titre

une cavale en solitaire, une chasse au calme, au répit,

un univers monochrome parlant de nuance à l’expectative.

Ici-bas les martyres ne sont que des fins de série

car nous ne sommes que des promesses de perspectives,

la modernité a grimé le suicide des sociétés,

en abandonnant le collectif des hommes.

Je n’ai que ma bile comme récépissé,

des colis recommandés destinés à mon âme.

On justifie un génocide par une xénophobie collatérale,

la mort se standardise fonction des chromosomes,

un clash à l’échelle mondiale,

les croisades militarisent la menace fantôme

avec une bonne histoire et quelques valeurs affublées de vérité,

un public avec le cœur à la place de la cervelle malheureuse,

votant de l’idéologie de jeunesse à l’extrémisme modéré,

car croire que la démocratie passe par la rue est une idée amoureuse

de l’amour de ces feuilles blanches violées par le manque,

par cette schizophrénie nocturne payant ces dettes,

et cette petite voix dans ma tête m’a dit que :

« tu es » fait partie de ma quête,

le dernier dans ma réalité chaotique,

car la solitude est le paradis des autistes sans cordon ombilicale,

l’industrie du mensonge pragmatique

sécrète des armées sans encéphale,

aux avis impersonnels, aux portraits sans visages,

alors mon peacemaker saigne car les mots filent à tord,

à savoir si le sang qu’on t’a mis, né, dans le corps, est un présage,

un étau, un patrimoine, un moyen, une fin, un passeport,

un peuple anthropophage sondé par des zoologues en laisse,

la rotative comme révélateur, d’un cliché pictural pour stéréotype

pourquoi ? Je cause ? car je ne suis qu’une conséquence,

avec comme unique cri de guerre et plaidoyer, un canon sur la tempe.

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Machinerie presque animale

La boîte crânienne implose, victime de ses ambitions vendues sur les bancs de l’école.

Les mains moites s’abstiennent de lire les clauses du crime, par compassion pour leur morale.

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…sobre un vers à la main

rédemption d’une écriture éthylique

j’ai attendu si longtemps l’ennemi

que je n’ai pas su qui il était

serrer les dents, le temps de parler,

car l’absence assigne à résidence les vestiges,

la passion, un sprint le temps d’un marathon

entre résignation et résiliation

traverser un couloir sans savoir,

si on l’a commencé, si on retourne sur ses pas

les champs du possible sont une énigme

sans jeu concours ni boîte postale,

depuis que les relations sont des gadgets pour calendrier

le mal des miens, des mots en manque,

des mômes mimant qu’on les aime

ne plus rien avoir à dire,

par peur de faire…

le libre arbitre s’assimile,

à de la claustrophobie en plein air.

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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le logo à aimer

Généalogie de l’avenir

Il y a une certaine vulgarité à laisser un testament,

Dites moi ce que les souscripteurs ont a céder,

Une part de leur futur, quelques fellations anonymes,

De faux actes de fidélité, le Capital ou la Bible,

Des si et les premiers pas du petit dernier en vidéo,

Finalement gardez vos pathologies, échecs et thérapies,

Avoir une préférence pour la poussière plutôt que les larmes,

Qui suis-je ? Agent immobilier ou engrais en instance de plantation,

De la banque du sang au don d’ADN, faisons un constat à l’amiable,

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Internat et usine

embrigadé dans le soi commun, on parle à la première personne au nom du libre arbitre,

on est un titre, on a un trait, identique, on est un en dépit de l’individualisme pour tous,

barricadé dans le groupe des solitaires avec des poignets et sans mains, on collabore sans l’autre,

des suites de lettre d’états civils, de portrait mi copie mi unique, manufacture à humanisme sans masse

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Le musée laboratoire

Le passé progresse, mandaté par les démarcations

Immuables et muettes,

Configure le chant de bétails,

Les visiteurs migrants déçoivent les vestiges,

La notice de la machine à voyager à travers le temps

Se trouve dans la bouche, pas dans la main,

Les gardiens passent le balai et tiennent en respect les captifs,

Chaos organisé et vertige de l’expérimentation naissent,

Avec le surpoids du globe dans les bébés-éprouvette,

Alors, singes savants, clones et marginaux retrouvent une table,

Et débattent de la dégénération d’un projet consanguin

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Captivité libertaire

Part 1

La liberté a les cheveux ou le crâne au vent, des logos dans la tête,

L’industrie du textile comme idole, les projecteurs comme antidote,

Quand elle devient quelqu’un ou quelque chose, elle peut s’acheter,

Elle ne se souvient pas, elle se mue en souvenir, en porte-clefs

Part 2

Depuis la création de la religion humaine

La langue a été conçue autour du pouvoir

Avortant d’un universalisme marketing

La conscience s’acquière dans la souffrance

Ou dans le luxe social d’être moral

Car entre l’archétype et le stéréotype, il y a le client

Alors, dans la tête d’un poisson rouge, on est immortel

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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ventriloque et silence

Intelligence pavlovienne

Tout ce qu’il croit se sait, se peut, se tait, se veut, à nos dépends

Repu de n’avoir jamais bu, les débits de leçons remplissent les bancs

Tous avec le même uniforme intérieur, le choix, un col blanc à même l’épouvantail

La secte, de la courroie à l’encéphale, entre réseau et rhésus, télépathie et braille

La langue coupée, il pense parler, mais ne peut que répéter ce qu’il sait mimer

Perdant du formol à la formule où nécromancie et hypnose régressive sont soldées.

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On ne clone pas la solitude

Elle m’appartient, elle me possède, me renseigne, me construit, me suffit, me combat, elle m’attend chaque matin de défaite, elle est au bout de ma plume, sur les touches de mon clavier, elle habite les zones d’ombre de ma boîte crânienne, elle s’échappe dans l’autre durant la lutte des corps, elle adhère au club folie et espoir d’infini, elle trouve des raisons à mes écrits, elle me charme bouteille après bouteille, elle ne donne pas son nom à mes nuits de sociabilité, elle attend la sophistication de l’évanouissement pour me quitter…

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Petit traité à l’usage des lignes droites

l’angoisse cimente la nostalgie qui sécurise

la hantise du futur

car les plans se froissent plus souvent qu’ils ne se réalisent

par méprise du sens de lecture

tant qu’il y aura des temps à conjuguer à plus de deux

on assumera à distance

en pardonnant ses arrêts maladie à Dieu,

alors le diable devient l’avocat commis d’office

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Les hasards du destin

Avec des testaments au chevet des baptêmes

Noyer sa peine dans le bénitier, par héritage

Cycliquement, aux sommets apparaissent les christs en terne

Accusé de réception pour sirène, narrant l’hôte, rivage

Les souhaits, une presqu’île pour la française des jeux

Le client se distingue du croyant par sa faim de foi

Où le jeûne omet ses périls aux pieux, ambitieux

Anticipant les vies d’anges par loi

Les procès chorégraphiés, les pactes manqués

Dans une pièce sans porte, vitre

D’où vient cette lumière ? L’ombre reflète les damnés

Faites vos contes, quand le bookmaker est l’arbitre

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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fin de conversation

La porte est de sortie…

Je l’ai prise pour la garder, elle sent plus le pain que le chêne et a eu la clémence de laisser ses trois sœurs à mon point de chute.

Des aspérités usuelles, du fond de teint fait de vernis bon marché, un terrain vague à la verticale pour les omissions de la gravité, des angles droits gauches érodés par les furies, les déceptions, les trains qu’on ne peut rater, les fantômes de lutte…

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Les lieux et les gens

En sommeil, infiltré des instants figés sans belle,

Les pulsations décélèrent comme pour signifier mon absence,

C’est le temps mort où vivent les mais, le conditionnel,

De toute part, mort sot par abstinence,

Les tripes sont aux abonnées récalcitrantes dans le ventre mou,

De ces cartes postales confondant qui et où.

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Il y a…

Il y a des choses à faire en troupe défectible mais indispensable car la solitude est déjà une compagnie en soi, il y a des temps à décrire et des présents qui nous encrent, il y a des gens à toucher du bout des doigts pour ne pas avoir de tant à réécrire, il y a soi pour exister et se penser puis se panser, il y a une personne à vivre dans ses nuits de coma éveillé, les descriptions s’estompent quand on s’en approche, la parole se sait puis se tait, l’appareil garde pour lui ce qu’il a vu, je me couche près d’une seringue sous endomorphine pour mourir en duo durant quelques instants car il y a des je t’aime qui n’ont pas de lettre et plus de son.

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Confusion, fusions et divisions

une gêne unanime porte parole d’un malaise visible, son prochain,

une meute n’est qu’une succession de un, mais un ensemble de nous

le métro malmène les regards, imprévisibles mais opportuns

à trop vivre dans le neutre, sans possession, on s’accepte un qui rassemble tout

lui et elle ont les circonstances pour excuse et le hasard pour parent pauvre

l’orphelin et Orphée sont sur un bateau, mais ne pourront se noyer, il n’y a plus de haut

et suffisamment de déférence pour que les causes se bradent dans un bazard ivre

c’est l’heure des choix déchus aux dessous indécents, au-dessus de l’odyssée des maux

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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une belle dans la tpete

Il est ces fantômes dans sa tête et elle a ce cimetière dans son ventre

Il y a des accidents que l’on perpétue et ces destinées qui sont évitables, mais entre vivre et faire, il y a le savoir fuir.

C’est l’heure de pointer, les dictaphones en costumes sortis des mêmes fabricants implorent leurs créatures, affranchies de faire preuve d’imagination, d’improvisation, mais depuis lui et elle, on nous lit la même histoire.

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Des tas d’hommes

je fuis ce que je n’écris pas,

car je vis ce que je ne suis plus.

La file d’attente accélère, quelles sont mes options, un retour en avant contre la règle de la marche arrière,

Le corps et l’esprit s’entre déchirent à l’extrême, mais entre le mur d’en face et le décor de derrière, je choisis la politique de l’airbag.

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Depuis…des poids…des puis…

Les trains ne respectent pas les délais de leurs slogans dans une époque passagère.

Entre la conscience, les épaules et l’estomac, l’obésité salue l’inconscience du peuple sans freins.

Mais entre l’eau et les ponts, qui jugera ce qui sépare une sépulture d’une épave ?

Le siècle du carburant pour tous et des preuves accablantes prépare son parachute doré.

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Le cahier des charges de la subversion
(les états d’âmes d’une balle perdue)

Brûler drapeaux et vignettes saintes ou insulter pays et institution.

Les affaires calibrent les rébellions d’usages, les révolutions événementielles.

Le libre arbitrage et l’arbitraire se trouvent de chaque côté du miroir.

Lutte de territoire contre tectonique des classes.

De la roulette russe aux chaises musicales, il y a un code barre.

Du « pour tous » en privé, universalisme, façade, facettes, fossettes.

Evolution, originalité sans précédent et nouveautés invoquent le passé.

De la crise d’adolescence mal digérée aux idéologies gériatriques.

La fin des moyens donne les moyens de la faim.

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(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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Le reflet révèlateur

Ecartèle entre ce que je dois projeter de mon image et le reflet sans moi que l’on me renvoie.

Un réveil de plus dans la peau d’un autre avec une sensation de déjà su dans une langue anonyme.

Ma mémoire vive occulte la veille morte, pour mieux lui survivre, avec ou sans ombre, le mensonge se vit en duo, fonction de l’horloge biologique.

On court après quelqu’un, puis quelque chose et enfin soi ; à trop fantasmer ses désirs on s’arrange de ses idéaux.

Pour être en haut de la liste, une polyvalence innée de l’esprit pour des personnalités interchangeables et des identités périssables est requise à l’entretien d’embauche en salle d’accouchement.

Quand les démons ne hantent plus nos fuites d’enfance, lassés par les pathologies conformistes de l’adolescence, adultes et abus œuvrent pour eux sciemment, au grand jour, pour ses fantômes, pour pédiatre endimanché de rédemption, pour un peu de rêve à la fin du mois, pour un peu de trêve à la fin du moi.

Au baroque on s’élabore, au romantisme on se réalise, au classicisme on se rentabilise, depuis l’ère du libre arbitre sous endomorphine religieuse, la raison dicte nos passions à grand coup de crédit, non remboursable.

carré blanc

(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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la roulette russe

La bave au livre, les chapitres invisibles sur les lèvres dans une histoire sélective,

leur carotide comme encrier de ma plume, mes idées y jaillissent puis jaunissent et pourrissent,

parmi les braves combien sont ivres, du pupitre à l’œuvre, sous le joug du pochoir et des récidives,

tout coïncide des pourparlers à l’ultimatum, les prémisses se rappellent aux précipices au nom de la justice.

De la roulette russe à la cravate espagnole, la nature trouve son amusement dans un parc d’abstraction, sur la liste d’attente depuis l’enfance, à chacun son tour, son tord, puis tirer et se taire.

Les uns chutent vers l’éther par les narcoleptiques,

En se figurant la fresque mondiale en vase clos depuis leur périscope,

Les autres nagent les pieds dans la merde par adoration,

Petite annonce : auto-meurtre en duo prospecte les dépits de boisson,

Des échantillons mitoyens au miroir informant, même la symétrie a un prix

Car certains abritent le courant d’air des bouches d’autrui, par goût du mépris.

carré blanc

(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)

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