
Entre le commerce de la fin du monde et une tendance à la culpabilité sélective, il y a les divertissements apolitiques.
Quand on confond prises de conscience et caprices de saisons, on fait d’un film d’un soir une cause nationale, voire obligatoire.
Entre les opinions biodégradables et les chèques en blanc, autant parier sur le hasard, mais pas sur l’avenir.
Quand le trafic d’influence passe pour de la philanthropie, la fraude potentielle devient la révolution providentielle.
Entre une overdose de démocratie et la dictature par tous, ne pas voter entretient convenablement le système.
Quand le suffrage universel est une histoire d’exhibitionnistes, le sondage partial arrive à satisfaire le plus grand nombre.
Entre la dramaturgie électorale et l’indignation populaire, les cours de théâtre doivent afficher complet.
Quand les pronostics de crash-test font les gueules de bois de demain, l’absentéisme est une réponse idéale.
Entre les jardiniers du dimanche et les déserteurs d’un soir, le spectacle a rempli ses objectifs tout en s’adaptant à la lâcheté générale.


Voilà une prose qui sonne comme un slam.
Et quand la forme est au service du fond, c’est forcément plus efficace.
Bravo à vous.
J’aime votre plume et la façon dont vous l’exploitez.
Le moment écologique d’une guerre selon Bendit
5- Lors du veto contre la guerre en Irak, la France , au nom d’une idéologie excessivement pacifique, n’a-t-elle pas bafouée « Les Droits de l’homme », oubliant le devoir des Démocraties ?
Bernard Kouchner : Oui, ce fut une caricature de débat : des positions de boxeurs. D’un côté le mensonge, de l’autre l’antiaméricanisme. Les Droits de l’Homme ont hélas reculé de vingt ans alors que le droit d’ingérence était en progrès. Il sera demain plus difficile encore d’éviter les massacres de minorités. Mais attention : on ne peut pas juger d’une mission de paix en 1 an, même pas en 5 ans, comme on le voit hélas au Kosovo !
Daniel Cohn-Bendit : Le moment pour faire cette guerre était mal choisi et on ne bâtit pas une intervention militaire sur un mensonge même si je reconnais que l’immobilisme face à Saddam Hussein était un danger.
Dossier réalisé par Olivia Cattan
« Quand tu seras président… » de Daniel Cohn-Bendit et Bernard Kouchner, Editions Robert Laffont,
Olivia Cattan
Journaliste
Actualité Juive
http://www.actuj. com
Sombre et sans doute réaliste vision des choses. Mais l’espoir écolo peut-il se passer du politique ? On peut craindre que non. Croire que les derniers simulacres de débats que nous avons vécus ont rendu l’élection inutile n’est peut-être pas totalement vrai. De nombreux Français ont transmis un message écolo, honnête ou non, réfléchi ou non, destiné ou non à durer. Mais ce message, les politiques seront forcés à le prendre en compte dès demain. Les promesses et les chèques en blanc ont déjà été signés mais les Français n’ont pas été dupes. Charge maintenant aux grands partis d’aller plus loin. A voir.
Amaury
http://regards-sur-l-actu.overblog.com
Petite modification,
http://regards-sur-l-actu.over-blog.com
Merci
C’est pas mal votre petit blog.