
Dimanche, j’ai mal à ma république et j’ai une sérieuse envie de dictature participative.
Ce qui sépare un fanatique d’un abstentionniste, c’est que l’un est prêt à mourir et que le second est entrain.
Depuis que les toiles de fond sont en premier plan, la myopie est une religion.
Le souverainisme à rebours parie sur une pandémie de gigantisme pour exister.

Samedi, je me mêle à la foule des célébrités imaginaires en quête d’un anonymat sur la route de l’invisible.
L’oreille interne est en deuil de trop de confusion de vide et de profusion de rien.
Ode à la consommation le temps de quelques cafés. Adieu pourboire pour excès de ventriloquie de bar.
Une misogynie est rémunérable en nature sociale et possède un progressisme de façade par fonction morale.

Vendredi, j’ai le curriculum vitae d’un concours de circonstance et les offres d’emploi d’un cadavre exquis.
Le tumulte en commun est une bien mauvaise excuse pour comprendre un monde qui se meurt à la vitesse de nos besoins accessoires.
Des armées de regards sans miroirs certifient leurs passages sur cette terre de location le temps d’un clin d’œil.
Les masques carriéristes ne portent pas de sourire assez voyant pour leurrer le reste de la file d’attente.

salut man.
on est “pot” sur facebook , je ne sais pas cmt … qui es tu ?
un poet des temps modernes? un vénère de la société?
enfin , tu m’intrigues ..si tu pouvais m’éclairer un peu..
Je suis juste un mec qui passe par là…
“Vendredi, j’ai le curriculum vitae d’un concours de circonstance et les offres d’emploi d’un cadavre exquis.”
Et le reste de la semaine, aussi…
Excellent !
Bravo, continue.