
Depuis que l’Education Nationale ne fait plus la police, les forces de l’ordre font la leçon.
Quand la rue, l’école et la crise jouent un vaudeville, personne n’est trompé, tout le monde est débiteur.
Entre les parents démissionnaires et le corps enseignant sclérosé, il reste la bavure policière.
Quand les exceptions construisent les exemples, le législateur transforme l’épiphénomène en cas d’école.
La banalité des incivilités construit les phobies judiciarisables.
Quand la violence est une norme sociale et une garantie économique, la cour de récréation devient un crash test idéal.
De l’enfant roi à la délinquance juvénile, tout est une question de fiche d’imposition.
Quand il y a des claques qui se perdent et des procès qui se gagnent, la loi parle pour la connaissance.
Entre les ayants droit de Jules Ferry en perdition et la tentation de l’inspecteur Harry, les mineurs cotisent pour leur majorité.


la bêtise policière est de plus en plus tendance en France. c’est navrant….
elle l’a toujours été…! le chien c’est bien connu, est aussi con que son maître…..
Je dirais simplement que le rôle de l’éducation nationale n’est pas de faire la police mais d’éduquer, et l’éducation n’appelle pas que des sanctions, même si elles sont nécessaires. Sinon, les enseignants sclérosés… cela me paraît injuste, car les enseignants sont en première ligne, “morflent” et répondent avec les outils qui sont les leurs. Sans doute faudrait-il trouver des mesures qui ne soient pas simplement des pansements ou des “faire-valoir”…mais là, c’est trop demander au gouvernement.
que la peinedes travaux forçes soit rétablit et tout reviendras comme de mon temps ‘”
Après T$arcos la grenelle de l’ânon,
La buissonnière sauvage envisageons …
Et sous ses ordres et ses missions
D’inculcation et de confort maton
Un jour victime, un jour bourreau
Un autre jour sauveur, la vocation!
Libéré d’inculquer à coup de talon,
Quand le bénéfice est l’étalon
Le barbelé entre en fonction.
Marcher au pas devient leçon,
Lever drapeau, chanter canons,
Annihiler le sauvageon.
Tous ces symboles et soustractions
Au pire pérorés, pour le meilleur
Sont ils forcepsement bon ?
Où sont buissons sentant si bon
Bruissant au coeur de l’unisson
Là, quand libre est l’imagination ?
Plus de moulins pour nous rouler
Dans la poussière de leur prières
Coupées lanières de leurs desserts
Ouf, enfin, vide, vacant
Plus d’anonymes derrière l’écran
Chacun défendant à ses dépends,
Comme si d’or était sa prison.
Ouf, enfin, vide, vacant!
“De l’enfant roi à la délinquance juvénile, tout est une question de fiche d’imposition.”
hehe, bien vu monsieur.
sont classes tes billets.
C’est trop facile, à mon sens, de renvoyer dos à dos “parents démissionnaire” et “enseignants sclérosés”.
Certains parents ( pas tous loin de là) sont démissio…nés face à la crise sociale et morale que vit notre société, travaillée par le chacun pour soi, au nom du libéralisme économique agissant depuis 2 à 3 décennies et à cause de la pauvreté et du chômage structurel
Quant aux enseignants scérosé, ils le son tellement qu’ils courent après des réformes de l4EN qui changent constamment, après des critiques qui démotivent ( depuis le Allègre, ex-futur Ministre de sinistre mémoire
Et ce n’est pas l’Education nationale qui ne fait plus “police”, mais un Etat qui réduit le nombre d’adultes à l’école, au Collège, au Lycée ( suppression du pionnicat, …).
Ai-je employé le mot tout ? Merci de ne pas faire de transfert…
ne faudrait-il pas changer l’enseigne “liberté, égalité, fraternité” ?
Les grands principes d’une bonne Constitution, qui prouveraient la guérison de notre démocratie…
Plaçons alors le principe d’égalité avant le principe de liberté, considérant très justement que l’une entraîne l’autre mais pas l’inverse.
Osons – Fraternité, Égalité, Liberté
http://etienne.chouard.free.fr/Europe/Bonne_Constitution_Guerison_Democratie.htm
Le corps enseignant quand on l’attaque doit-il penser qu’on ne parle que d’un ou plusieurs de ses membres.
Alors disons qu’il y a DES parents qui n’éduquent plus leurs enfants, DES enseignants qui en ont ras le bol, et UN gouvernement qui détruit tout sur son passage encore plus que les précédents, si c’est possible.
le “disons”, c’est du conditionnel ou de l’impératif ?
Il est, finalement, utile d’avoir un tel gouvernement en poste: à un moment il aura fait sauter le verrou de trop, franchi la ligne rouge et l’on sera bien obligé de réagir puis de réfléchir. D’une manière ou d’une autre. Les changements significatifs n’arrivent qu’avec les catastrophes.
Et là, en terme de déontologie, entre Hadopi, Loppsi et ce que vomit ce qui nous sert de ministre de l’Education, la ligne rouge pourrait pourrait peut-être être franchie plus tôt que prévue. En tous cas, la prise de conscience à propos de la marche globale de la société vers le totalitarisme de la sphère économique et l’autoritarisme croissant de la sphère politique, est amorcée.
C’est déja çà…
Franck.
Bravo pour l’article!
Ce n’est pas tant l’Education qui est en cause que la société elle-même et ses médias.
Que peut un prof seul contre tous?
Enseigner le français dans un pays où on est obligé d’instituer un quota de chanson françaises à la radio?
prôner la civilité quand la violence est montrée comme une solution excusable?
Lutter contre la drogue quand ses élèves la trouvent à la sortie du collège et quand à la télé vedettes et animateurs en font la promotion?
parler d’avenir quand on nous répète qu’il n’y a pas de présent?
Etc etc
Il ne peut, dans le meilleur des cas que tenter de “sauver” quelques élèves qui auront la chance de s’en sortir.
Ceux-là conduiront peut-être un jour le char de l’état, les rênes dans la main gauche et le fouet dans la droite.
Salut!
Très beau site courageux , original et poétique. Cela fait plaisir de voir les jeunes résister dans ce monde affairiste!
Formidable site. Beaucoup de finesse. Continuez. Je ne sais pas faire. Mes sites ne sont que des larmes de mort…
Je crois que le problème lié à la violence à l’école tient aussi au fait que les adultes ont laissé tomber le rôle qu’ils tenaient il y a une quarantaine d’années.
Quand un adulte voyait un enfant faire une bêtise dans la rue, il y a 3 ou 4 décennies, cet adulte en faisait la remarque à l’enfant.
Il n’y a donc pas que les parents qui ont démissionné.
Je crois que tous, vous, moi, les autres, nous avons démissionné. On passe notre chemin la plupart du temps le regard fixé sur la ligne bleue des Vosges.
Eh bien non !
Il faudrait faire la remarque. Et d’ailleurs, quand on fait observer à l’enfant, aux jeunes que ce qu’ils sont en train de faire ce n’est pas ce qu’il faut faire, ils le prennent souvent bien à condition évidemment, que l’adulte qui fait la remarque reste poli et respectueux.
Désolée, mon commentaire est bien long. Mais c’est un problème de société que cette démission collective.
Cette violence dans les écoles prend de l’ampleur.
Pourquoi ? Parce que les enfants n’ont pas de modèles chez eux ni dehors.
Il faut voir comment se comportent certains adultes et personnes âgées, ces dernières croient que tout leur est dû et n’ont aucun respect pour les enfants et les jeunes.
Ce n’est pas aux profs, aux maîtres d’écoles d’élever des enfants. Leur but est d’enseigner. Certains baissent les bras car ils sont obligés continuellement de faire la “police” dans leurs salles de classe pour que les élèves écoutent.
Ceux qui trinquent en premier sont les enfants, de tous les milieux dans et hors de l’école.
Intégrer la police à l’école n’arrangera rien.
Les enfants sont traités comme des délinquants (cela me rappelle une phrase qui avait provoqué un tollé du candidat NS).
Car même dans la rue, il ne faut pas répondre, même en groupe, ceux qui ne font rien se font attaquer. Si peu qu’ils répondent, c’est insultes et coups.
Je pense que notre société perd ses repères. C’est à nous, citoyens, de tout réinventer.
Ce modèle de société a trouvé ses limites.
Vous m’avez sootché ! Merci.
Alors pour vos copains là où vous êtes venu me rencontrer : http://cantondebeaugency.demain.over-blog.com/article-32084070.html
Sincérité démocrate !
que la peine de mort et les travaux soit rétablis
C’est quand l’éducation est vraiment devenue nationale et que ses salariés officient avec efficacité
que plus aucun des objectifs utiles qu’elle atteignait ne le sont plus.
Ainsi paradoxalement
plus le système est performant
et plus tout déconne
Précisément parce que la vie c’est ce qui se passe sur le chemin
et en rien le point de destination
or
à présent comme le dit Virilio
“tout arrive”
alors que
plus rien ne part et ne chemine.
Il n’y a plus que des leçons
et donc plus de leçon visible.
La violence était déjà là de mon temps. Mais tant que c’était les gosses d’ouvriers qui s’en prenaient plein la figure (ceux qui n’ont pas les moyens de porter plainte), et non ceux les fils à Papa et les profs, on n’en parlait pas…