
Je n’arrive pas à choisir entre la boulimie de sondage et l’anorexie de programme
(Les clients 0 – Les vendeurs 1)

Publié dans En vers et contre tous, tagged clone, déjà vu, fantôme, fête des voisins, histoire, metro, siège, sosie, tranche de vie à mai 30, 2009 | 2 Commentaires »

Il y a des bouches bien faites mais ouvertes qui gagneraient à perdre leur langue.
Le design divin a dû en avaler son latin au vu de la copie ou par misanthropie ?
Le savoir ne fait que passer, on ne peut qu’en attester quand l’histoire nous élague.
On scrute la lumière au bout du tunnel, sans songe au départ, au dépit, aux deux poids de l’usure de la vie.
Un plan de carrière où l’on creuse ses propres fondations, afin de rompre avec soi-même, puis errer.
Un terrain vague suffisamment balisé pour que tomber ne soit plus un accident.
Entre le temps et les frontières, se dessine une crise sans prédécesseur dans cette bande décimée.
L’appât du gain souffre de son volume qui dépiste les écrins de l’écran.
Y a-t-il quelqu’un pour laisser une empreinte ? Personne ! Alors nous la civilisation des empreints empire de la peu près.
Les canons correspondent à la scène du crime où les standards sont saturés d’appels anonymes par rétine interposée.
J’aurai dû être quelqu’un d’autre que mon voisin,
Enfin un autre si possible, si plausible, que je m’envierai.

(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)
Publié dans La certitude du doute..., tagged automne, cas, Européennes, exploser l'ump, fumer le ps, grippe A, grippe mexicaines, grippe porcine, malades, melenchon, morts, NPA, Olivier Besancenot, vaccin à mai 30, 2009 | 2 Commentaires »

Je n’arrive pas à choisir entre les marges pharmaceutiques et le populisme excusable
(Grippe A 0 – NPA 1)

Publié dans La certitude du doute..., tagged bande gaza, Benyamin Nétanyahou, Bernard Kouchner et Alain Joyandet, cisjordanie, intifada, Israélo-palestinien, Israël, l'Etat hébreu, La taxe «Chirac», Mahmoud Abbas, obama, palestine, pays pauvres, pays riches, territoire occupé, un prélèvement infime sur les flux financiers à mai 29, 2009 | Poster un commentaire »

Je n’arrive pas à choisir entre le syndrome de Robin des bois et la bipolarité diplomatique
(Taxe Tobin 0 – Obama l’israélo-palestinien 1)

Publié dans En vers et contre tous, tagged équilibre, chantage, cortex, crédit, crise, enfance, gouvernance, guerre, légiste, maladie remède, nouveau monde, pétrol, terrorisme à mai 27, 2009 | 3 Commentaires »

Les années romancent le terrorisme d’antan,
Afin de prendre congé la conscience tranquille,
Des anciens combattants aux nouveaux carburants,
De la pompe à la caisse il y a le vote des budgets invisibles,
Les contestations saisonnières, nappées d’acné et de naphtaline,
Entre syndrome post traumatique et addiction au pétrole,
Soignons le mal par le mal, de Christophe Colomb à la novocaïne,
Le mur sur les pieds, le ciel est absent, amour et amitié prennent le premier vol,
Etre soi chez les autres pour un match à l’extérieur, à dos de missile,
Qui a les moyens de parier ? Du lance pierre à la rampe de lancement
Du système téléguidé de la rébellion académique à la lâcheté virale,
Tour de contrôle à fou sans cavalerie respectant les protocoles sur la vente d’armement,
Les chamaillages mondiaux où les noms sont gravés en plaqué or sur collier, niche et déguisement,
Les manières s’enseignent par le collet, l’école, les coulisses de la mascarade,
Des vrais mensonges du off aux fausses vérités du direct, tu choisis le calmant,
Car les finances des spécimens spéculent, des satellites au téléphone arabe,
Où est passé l’honneur de la table ronde au bureau ovale ?
De la plus value de l’étranger à la politique étrangère, des accolades à l’index,
Des réfugiés publicitaires aux prisonniers subventionnés, la charité se fout de l’hôpital,
Vous êtes en état d’arrestation du téléthon aux malades imaginés par un cortex
En manque de dioxyde pour les rédemptions publiques et les guerres privées,
Plus dur sera le réveil, en décalage horaire des lèvres aux sphincter,
Même la plus anodine sortie de piste détecte toujours un décor à débaucher,
De la playlist innocente au parloir, du dernier coup de rein au coroner.

(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)
Publié dans La certitude du doute..., tagged 19 pavillons spécialisés, 26 mai, Abu Dhabi, cfdt, cgt, détroit d'Ormuz, fo, grêve, iran, le Golfe, Mina Zayed, océan Indien, sarkozy, syndicat, un centre de spectacles, un Musée de la marine, une extension du Guggenheim de New York à mai 26, 2009 | Poster un commentaire »

Je n’arrive pas à choisir entre le syndicalisme à minima et l’exportation de l’exception culturelle
(26 Mai 0 – Abu Dhabi 1)

Publié dans La certitude du doute..., tagged obama, ONU, pyongyang, la corée du nord, procès, un nouvel essai nucléaire, Kilju, L'Institut américain d'études géologiques (USGS), l'agence du Nord KCNA, Le président sud-coréen, Lee Myung-bak, Benita Ferrero-Waldner, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), clinton, l'Eglise de scientologie, ASEC, SEL à mai 25, 2009 | 1 commentaire »

Je n’arrive pas à choisir entre un comique de répétition et un abus de conscience
(La Corée du Nord 0 – La Scientologie 1)

Publié dans En vers et contre tous, tagged chaire, flamme, frigo, instinct, maison, nez, odeur, olfactif, sang, sens, vynil à mai 24, 2009 | Poster un commentaire »

Pas d’odeur, plus d’odeur
« On peut vivre d’amour et d’eaux fraîches… et peut-être aussi de la paix, un bon palliatif à l’espoir, ce calme constant, cette absence d’activité.
Le monde survivra-t-il à la paix?
La tension et la violence sont mères de création, qu’importent les sacrifices, l’humanité leur voue un culte, une course de fond sans fin où chacun fait fi du fait que l’autre est son égal.
L’animosité n’est qu’une déformation professionnelle de la différence.
Le globe a accouché d’une chaîne, n’ayant personne pour la tenir, alors que se satisfaire de savoir si celui d’à côté est aussi fiable que soi, c’est à cet instant précis que naquit la guerre.
Ayant l’envergure de nos démons, l’odeur de nos enfants sur le bout des lèvres, notre besoin d’immortalité injecté à même les prières, les dogmes, les frontières, en un mot la jalousie, ne demandez pas d’aide à l’amour, cette dernière est son égérie. »

Les effluves de caféine
« Suivre les règles à la lettre, au litre près avant la mise en bière, le pourcentage du libre arbitre, la science des sens, consommer comme l’on communie, par contumace.
Si cela est écrit, cela doit être une vérité universelle.
Depuis que l’on dicte ce que l’on doit penser, on instrumentalise nos moyens, mais non nos moyennes.
Le subliminal a laissé sa place à l’impératif, c’est l’ordre nouveau, c’est pour votre bien, c’est une question de santé publique et non d’humanité.
Rien ne sert de s’immuniser si l’on n’a plus personne à aimer.
Un monde stérile accouchera d’un peuple qui ne sera plus, qui ne saura plus. »

Du sang dans les narines
« Le seul animal capable de retenir en captivité son prochain laissera tout sauf une suite de règne. Le meurtre en collectivité, en démocratie, aura raison des passions, de la croyance suprême.
La survie qui détermine ce qui se passe et ce qui s’est déroulé, le spectacle des miracles de la débâcle organisée et amorcée par simple notion de l’oubli symbolise l’acte de suicide que demeure l’humanité.
La course au savoir n’est qu’une excuse, une ex-cause d’un projet qui n’avait pour but que sa viabilité et non son brevetage. »

Le culte et la poussière
« L’histoire qui précède le sommeil est la même pour tous. Les décors changent ou l’on s’en arrange.
Par souci du détail, par copyright, les seconds couteaux se gardent dans les dos, on demeure souvent témoin de ce que l’on n’a pas vécu soi-même. Mais qu’importe ! Seul compte l’hiver. Enfant, on se nourrit de ses racines, ses parents, pour vivre et l’on croit en ailleurs, l’imaginaire, pour survivre, peut-on croire en l’Histoire des hommes comme en sa propre histoire ?
A force de les séparer par orgueil du lendemain, on devient étranger à ces exodes géographiques, à ces bibliothèques sans prix ni titres.
Il y a les vrais amants, les faux amis, l’amour de la fuite et l’amitié de la trahison. Ceux qui écrivent l’histoire omettent les sens des êtres au profit des directions, pour multiplier ou diviser les chiffres des bénéfices de la mort de masse.
Les récompenses soulignent et certifient les nouvelles normes à défaut du passé.
Je prends le Nobel de la paie, alors fichez-la moi. »

De la terre au cendrier
« Le temps statue sur la pierre et la marbre ce qu’il faut, ce qui doit, fonction de certains, en dépit des autres. L’avis se partage à l’occasion d’une consultation qu’il faudra payer, sans en espérer le remboursement.
Le bien, le mal et le pragmatisme se côtoient, s’affrontent, comme pour mieux se complaire dans leur choix. Peu importe l’issue, seul compte l’instant. Les conséquences sont des lettres mortes, le législateur aura d’autres chasses aux sorcières à mener et le champ de bataille à l’abandon, la fumée se dissipant, chaque camp discernera amèrement que l’ennemi portait le même uniforme.
L’accessoire devient l’accessit, l’esprit du temps qui se perd, son prochain perdu, le choix ne faisait pas partie du conflit. »
(Portraits robots et poupée de chair, Sylvain Souklaye. A paraître automne 2009)