
Les opinions des uns et les intentions de votes des autres
Quand un producteur parle comme un consommateur, c’est qu’il y a plus de produit à vendre, mais le souvenir et les phobies maintiennent l’illusion.
Les chirurgies faussement démocratiques succèdent aux coups d’États électoraux guidés par la guerre des nerfs. Les abus de langages configurent le discours officiel.
L’inflation des pathologies économiques et des modes de régulation administrative ont crée un engouement pour la croyance à tout prix, à bas prix. Cette religion confond parabole et législation.
Depuis que les maladies globales ne sont plus adaptées à la médecine institutionnelle, la réorientation professionnelle transforme les humanistes en cannibales.
Les Hussards et les Jacobins préfèrent se persuader de leurs ressemblances plutôt que d’admettre la fin des identités géographiques, ceci ne parasiterait en rien l’Histoire de masse.
Les opinions des uns et les intentions de votes des autres prédisent l’avenir moral d’une entreprise n’ayant d’autres raisons que le passé.
Anticiper, mentir, puis formater, voilà le triumvirat garantissant une clientèle.
L’offre politique de nos jours épouse, et souvent devance, les besoins majoritaires pour continuer à exister dans l’inconscient collectif. L’extinction motive les serments.
La politique du pire alliée au nivèlement par le bas dessine les futures idéologies avant de construire des frontières à l’échelle de la médiocrité ambiante. L’absence de perspective ne laisse aucune chance à la profondeur.
Le désespoir a une durée d’exploitation commerciale limitée. C’est pour cela que l’espoir universel est un produit électoral intemporel et sans le moindre service après vente, si ce n’est le comique de répétition du troisième tour social.
Le choix des motifs de complainte et des méthodes de négociation concrétise le droit du libre arbitre à la justice personnelle. Toutes les causes sont impérieuses car toutes les solutions sont vitales.
Quand on explique qu’une souffrance individuelle est commune à celle du voisin, l’empathie prend le pas sur l’ambition. On rationalise les faits, puis on communautarise les différences.
Prétendre que le bipartisme politique est devenu ambidextre, cela revient à nier la consanguinité culturelle dominante de la plèbe.
Certes nous avons les Hommes politiques que nous méritons, mais eux ont le peuple qu’ils ont engendré, qui est le plus perdant ?


nivellement par le bas… je ne sais pas… nous vivons une époque paradoxale ! Le niveau général de culture n’a jamais été aussi haut, et pourtant, la conscience, elle, est incroyablement absente de toute réflexion… Avec ce sentiment qu’un monde ouvrier inculte vieux d’un siècle seulement (nos grands voire arrière-grands parents) produisait bien plus de chauffe cérébrale que le confort pseudo-bourgeois actuel dans lequel certains se croient installés…
Et, à côté de ça, nous avons ces médias qui s’ingénuent à faire de rien un tout et vice-versa…
Tout n’est que spectacle, et cet ersatz de confort qu’on nous laisse entrevoir, nous laissant bien sentir sa fragile présence, ne fonctionne que quand l’égoïsme va de pair… Et l’empathie détruit cet égoïsme !
L’espoir ne peut naître que dans la certitude d’un équilibre bien trop précaire entre ces deux composantes pour que la situation perdure. Soit nous basculerons du côté de l’empathie et leur société connaitra des lendemains “difficiles”, soit nous basculons dans l’égoïsme et c’est alors l’humanité qui est condamnée !