
des idées apparemment philanthropes, mais bon marché
Ce qu’il y a d’ambigu dans les voyages officiels liant amitiés commerciales et domination diplomatique, c’est le fait historique.
En ce qui concerne la France et l’Afrique, l’évangélisme humanisant et le colonialisme éducatif d’un côté, la démocratie alternative et la barbarie promulguée de l’autre troublent l’harmonie administrative des PDG de nations, adeptes des vases communicants, de l’exploitation des matières premières aux centres de rétention.
Les réflexes conditionnés ont un problème, celui de leur prévisibilité dans le calendrier mondain, pris en sandwich entre la dette mémorielle et la repentance amnésique.
Que les pros truc et les anti machin aient l’obligeance de s’aimer hypocritement ou de s’entretuer honnêtement une bonne fois pour toute, afin que l’on puisse échapper aux rhétoriques des spécialistes du passé nous construisant des généralités pour le futur.
Bonne volonté empathique, ethnique ou opportunisme économique ou théologique, quoi qu’il en soit le fantasme africain appartient à ceux qui n’en veulent pas, qui n’en veulent plus.
Le but d’un représentant français en Afrique est de garantir le statut séculaire de la francophonie industrielle dans la région, quitte à la stabiliser et d’apporter un semblant d’idéal exotique dans une machinerie continentale contrainte à une efficacité urgentiste qui ne laisse que peu de place à la poésie politique.
Chaque président français a sa manière de consommer l’Afrique.
Si l’on observe l’histoire récente, on peut constater une rupture, l’actuel élu du peuple préfère manger sur place afin d’éviter les agents dormants alors que son prédécesseur optait pour le doggy-bag et poussait même la coquetterie jusqu’à en faire un musée.
Le principe de la visite officielle a aussi comme vertu de stimuler le secteur culturel.
Les historiens, les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les troubadours en tout genre peuvent mettre à disposition des idées apparemment philanthropes, mais bon marché.
Le dilemme chinois est un cas particulier – et de taille – qui en dit beaucoup sur les préliminaires des ex et la relation adultérine des futurs.
Le paradoxe réside dans le fait qu’à pratique commerciale identique, le traitement du partenariat diffère selon les iniquités mémorielles.
La multiplication des unions (européenne, méditerranéenne, africaine) dans la mondialisation (du G7, G8, G 20) pose des problèmes de priorités face aux flux migratoires sans précédent qui seront engendrés par la crise climatique.
Il n’est plus question de tourisme diplomatique chez des amis ou de bakchich subventionné dans son ancien appartement, ce qui en jeu c’est l’anticipation de la crise alimentaire dans les pays qui vivent sur la dette et la nouvelle répartition de la population mondiale dans un espace inconnu.

perdu en compassion et gagné en humanité
Ghost Post :
Le jour où la mort part cancer d’une participante d’un jeu de télé-réalité a suscité la même émotion que l’agonie d’un enfant au Darfour, nous avons perdu en compassion et gagné en humanité ou en indifférence, à moins que ce soit la même chose.


Que les pros truc et les anti machin aient l’obligeance de s’aimer hypocritement ou de s’entretuer honnêtement une bonne fois pour toute, afin que l’on puisse échapper aux rhétoriques des spécialistes du passé nous construisant des généralités pour le futur.
Voilà un point de vue un peu compliqué, mais il faut aussi réaliser que l’histoire n’est pas qu’un fait, c’est une longue succession d’événements et nous ne pouvons jusqu’ici pas rejeter ce qui se faisant, par bonne ou mauvaise conscience, a provoqué les conséquences que nous connaissons. Ai bien le sentiment que le malaise actuel n’est pas pire que ce qui s’est passé précédemment et à mon avis les championnats d’hypocrisie ont déjà eu lieu ! Certains tentent d’autres approches, mais ce n’est jamais de ceux là que l’on parle, et dans le fond, c’est tant mieux !
“garantir la francophonie industrielle” … et encore , au final, sont-ce bien les intérêts de la France ?
hum , à l’heure du lobbyisme mondialisé à outrance, je m’interroge.
Le ‘ghost post’ est assez pertinent, une fois de plus.
C’est là que tu vois , vraiment, à quel point l’image de l’Homme a plus de valeur que l’Homme lui même
.
A force d’être pris de vitesse et piégé dans ce vice médiatique … on y finit par en mourir , avec plaisir.
Le masochisme à l’extrême, monnayé biensûr.
En ces temps de “crise” où tout se vend: de l’humain à la vie en passant par l’âme … alors pourquoi pas la mort ? …
Mourir de pauvreté n’a jamais bien payé (médiatiquement parlant) …
Ce ne serait qu’un “marronnier” de plus (comme on dit dans le jargon du X ) dans cette marre de merde.
Peace la famille …
Tu parles de vice médiatique, pour certains, c’est peut-être le cas. Pour la mort payante, c’est un jeu de mot un peu sinistre, mais tu sembles aimer ces mots crus, il est vrai qu’aux petites morts médiatiques et naturelles, on est en plein cynisme et certains parlent encore de négationisme !
Moi, je ne renie rien, mais je ne détiens aucune ficelle !
Bonne journée et bonne écriture !
“lol”
Pour l’autodétermination de TOUS les peuples, et l’arrêt de cette manie que d’autres peuples pensent savoir pour eux!
“Bonne volonté empathique, ethnique ou opportunisme économique ou théologique, quoi qu’il en soit le fantasme africain appartient à ceux qui n’en veulent pas, qui n’en veulent plus.”
Il faut bien dire que l’opportunisme économique dont “on” fait preuve depuis la décolonisation sur le continent africain est bel et bien lui aussi une forme de fantasme, ne serait-ce que celui, légitime, d’une Afrique développée, ou encore celui d’un continent réservoir et accueil de vagues migratoires, par exemple dans un élan d’imagination graduelle, sous l’effet de dérèglements climatiques futurs dans les pays riches, ou simplement dans une sorte de retour de l’histoire.
Du point de vue français voir les chinois construire des routes, des hôpitaux et des écoles en échange de marchés d’exploitation de matières premières nous fait justemment remémorer dans un coin de l’imaginaire collectif les temps anciens de la colonisation. Le fantasme de la grandeur subi une sorte de transfert mental vers les contrées grand-orientales. Cela se sent dès que l’on parle à coup de métaphores grandiloquantes de “l’ogre chinois”.
Du point de vue africain, pourtant, est-ce qu’une colonisation en a remplacé une autre? Ce serait aller vite en besogne que de penser cela, comme dit Michelle on ne peut plus avoir la prétention aujourd’hui de penser à leur place. En gros le néocolonialisme est une violence symbolique exercée à l’encontre de ces pays.
Alors je ne vois pas bien ce qu’est exactement le “fantasme africain”, qui serait aujourd’hui disparu, si ce n’est pas un fantasme de la grandeur économique et nationale émis par les pays occidentaux ou les nouvelles puissances émergentes. Y a t-il déjà eu un fantasme Africain des africains eux-mêmes, si c’est le cas quel est-il?
“Du point de vue français voir les chinois construire des routes, des hôpitaux et des écoles en échange de marchés d’exploitation de matières premières nous fait justemment remémorer dans un coin de l’imaginaire collectif les temps anciens de la colonisation.”
A la différence que, et je parle ici de l’Afrique sub-saharienne, le France n’a pas construit grand chose comme hôpitaux et écoles, et je ne parle même pas d’embryons d’industrie (tu n’en touches pas mot, et tu as bien raison!), ce qui n’était pas le cas, par exemple, des Britanniques!
Ce qui me laisse répondre à ça :
“Du point de vue africain, pourtant, est-ce qu’une colonisation en a remplacé une autre? ”
Non, pour beaucoup d’Africains, de ce que j’en sais et de ce que j’en suis, l’arrivée des Chinois, comme des Brésiliens et même des Américains, n’est pas considérée comme une autre colonisation, ou plus précisement, n’est pas “vécue” comme telle…
Ceci dit, vu qu’il est désormais communement admis que nous, et là donc je passe au nous, ne sommes pas entrés dans l’Histoire, oups, correction, que nous ne sommes pas assez entrés dans l’Histoire, peut-être que en conclusion comme la tienne, le fantasme, et même le phantasme (le “ph” a son importance dans mon idée!) africain des Africains est peut-être d’inventer la roue, ou la monnaie, ou l’écriture (l’ordre est important, à nouveau dans mion idée!)…
Enfin bref…
Mouais!
ce bon mais envoyer moi aussi les image
merci , bonne comprehension
parlons des anciennes “colonisations” britanniques …. en Afrique … les africains ne leur disent pas merci… !!!
Non plus…
Mais leur “état” est très très loin des anciennes colonies françaises…
Non?
tout est question d’argent, de sous et surtout d’interets économiques