une technique de langage sophistiquée (DR. Geoffrey Dorne de Jaffiche.fr)
Redéfinition :
Le mot création est l’une de ces prétentions consanguines qui n’a de sens que dans les livres.
La création traduit et matérialise le besoin enfantin d’existence dans le regard de l’autre qui obsède les gens sains. Car les fous, eux, ont la modestie et l’honnêteté de ne pas faire état ni commerce de leur soi-disant découvertes ex-nihilo.
Internet n’est qu’une technique de langage sophistiquée de plus qui, en promulguant la liberté extrême, a permis de définir les limites des utilisateurs et d’institutionnaliser l’autocensure comme outil démocratique.
La dictature de l’instantanéité voudrait nous faire croire que nous sommes en pleine révolution, mais tout au plus il s’agit d’une vulgaire révision mécanique des 4,7 milliards d’années.
Les insultes ou jeux de l’esprit sont, quant à eux, gratuits lors de leur formulation confidentielle et payants a posteriori, via la diffusion de masse.
Puisque la civilisation est l’objet de maîtrise sociale le plus high-tech, les lois qu’elle engendre ne tolèrent pas ce qui sort de son cadre mais elles pardonnent parfois pour le bon fonctionnement du système de refroidissement culturel.
pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire
Faits divers :
1- D’un côté, nous avons une industrie culturelle déclinante n’assumant pas le proxénétisme économique et la pandémie infantilisante qu’elle exerce sous le regard de son débiteur. Celui-ci est à la fois une fondation philanthrope de gestion nationale et une entreprise d’import/export.
2- De l’autre côté, nous avons une infinité de niches de population n’ayant rien à voir les unes avec les autres, mais faisant front par principe de précaution. Nous prouvant par la même occasion à quel niveau de léthargie se trouvent nos sociétés occidentales pour qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
4- Dans toutes les batailles, il y a des pertes acceptables. Mais comme nous ne prenons plus plaisir à nous salir les mains avec une de ces barbaries ancestrales, les invectives servent de nos jours de courroux médiatique ou de Hit Combo virtuel pour le bonheur des voyeurs générationnels et des lâches éternels.
5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?
des enfants se mettent en colère lorsqu’on leur confisque leur jouet
La multinationale des indépendants et l’abus de langage participatif :
Ce qu’il y a de constructif et de préventif dans un conflit ce sont les dégâts collatéraux qui promeuvent la création de produits dérivés et la récupération universelle qui normalise le débriefing pour la postérité.
La logique veut que des enfants se mettent en colère lorsqu’on leur confisque leur jouet. Les paramètres économiques, idéologiques, libertaires, sémiotiques ne peuvent justifier ces réactions épidermiques voire égocentrées et ces levées de boucliers d’entrepreneurs en devenir et de rebelles sans cause.
Soit, la régulation des flux immatériels ne peut être calibrée par un ensemble de dispositifs bipolaires, entre pédagogie passéiste et répression administrative. Ceci étant, l’autogestion jusqu’au-boutiste par le chaos joyeusement communautaire est un projet trop réel pour s’appliquer au virtuel.
La nature de ce débat devrait être basé sur l’esprit mais, en l’occurrence, c’est le sentiment qui régit la problématique et sert de maladie imaginaire, de diagnostic sentencieux ou de remède absolu car la raison a déserté à la première demande de test de paternité.
le populisme et l’émotionnel
Ghost Post :
Dans notre modèle de promotion sociale par l’image, le populisme et l’émotionnel, vaut-il mieux être un prisonnier de paix ou un martyr numérique ?


Pourriez-vous mettre la source de l’affiche ?
Cordialement,
Geoffrey Dorne de Jaffiche.fr
Lui n’a pas tout compris mais Elle se sent concernée: ni Plug ni Soumis ( hadopi)
moi je vais découvrir ton univers pour deux.
Les technologies de l’information ont cette vertu de réduire à presque rien le temps d’accès à une masse incommensurable de documents numériques.
Cette accélération impensable, il y a seulement 20 ans nous oblige à une énorme quantité de travail en nous confrontant très vite à la complexité réelle du monde.
Je ne suis pas né numérique mais je le suis devenu corps et âme.
Depuis, je pense.
‘a première affiche résume tout ce qui n’aurait jamais dû voir le jour dans ce pays.
j’ai eu un peu de mal à te suivre , dans ton commentaire, je viens voir ton site , j’ai peut être tort mais tes affiches m’interpellent car elles ne sont guère optimistes , il faut dire que dans le climat actuel , je n’y suis pas tellement non plus alors cela vient peut être de moi ce ressenti
bisous
cerisette
Boycottons les artistes soutenant Hadopi : http://hadopi.comoj.com/
Analyse très intéressante ! Merci également pour le commentaire sur mon blog
La première image résume bien le tout!
De toute manière, le numérique est là! Ils pourront pas faire marche arrière! Soit ça s’améliore, soit on finira tous martyrs!
Tout d’abord merci pour ton commentaire.
Simplement, on nous fait croire à la liberté d’expression, mais cependant on veut nous imposer un mouchard sur nos ordinateurs qui en gros contrôlera tous nos faits et gestes !!
….
@+
merci pour ton comm. et cet intéressant article =^.^=
Je viens juste de voir ton commentaire, il est maintenant publié.
Très bon article au passage !
Très bonne analyse. Le numérique est bien là ! Merci également pour le commentaire sur mon blog
Je rejoins Angela, excellente analyse et excellente conclusion en forme de question. Avec cette loi, la société voulue par le pouvoir actuel devrait etre peuplée de zombis decerebrés. D’ici peu, penser sera criminel et, quant à faire preuve d’opposition ……..!! Les dictatures commencent souvent ainsi !
Excellente réflexion !
Au passage, je viens de valider ton commentaire sur mon blog!
[...] L’article complet [...]
Merci pour ton passage et d’avoir lu mon avis un peu brouillon sur la question.
J’ai lu avec attention ton article, j’avoue que ça m’a donné quelques nouvelles clés et ouvert de nouvelles fenêtres que j’avais pas vues sur le débat. Très pertinent en tout les cas.
Je ne suis pas d’accord avec vous, nos libertés ne sont pas un luxe “qu’un luxe devienne une lutte nécessaire.”
Pas d’accord pour avoir un mouchard sur ma machine,
pas d’accord pour être accusé d’office,
pas d’accord pour ne pas pouvoir me défendre,
pas d’accord pour être accusé par une milice privée.
Et avec la LOPSI 2 qui arrive ce n’est qu’un début …
Le problème c’est qu’à force de capituler sur nos libertés, on va se retrouver à poil.
Internet n’est qu’un média, Attention à ce que le loup ne rentre pas dans la bergerie par la fenêtre de notre ordinateur. Une fois qu’une loi est instaurée, il est plus facile de l’étendre …
Un exemple ? La prise d’empreinte ADN. Au début uniquement réservé aux pédophiles, maintenant, même les jeunes qui défilent contre le pouvoir y ont droit …
Ne JAMAIS oublier ce pourquoi nos parents ce sont battus
J’aime ta prose parabolique sur le combat que mènent virtuellement certains pseudo-cyberguerriers. Sur la création, je serais moins catégorique.
Il est vrai que le concept de création est assez nombriliste en soi. Mais sur l’industrie du médium numérique ou analogique, cela s’articule comme toute industrie : production => vente. Les personnes morales (ou pas) de cette industrie sont donc bien moins philosophes sur le “pourquoi” de la création, ce qui les intéresse, c’est le “combien”…
Je ne connaissais pas ton blog. Merci pour cette découverte.
Simon
Même si ce n’est qu’un extrait de ton texte (fort bien construit au passage), merci pour ton commentaire.
3- Au centre, se trouve le gros du troupeau qui n’a pas d’avis et fait preuve d’intelligence situationniste ou d’indifférence banale sur ce combat qui est à la fois d’avant-garde et d’arrière-cour.
tu ne crois pas si bien dire: http://www.oyoki-leblog.com/2009/05/hadopi-le-grand-detournement/
(pour savoir ce qu’étaient les situationniste, lire Debord.
Pour voir un détournement situationniste, chercher “la dialectique peut-elle casser des briques.)
“5- Quand on pratique l’affrontement constant ou la paix commémorative pour occuper son temps, c’est que l’on est plus en mouvement. Alors la guerre civile des flux a-t-elle un sens ?”
Ce n’est peut être que le début d’une prise de conscience plus large ? Internet permet de s’exprimer plus librement et de regrouper plus largement des esprit. Hadopi a cristallisé l’attention des esprits d’internet. Coup dans l’eau? Elle a permis de tester sur la mobilisation des “internautes”. Décevant ou pas? Je crois que la guerre de la communication a été gagnée largement. Pour la suite des évènement, vous avez le bulletin de vote ou le flingue…
L’amour des idées ne suffit pas à freiner tout pacte avec le mal, toute compromission avec le crime ou la loi, fût-ce par le silence qui, dans certaines circonstances singulièrement, ne peut-être que complice.
Un tel amour s’accommode trop souvent de cet égoïsme fabuleux qui rive un être à la seule urgence de ses intérêts, intellectuels ou pas ; le cyberguerrier ne devient-il pas le transmetteur d’une opposition en construction, si faible ou situationniste soit-elle ?
Les artistes qui ont soutenu cette loi n’étaient-ils pas des guerriers préservant leurs situations ? Si cette culture ne se limite qu’a l’argent, c’est qu’elle n’est pas créatrice bien que beaucoup pense que leur pensée est créatrice ; la pensée ne peut jamais être créatrice seul l’esprit est créateur et là peu de monde peut donc se targuer d’être créateur, sinon il le ferait gratuitement, pour le bien de tous.
L’ignorance délibérée des sollicitations de la réalité dispense d’y répondre, et c’est précisément ce à quoi visent les systèmes contrôlés des accès au savoir ; le contrôle de tout dans l’intérêt de certains n’est-il pas le début d’un totalitarisme en posant la nécessité de se soumettre.
Si seulement il n’y avait qu’Hadopi…..
BOnjour,
Merci de ta visite sur mon blog qui me permet de découvrir le tien.
BOnne journée
Deborah
Le controle de quoi ? …. Seul le controle existe …. Un controle qui ne controle rien d’autre que le controle sans lequel il n’existerait pas , c’est évident …. Le controle du controle fait le controle qui parle de controle au controle ….
Voila le controle : toto-logie tota-litaire de la tête à toto ! ! !
Ben oui , QOUAH !!!! …..
peut on parler de conditionnement collectif l’art de contrôler, de diriger c’est ce qui fait avancer l’humanité n’est ce pas oui mais à contre sens.
Eh bé, les passions se déchaînent! Il vaut mieux être un martyr numérique, que ne pas être. Ca tombe sous le sens!
Qui sème le blog, récolte la tempête! (C’est facile, je sais)
Bonjour,
Je trouve ton analyse brillante, mais ton écriture me semble encore une fois artificiellement pesante, comme chez certains pour compenser une absence de fond, ce qui à mon sens n’est pas le cas chez toi.
Bonne continuation.
Bravo pour cette analyse.
Je suis écrivain (30 livres publiés) et suis anti Hadopi. Je n’écris pas pour faire fortune – si c’était le cas, je caresserais la société et le public dans le sens du poil et mettrais à disposition une littérature poubelle de type kleenex -.
J’écris pour diffuser du savoir, ouvrir des chemins de réflexion, enrichir le patrimoine mondial, celui qui devrait être accessible à tous et qui devrait appartenir aux populations et non être séquestré par des gens qui ont perdu les clés de la culture et la séquestre dans des monuments funéraires.
Bien à vous tous .
Richard