
des poncifs internes et des fantasmes externes
L’aubaine de base pour le journalisme, c’est que la redondance fabrique l’actualité rentière. A chaque printemps où éclosent bourgeons et banderoles, l’éternel 3e tour social et l’envie d’une petite promenade de santé provoquent les mêmes effets. L’information se fait publi-rédactionnelle.
Les infirmières font partie, avec les enseignants et les fonctionnaires en tout genre, des clients réguliers des métiers de la rue. L’instant présent ne favorise pas la réflexion globale et un cri alarmiste et désespéré est plus vendeur qu’une analyse à froid.
Entre le blues et la blouse, il reste des convictions, des vocations et peut-être même un peu d’âme dans le système de santé.
UNE psychologie de l’infirmière
Anne Perrault Soliveres ou l’oreille qui a des mains :
Quel paradoxe quand ceux et celles portant assistance au quotidien dans les hôpitaux se sentent autant isolés au sein de leur institution !
Il n’y a pas UNE psychologie de l’infirmière, chaque service développe ses symptômes.
Au delà des poncifs internes et des fantasmes externes, faisons le point avec l’infirmière des infirmières.
Philippe Tisserand et les vitrines syndicales :
Dans tout organisme vivant, il y a toujours une forme de syndicalisme.
Un jour mégaphone pour marathon revendicatif, un autre bouclier contre les ordres nouveaux, mais souvent le syndicalisme fait office de tampon entre les individus qui composent une corporation.
Il est toujours édifiant de faire une comparaison entre les moyens mis à disposition des employés et leur utilisation. Le pourcentage en voie d’extinction d’infirmières syndicalisées peut en témoigner à demi-mot.
Grégoire Coutant avec une souris et une blouse blanche:
Lorsque le structurel officiel ne remplit plus ses fonctions mais surtout ne répond pas à la nature des besoins informatifs, le web communautaire prend systématiquement le relais en se substituant au lien social et parfois même au syndicalisme.
À quand l’Ordre Infirmier Numérique ?
Johan Toolgerdt et le coup de poker finlandais :
Le levier de pression moderne s’assoit autant sur le fond d’une problématique que sur l’arsenal promotionnel à sa disposition.
Concernant les infirmières finlandaises qui ont fait frémir tout un gouvernement et provoqué un exode des patients finlandais vers la Suède, leur succès résultait plus d’un marketing viral dans la veine d’une agence de communication que de la banale contestation.
Adèle Perrin et les diplômes dans une pochette surprise :
Dans notre pays où le diplôme fait et conditionne tout, quel est le but inavoué des institutions pour interdire purement et simplement la reconnaissance du savoir-faire technique infirmer par le diplôme ?
Le problème de la reconnaissance, c’est quelle s’accompagne inexorablement d’un cortège de doléances. Le système de validité scolaire serait-il l’antichambre de l’anticipation économique ?
Ghost Post :
Dites moi pourquoi les infirmières, les aides soignantes, les anesthésistes et les médecins défilent si rarement ensemble ? Est-ce la pratique du métier qui les sépare ou la reconnaissance du patient ?
Rien d’aussi noble. En réalité, le maître mot de leur statut est l’argent.
la reconnaissance du patient ?

